J'étais ce matin l'invité de Gilles Colliaux, dans l'émission La vie en bleu. 

France Bleu Thomas LeyNous avons essayé de définir ce qu'est le stress au travail et d'identifier quelques facteurs de stress au travail. J'ai aussi bien-sûr essayé de dessiner quelques pistes pour réduire et gérer ce stress au travail. Vous pouvez réécouter l'émission ici :

Nos croyances limitantes sur le travail comme freins au changement 

Je souhaite revenir ici sur une idée que j'ai évoqué : l'idée de se défaire de l'idée qu'on est coincé à un poste de travail, qu'on ne peut pas se défaire de ce travail. Cette idée, très ancrée chez beaucoup d'entre nous, fait que quand nous sommes à un poste qui ne nous satisfait pas, il peut vite nous apparaître comme une croix à porter jusqu'à ce que la vie nous offre enfin une retraite qui sera vraiment bien méritée après une vie à en baver.

Se défaire de cette croyance permet alors d'ouvrir un champ des possibles. En se débarrassant de cette croyance, qui nous coince dans notre situation de mal-être, on ne plaque pas forcément notre travail pour changer du tout au tout, mais alors, si on y reste, cela devient un choix conscient : "Ce travail, il n'est pas parfait, mais il a au moins le mérite de..." (je vous laisse compléter).

Et dans cette situation, nous sommes alors plus à même de faire des choix de ce qui est bon pour nous et de faire en sorte que ce travail cesse d'être la corvée à laquelle on semblait être condamnée. Ce peut être en choisissant d'essayer de créer plus de liens avec les clients, en essayant de proposer des idées nouvelles quitte à ce qu'elles soient un peu farfelues, ça peut être en choisissant de préparer notre sortie de ce poste pour y aller le cœur plus léger le temps de concrétiser un autre projet. On s'extrait alors d'une dynamique qui nous mène inexorablement à l'épuisement professionnel, à court terme ou à petit feu.
Toutes ces considérations ne sont pas possibles si on s'enferme dans une pensée comme "Je voudrais ne pas être ici mais je n'ai pas le choix et je ne pourrai jamais en sortir".

La sophrologie est une méthode efficace pour se reconnecter à soi, à ses besoins, et faire tomber progressivement ses croyances limitantes pour retrouver du plaisir dans son travail.

Une offre à destination des entreprises

En parallèle à cette intervention radio sur le stress au travail, j'ai souhaité structuré mon offre de prestation, de sophrologie mais aussi de yoga du rire, à destination des entreprises et des organisations.

Ateliers sophro thématiques, relaxation, cycle de sophro en groupe, accompagnements individuels au sein des entreprises : vous pouvez retrouver ici cette offre en détail.

Offre entreprise sophrologie Nantes

Je souhaite ici mettre en lumière une émission très intéressante (comme souvent avec Grand bien vous fasse, présenté par Ali Rebeihi sur France Inter), sur les complexes physiques, une des problématiques pour lesquelles j'en suis venu à la sophrologie, et que j'aime particulièrement travailler pour les clients qui souffrent de ces complexes.

Comment surmonter nos complexesChristophe André définit ces complexes comme une "focalisation de notre esprit sur un défaut, peu importe qu'il soit réel ou supposé". Cette focalisation sur un complexe s'alimente elle-même jusqu'à nous persuader qu'elle est la cause de nos échecs et de nos difficultés, en amour, en amitié, au travail...

C'est en ce sens, que la sophrologie, avec tout ce qu'elle apporte comme outils de défocalisation de l'esprit, a tout son intérêt. Car les complexes ne résident pas tant dans la manière dont les autres nous voient que dans celle dont nous nous percevons nous-mêmes.

La beauté ne peut jamais avoir une idée claire d'elle-même.
GOETHE

En consultant un sophrologue alors qu'un complexe physique vous gâche le quotidien, vous pourrez donc par exemple :

  • réapprendre à appréhender votre corps en tant que sujet (vivre dans votre corps, au contact de vos sensations) et non seulement en tant qu'objet de regard
  • renforcer une meilleure connaissance de votre corps, ressenti et perçu, et ainsi remettre en question une vision peut-être erronée de votre corps pour en revenir à une vision plus objective
  • diminuer la charge émotionnelle négative liée à une parole reçue, (comme certains témoignages dans l'émission, où un proche, un professeur, un soignant, un vendeur, au détour d'une phrase pour lui/elle anodine, vient ancrer en quelques secondes un complexe qui nous poursuivra ensuite pendant des années)
  • Réinvestir le plaisir à travers d'autres occupations et préoccupations que celles basées sur l'esthétique et le physique, pour "ne plus s'occuper de l'effet que l'on fait, et commencer à vivre", comme il est dit dans l'émission
  • Se défaire des stéréotypes physiques que l'on a intégré et à travers lesquels on évalue les autres, qui devient aussi la grille de lecture à travers laquelle on se juge soi-même
  • vous permettre d'envisager un avenir qui sort de nos fonctionnements et nos schémas habituels qui nous enferment dans ce complexe
  • reconquérir l'estime de soi
  • lâcher-prise d'une quête de perfection de manière générale, et donc de perfection physique inatteignable

Je retiens aussi 2 des conseils phares donnés en fin d'émission :

  • s'entourer de personnes bienveillantes, pour lesquelles notre apparence physique et notre esthétique n'est pas l'enjeu.
  • remettre en question notre lien aux réseaux sociaux, qui sont souvent des "usines à complexes", car les complexes se nourrissent de la comparaison aux autres

J'étais ce matin l'invité de Gilles Colliaux, sur la matinale radio de France Bleu Loire Océan. Nous y avoLogo France Bleu Loire Océanns parlé du stress, des émotions, et comment la sophrologie peut nous aider à gérer ces désagréments au quotidien.

