Après quelques mois à accompagner différentes personnes, en groupe ou en individuel, avec la palette d'outils sophrologiques, je suis chaque jour émerveillé des bienfaits dont profitent les personnes que j'accompagne, qui venaient initialement me voir avec une problématique qu'ils pensaient insoluble ; des bienfaits que j'étais parfois loin de soupçonner la fois où moi-même j'ai fait appel à un sophrologue il y a 3 ans. 

Une méthode aux bienfaits insoupçonnés ! 

Quel plaisir de voir certains s'étonner de ne plus penser à rien dans les moments de ressourcement qu'ils s'octroient, diminuant leur stress de manière radicale, alors qu'ils pensaient être condamnés à vivre dans un tourbillon mental permanent !

Quel plaisir de constater que lors d'une séance, d'autres, qui arrivent tendus, au point que ce soit physiquement visible, repartent détendus, corporellement et mentalement ; et même au fur et à mesure des séances, de les voir arriver au cabinet plus détendus (les épaules plus relâchées, le visage moins crispé), signe que les bénéfices de la sophro produisent des effets durables dans leur quotidien, au-delà des séances !

Quel plaisir de remarquer qu'avec la sophrologie, des personnes appréhendent mieux leurs émotions, en les acceptant et en s'appuyant dessus pour qu'elles soient moteurs d'actions plutôt que sources de chamboulement et de perte de repères !

Quel plaisir de permettre à des personnes au bord du burn-out, parental ou professionnel, de retrouver du plaisir dans leur quotidien en prenant des choix juste pour eux !

Capture302Quel plaisir de recevoir le retour de certains qui profitent de relations plus apaisées et plus sereines, avec leur famille, leurs collègues, leurs amis !

Quel plaisir d'offrir la possibilité à des gens de gagner confiance en eux, de mieux connaitre leurs besoins, de les assumer et les exprimer posément face à leur entourage !

Quel plaisir de voir d'autres personnes accompagnées se libérer de leur besoin de perfection, des injonctions sociales ou familiales, pour être plus à l'écoute de leurs véritables besoins et envies et mieux apprécier leur quotidien tel qu'il est !

Quel plaisir de voir que des gens réapprennent à surfer sur les événements de leur vie alors qu'ils se prenaient avant chaque vague en pleine figure !

Le plaisir, qu'est-ce que c'est? 

Si vous suivez un accompagnement en sophrologie pendant un certain nombre de séances, vous en arriverez à réfléchir avec votre sophrologue à la notion de plaisir. Quelle place on lui accorde dans notre quotidien? Quelle part de culpabilité latente nous freine encore à nous faire plaisir? Et surtout, connaissons-nous bien ce qui est à même de nous procurer du plaisir?

Au risque de divulguer un secret de sophrologues, qui ont plutôt pour habitude de permettre à leurs clients de cheminer vers les réponses à ces questions, je vais vous donner ma vision du plaisir, que je définis comme ce que nous ressentons quand nous faisons des choix et posons des actes qui relèvent de l'accomplissement de nos valeurs ou de la réponse à nos besoins.

C'est ainsi que lâcher prise sur quelque chose qui avait tendance à nous enquiquiner auparavant est source de plaisir. Comme le plaisir concerne nos besoins, le déplaisir associé à des choses banales, comme par exemple les tâches ménagères, disparaît si nous les faisons en conscience, puisqu'elles répondent à nos besoins.

A travers les accompagnements en sophrologie que j'offre à mes clients, pour ma part, je réponds à une de mes valeurs les plus fondamentales : celle d'apporter du positif à notre société, celle de permettre aux personnes que j'accompagne de s'accomplir, d'être sur leur chemin, de trouver leurs sources d'épanouissement, et d'eux aussi savoir se faire plaisir.

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En permettant à chacun d'être dans les bonnes dispositions pour apporter le meilleur de lui-même dans les différents domaines de sa vie, en étant simplement à la place qu'il estime être juste pour lui, je participe à ma manière à la marche du monde, et c'est exactement ce qui me comble de plaisir dans ma pratique professionnelle.
Merci à mes clients de me faire vivre ces plaisirs dans mon quotidien et merci à moi-même de m'être autoriser à vivre cette aventure ! 

Les chaines publiques diffusent en ce moment d'excellents reportages sur les approches complémentaires à la médecine, notamment l'hypnose et la méditation. Le reportage d'ARTE, que vous pouvez retrouver ici, a particulièrement retenu mon attention. 