J'y ai expliqué comment Hans Selye, médecin autrichien, a défini le stress dans les années 50 comme le "syndrôme général d'adaptation". Ce sont toutes ces manifestations physiques (sueurs froides, accélération cardiaque et respiratoire...) qui forment les manifestations physiologiques du stress, souvent alimentées par le mental et le discours intérieur, mais qui sont à la base destinées à nous permettre de nous adapter à la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Ancestralement, il était bien utile à Cro-Magnon d'avoir le cœur qui battait plus vite pour pouvoir s'enfuir ou combattre le mammouth qui se présentait à lui, et ce sont ces mémoires que nous gardons aujourd'hui, ou chaque élément stressant apparaît comme un danger potentiel. C'est quand le stress s'inscrit dans la durée ou de manière trop répétée, qu'il génère petit à petit des effets délétères sur le corps, qui s'épuise à devoir toujours s'adapter (fatigue, problèmes dermatologiques, cardio-vasculaires, digestifs...), et sur le mental (états anxieux et dépressifs, manque de clairvoyance, difficultés à la concentration...)

Vous pouvez retrouver l'émission ici : 

Stress et calme

Avec des exercices simples de sophrologie, basés souvent sur la respiration ou sur des visualisations positives, il est possible de mettre un terme à ce cercle vicieux, pour recréer une harmonie entre le corps, le mental (les pensées) et les émotions. Jour après jour, ce cercle vicieux devient un cercle vertueux qui renforce le positif.

Pour réduire le stress, remettez du sens dans votre travail 

Je tenais aussi ici à corriger une imprécision que j'ai dite à l'antenne : ce ne sont pas 20% des français, mais 37% des britanniques qui répondaient NON à la question "Votre travail apporte-t-il quoi que ce soit d’important au monde ?". C'est énorme! Je l'avais bien lu dans cet interview par Libération de David Graeber, anthropologue et économiste américain.

Si vous aussi, vous pensez que votre travail est inutile au monde et que vous sentez que cela affecte votre motivation et votre bien-être (comment cela pourrait-il en être autrement?...), je vous invite vivement à consulter un sophrologue.
Avec lui/elle, vous pourrez vous relier en douceur à vos besoins, vos envies et vos valeurs, pour retrouver du plaisir et remettre du sens dans votre travail. Et non, cela ne passe pas nécessairement par un changement d'entreprise ou même de poste...

 

HorlogesEt vous, qu'est-ce qui vous stresse dans la vie? Le petit dernier qu’il a fallu emmener aux urgences la semaine dernière ? Le dossier que vous devrez remettre pour la fin du mois ? La déclaration d’impôt à envoyer avant ce soir minuit ? La remarque de votre belle-mère qu’elle a osé sortir dimanche dernier en plein repas de famille ? Les prochaines vacances qu’il va falloir occuper ? L’attentat qu’il y a encore eu la semaine dernière dans le pays voisin ?

Avez-vous remarqué qu’aucun de ces événements n’est au présent 

Retrouvez l'intégralité de l'article sur le site de l'Espace Floréal, le lieu où j'anime le programme de sophrologie en groupe 2018-2019 (rue Floréal à Nantes, entre le rond-point de Rennes et Petit Port)

RainbowEn cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie, je souhaite assumer ici, en tant que sophrologue, la part que j’ai à prendre dans ce noble combat. La sophrologie a toute sa place dans un ensemble de mesures et de dispositifs à mettre en place pour faire reculer l’homophobie et améliorer la vie des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres (pour ceux qui méconnaissant encore la signification de l’acronyme LGBT). 

En annonçant que je me spécialisais, dans mon métier de sophrologue, à l’accompagnement des personnes LGBT+, j’ai souvent eu comme réponse des mines d’étonnement ou d’incompréhension, parfois même de la part de confrères sophrologues. Pourquoi donc diriger sa pratique de la sophrologie plus spécifiquement vers ces personnes ? La sophro pour les femmes enceintes, pour les salariés stressés ou les jeunes cadres dynamiques qui entendent développer leurs potentiels, pour accompagner les malades de cancers ou les dépressions, ça on connait, mais pourquoi donc la sophrologie pour les personnes LGBT ?