(visible gratuitement jusqu'au 18 décembre 2018)

Dans le reportage, j'ai souvent eu l'impression qu'il suffisait juste de remplacer le terme de "méditation", par celui de "sophrologie" pour en faire un formidable documentaire de promotion de la sophro. A première vue, les bénéfices de la méditation sont les mêmes que ceux obtenus avec la sophrologie. Une séance de mindfulness, avec des gens assis les yeux fermés, ressemble bien à une séance de sophro, et les exercices proposés sont parfois les mêmes, notamment celui de la dégustation du raisin sec en pleine conscience, qui peut être proposé rigoureusement de la même manière dans le cadre d'une séance de sophrologie.

Sophro et méditation, une même origine 

Que les deux se ressemblent, c'est bien normal. Alfonso Caycedo en créant les protocoles de sophrologie, tout comme Jon Kabat-Zinn, que l'on voit dans le reportage, quand il a posé les bases de la mindfulness, s'est inspiré en grande partie de pratiques orientales qu'il a découvertes lors de ses voyages en Inde, au Tibet et au Japon dans les années 60. Il est logique que la méditation d'inspiration bouddhique et hindouiste se retrouve ainsi au cœur de la pratique sophrologique.

Jon Kabat-Zinn et Alfonso Caycedo s'emploieront alors à amener les bénéfices de la méditation, en lui enlevant le caractère religieux qu'elle revêt en Orient, pour créer respectivement la mindfulness et la sophrologie.

C'est pour cela que sophrologie et méditation paraissent si semblables. Certains sophrologues parlent même de "sophro-méditation". A mon sens, c'est surtout une démarche commerciale, pour s'appuyer sur la renommée de la méditation, plus présente dans les media que la sophrologie. Mais après tout, les nuances entre sophrologie et méditation sont si subtiles, que faire de la sophro en parlant de sophro-méditation, ce n'apparait pas non plus comme une tromperie.

Une autre preuve du lien entre méditation et sophrologie se trouve dans la terminologie. La mindfulness est souvent traduite en français comme la méditation de pleine conscience.  La sophrologie, elle, est définie par Caycedo comme étant "l'étude de la conscience humaine et des valeurs existentielles de l'être". Étymologiquement, SOS-PHREN-LOGOS signifie "la science de la conscience en harmonie". On voit donc que la conscience est au centre de la démarche dans un cas comme dans l'autre. Savoir ensuite comment l'on définit cette conscience est un autre problème.

Sophro ou méditation? Impossible à deviner...

La pratique méditative, seulement une partie d'une séance de sophrologie

Le moment de méditation n'est en fait qu'une partie d'une séance type de sophrologie. Plutôt que d'état méditatif, on parlera d'état sophro-liminal, que l'on définit généralement comme l'état entre veille et sommeil, mais là aussi, on pourra convenir qu'il s'agit peu ou prou de la même chose.

En revanche, une différence sensible réside dans le fait qu'une séance de sophrologie, même si elle est souvent articulée autour de cette technique au niveau sophro-liminal inclut d'autres séquences toutes aussi importantes. L'échange avant la technique, les éventuels exercices effectués les yeux ouverts, et surtout l'échange entre le sophronisant (le client/patient) et le sophrologue après la technique, centré sur la phénodescription, sont tous aussi fondamentaux que la pratique méditative. Par ailleurs, des apports théoriques sont aussi souvent apportés au client et ils permettent de donner du sens à ce qui est ressenti pendant la technique.

Tous ces apports et ces exercices qui complètent les techniques au niveau sophro-liminal, que le sophrologue prendra soin de choisir pour répondre au mieux à l'objectif de la séance, font partie intégrante de ce qu'est la sophrologie et sont indispensables à l'intégration des bénéfices des séances et à l'autonomie du client qui peut alors s'appuyer sur la sophrologie dans les situations qui se présentent à lui dans son quotidien. Pour cela, l'alliance créée entre le sophrologue et le sophronisant est essentielle et le lien doit être direct.
C'est la raison pour laquelle je suis assez sceptique sur les sophrologues qui proposent des séances à distance, ou des séances audio pré-enregistrées.
C'est aussi pour cela que, si des séances de méditation peuvent se faire en grands groupes (on peut imaginer des centaines de personnes méditant ensemble), il est préférable que les groupes de sophrologie soient plutôt restreints, pour que chacun puisse s'il le souhaite et s'il en a besoin, exprimer son vécu avec le sophrologue et le partager aux autres membres du groupe.

Les stimulations corporelles, clés des bienfaits de la sophro

Avec la méditation, "on ne cherche pas à provoquer quoi que ce soit, juste à se rendre présent, dans une position d'observateur bienveillant", comme le dit si bien Christophe André au début du reportage. Dans un accompagnement en sophrologie, cette phase est dite phase de découverte, à laquelle succède une phase de conquête. C'est lors de cette phase de conquête d'une nouvelle manière d'agir, de fonctionner, de réagir aux événements qui nous entourent, que la sophrologie va révéler tous ses bienfaits et tout son intérêt. 

C'est notamment avec les relaxations dynamiques, avec les différentes stimulations proposées, que cette conquête d'une nouvelle manière d'agir va s'opérer. Ces stimulations peuvent notamment prendre la forme de changement de posture, de mouvements corporels doux, de modification de la respiration. En changeant quelque chose, on change le vécu, et on change donc son être, tout en gardant la possibilité d'y refaire appel dans les moments de notre quotidien où nous en avons besoin. Ça tombe bien, quand on fait appel à un sophrologue, c'est souvent qu'on a l'envie que quelque chose change dans notre vie.

La sophrologie se conjugue aux trois temps

Alors que la mindfulness reste dirigée vers l'instant présent, la sophrologie, sans nier l'importance du présent, donne toute sa place à la tridimensionnalité. C'est ainsi qu'en sophro, certaines techniques permettent par exemple de visualiser une situation du passé, pour la percevoir avec un nouveau regard et prendre de la distance ou de revivre une situation agréable pour retrouver les sensations et les émotions agréables qu'elle nous a procurées. D'autres techniques ont pour objectif de se projeter dans l'avenir, par exemple dans une situation que l'on a tendance à appréhender, pour l'anticiper de manière sereine et enthousiaste. La sophrologie travaille donc directement sur les sensations, les émotions, les pensées au passé, au présent et au futur, pour nous aider à nous réconcilier avec certains aspects de notre passé et renforcer notre confiance en l'avenir.

Calme sérénité

Bonnet blanc et blanc bonnet alors, la méditation et la sophro?

Je dirais donc que la sophrologie englobe plus que de la pratique méditative, d'une part dans la manière dont est menée une séance et d'autre part dans l'objectif des techniques proposées. Si vous hésitez entre l'une ou l'autre, le meilleur conseil que je peux vous donner restera toujours de les essayer et de choisir celle qui vous correspond le mieux, de par le lien que saura créer avec vous le praticien, et de par les bienfaits que vous souhaitez en retirer pour vous-même par rapport à vos attentes personnelles.

Si vous êtes près de Nantes, je reste bien-sûr à votre disposition pour un premier entretien gratuit et sans engagement, pour comprendre votre problématique et envisagez ensemble la manière d'y apporter une solution. N'hésitez pas à me contacter.

J'ai écrit cet article lors de ma formation de sophrologue, sur un sujet pour lequel je pense que la sophrologie a énormément à apporter.Cela fait évidemment écho à ma propre histoire, sur laquelle j’ai avancé et je continue d’avancer. La question du surpoids, de la relation à l'alimentation, est une des thématiques sur lesquelles je souhaite accompagner mes clients. 

Je suis ce que je mange

Les gros sont gros parce qu’ils mangent trop ou parce qu’ils mangent mal. Pour leur permettre de retrouver la ligne, il leur suffit de manger moins et mieux. Il y a quelques dizaines d’années, cette idée aurait eu plutôt tendance à faire l’unanimité. A un problème simple, on apportait ainsi une solution simple (simpliste ?).  En poursuivant la logique, on en arrive à la conclusion que si quelqu’un est gros, c’est donc qu’il ne fait rien pour changer son alimentation.

En effet, chacune de nos cellules qui s’est créée est le produit, entre autres, de l’action de ce que nous ingérons sur notre organisme, de ce que nous buvons et ce que nous mangeons. En ce sens, nous sommes ce que nous mangeons ; notre corps se constitue des lipides, des glucides et des protéines que nous avalons, par la magie du mécanisme de la digestion. Faisons un régime pour ingurgiter autre chose, et notre corps changera.

Le cercle vertueux du principe d’action positive

Aujourd’hui, on sait heureusement que cette approche, sans qu’on puisse dire qu’elle soit erronée, est pour le moins incomplète. Si les régimes sont aussi efficaces sur le court terme et que leur taux de succès à long terme est aussi mauvais, c’est que d’autres choses rentrent en jeu.

Le principe d’action positive sur lequel repose la sophrologie apporte déjà un nouvel élément de réponse. En sophrologie, nous allons considérer que nous sommes composés de 3 structures : notre corps, nos émotions, et notre mental, à laquelle correspondent d’ailleurs 3 régions cérébrales distinctes que sont, respectivement, le cerveau végétatif, le cerveau limbique et le néocortex. Surtout, le principe d’action positive dit que toute action positive sur une de ces trois structures a des répercussions positives sur les 2 autres ; cela marche dans le sens des cercles vertueux, mais aussi bien-sûr, des cercles vicieux. Nos émotions et nos pensées négatives auraient donc des effets négatifs directs sur notre corps.

Cerveau entre les mainsDifférentes études neuroscientifiques viennent apporter une explication au principe d’action positive en démontrant la force du lien qui unit notre corps à notre esprit et en étayant l’importance des mécanismes psychosomatiques.[1] En particulier, le lien entre ventre et cerveau a été porté à la connaissance du grand public par le reportage Le ventre, notre deuxième cerveau qui révélait que notre ventre contiendrait environ 200 millions de neurones qui participeraient au bon fonctionnement du système digestif. Ce reportage mettait d’ailleurs en relief l’excellence nantaise en matière de recherche sur la neurogastroentérologie.[2] La sophrologie est même citée, avec d’autres pratiques comme la méditation ou le yoga, comme étant associée à un risque réduit de 50% d’obésité.[3]

La conscience du corps

Si c’est de manger d’une certaine manière qui nous rend gros, alors pourquoi mangeons-nous comme cela, quand, bien souvent, nous savons que c’est la cause du surpoids ? Les raisons de ces troubles alimentaires seraient donc à chercher du côté de nos émotions et de notre mental.

Premièrement, la sophrologie, en travaillant sur la conscience du corps, va aider la personne à s’assurer qu’elle n’a pas une image erronée d’elle-même. On entend souvent parler des anorexiques qui se voient toujours plus gros qu’ils ne le sont en réalité, mais la nécessité d’ajuster et d’affiner une conscience plus exacte de son corps peut aussi être nécessaire pour les personnes en surpoids.

La sophrologie va aussi aider à être plus à l’écoute des sensations corporelles, permettant ainsi aux sensations de faim, de satiété, de lourdeur ou de légèreté de devenir nos alliées. Grâce à une écoute du corps affinée, nous avons une meilleure connaissance et une meilleure conscience de nos besoins corporels. En les intégrant physiquement, émotionnellement, mentalement, par notre vécu des séances de sophrologie, nous pouvons ensuite agir en conséquence, pour répondre à nos besoins véritables.

La conscience de nos mécanismes émotionnels et mentaux

La sophrologie va également permettre un travail sur la gestion du stress et des émotions désagréables alors que frustrations, culpabilité sont souvent sources de tiraillements quand on traite des troubles alimentaires.

Gros BouddhaChez des personnes pour qui l’équilibre alimentaire et le poids est un problème, et en particulier après des échecs successifs de régimes, un discours intérieur négatif et souvent dévalorisant prend la place et vient plomber la confiance et l’estime de soi, que la sophrologie aide aussi à rétablir.

La sophrologie va également permettre de prendre conscience et de faire le tri dans les conditionnements (ce dessert dont on ne sait pas se passer dans un repas est-il un choix ou un automatisme ?) et les injonctions (le « finis ton assiette » qu’on a pu intégrer étant petit) qui dictent nos comportements alimentaires. En en prenant conscience, en s’y reliant différemment, nous sommes alors en mesure de faire des choix, de redevenir maîtres de nos actions.

Maintenant qu’il y a la sophrologie, adieu les régimes ?

Les troubles alimentaires sont intrinsèquement liés aux addictions, à cette différence près, que s’il n’est pas nécessaire de fumer ou de jouer de l’argent pour vivre, il est indispensable de s’alimenter, et nous sommes donc condamnés à trouver notre équilibre alimentaire. Les régimes ont aussi bien prouvé leur efficacité que leur inefficacité. La question de savoir si la sophrologie peut remplacer les régimes est donc une fausse question.

Comme sur d’autres thématiques qu’elle peut traiter, la sophrologie propose une approche différente, qui peut s’avérer complémentaire, avec des objectifs différents. Alors que les régimes vont avoir pour but de faire maigrir, la sophrologie permettra de mobiliser toutes les capacités de la personne pour mieux vivre sa situation et, si elle souhaite la changer, de le faire en conscience, optimisant ainsi les chances de réussite. A chacun de choisir l’approche qui lui correspond.

Si après plusieurs régimes qui se sont révélés inefficaces dans la durée, vous avez envie d’une autre méthode, la sophrologie peut aider à ce que vos structures corporelles, mentales et émotionnelles agissent de concert dans la direction de ce que vous souhaitez. Elle agit comme un incubateur de changement vers un mieux-être.

 

[1] Voir notamment : « La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait », dans Sciences et Avenir, août 2016

[2] Voir : http://www.chu-nantes.fr/diffusion-du-documentaire-le-ventre-notre-2e-cerveau-sur-arte-en-janvier-46718.kjsp

[3] Voir : « Méditer pour perdre du poids », dans Sciences et Avenir, décembre 2015