Besoin de thérapeutes de confiance 

La première raison, et la principale que je donnais souvent, est que ces personnes ont besoin de trouver une offre de santé avec des médecins et des thérapeutes dont ils savent qu’ils peuvent leur faire confiance. Les cabinets des professionnels de santé doivent pouvoir être pour tout un chacun des espaces sécurisants. Chez toute une génération d’homos, de bis et de trans qui garde encore le souvenir de l’homophobie qu’elle a subi, notamment pendant les débats sur le mariage pour tous, et qu’elle continue de subir aujourd’hui (1650 cas de violence ou discrimination homophobes rapportés en France en 2017, soit presque 5 par jour), ces publics ont besoin d’avoir des garanties qu’ils ne seront pas de nouveau l’objet de discrimination, explicite ou plus insidieuse, de la part d’un professionnel à qui elles viennent se confier, sur des domaines de leur vie qui peuvent parfois êtes très intimes.

Il avait été relevé par certaines associations que le fait qu’un homosexuel n’ose pas parler ouvertement des situations qui lui posent problème, par peur du jugement du médecin notamment, était un facteur qui rendait plus difficile l’établissement d’un diagnostic et donc aussi la proposition par ce professionnel de solutions ou de traitement approprié.
En m’affichant donc clairement en tant que sophrologue LGBT-friendly, j’ai donc souhaité faire tomber ce frein. Mes clients sont parfois amenés à me parler de leurs problèmes relationnels ou affectifs, de leurs peurs, leurs frustrations, leurs colères qu’ils peuvent ressentir dans des situations de leur vie personnelle ou professionnelle, parfois de leur sexualité, du manque de confiance en eux que cela a pu entraîner, de souvenirs douloureux. Ils savent simplement qu’avec moi ils peuvent le faire librement et sans crainte de préjugés ou d'a priori.

La sophrologie utile pour des maux qui touchent plus fortement les publics LGBT

Ce n’est sans doute pas Le Refuge ou Contact, qui font un travail remarquable, qui me contrediront : les gays, les lesbiennes, notamment les jeunes, sont plus exposés à des situations familiales complexes, ou à des conflits au sein des familles.

Le harcèlement scolaire touche aussi plus fortement les ados qui découvrent, se cachent puis finissent par assumer leur homosexualité. « Pédé », « fiotte », « tarlouze » seraient les insultes les plus répandues dans les cours de récré ou sur les terrains de sport.

StressStress, affaiblissement de l’estime de soi, incertitude dans l’avenir, incapacité à réagir à une personne qui se montrerait agressive lors d’un coming-out, besoin de sécurité et d’écoute, envie de définir ses propres valeurs et de leur donner du sens au quotidien, relation harmonieuse et apaisée au corps, aspiration à être soi-même et à s’assumer sereinement… sur tous ces sujets, la sophrologie offre un potentiel d’amélioration phénoménale. Elle peut servir en prévention aussi bien qu’en situation de crise. Elle peut par exemple accompagner un processus de coming-out.

Des études menées aux Etats-Unis ou en Europe montrent aussi que les homosexuels ont nettement plus de risques liés à la santé (mentale et physique), au tabagisme ou à l’alcoolisme. Là aussi, la sophrologie n’a plus à prouver son intérêt pour prévenir l’apparition ou le développement de certaines maladies et pour accompagner les malades. La sophrologie peut aussi être d’une grande aide pour accompagner les personnes sujettes aux addictions.

L’œuf ou la poule ? L’homophobie ou le mal-être ?

Attention, je ne suis pas en train de dire ici que l’on pourra régler le problème de l’homophobie encore présente dans la société simplement en donnant aux personnes LGBT des solutions de développement personnel individuel.
En revanche, chacun pourra comprendre que dire à une personne en souffrance parce qu’elle vit des situations de discrimination ou de violence du fait de son orientation sexuelle ou de son identité de genre « Attends que les pouvoirs publics fassent baisser l’homophobie ou la transphobie en France ; tu verras quand ce sera réglé, tu te sentiras mieux », ce n’est pas une solution satisfaisante.

LesbLa lutte contre l’homophobie et la transphobie ont pour but de permettre aux publics LGBT de vivre dans une société propice à leur épanouissement. A l’inverse, l’épanouissement de ces personnes servira à faire baisser l’homophobie, car il devient plus difficile de se servir d’un bouc émissaire ou de discriminer quelqu’un qui a plus confiance en lui, qui sait lâcher-prise quand c’est nécessaire, qui assume ses valeurs en respectant celles d’autrui.
L’épanouissement individuel des personnes favorise la tolérance et le respect, tout comme le respect et la tolérance débouche sur l’épanouissement individuel. Ce sont deux logiques qui s’alimentent mutuellement.

Si vous êtes gay, lesbienne, bi, transgenre, ou tout simplement si vous vous posez des questions sur votre identité de genre, que vous souhaitez trouver des solutions ou avoir des outils pour favoriser votre épanouissement, que vous faites face à une situation compliquée émotionnellement, n’hésitez pas à me contacter pour que nous voyons ensemble comment des séances de sophrologie pourraient répondre à votre demande. Le premier entretien est gratuit et sans engagement.

J'ai écrit cet article lors de ma formation de sophrologue, sur un sujet pour lequel je pense que la sophrologie a énormément à apporter.Cela fait évidemment écho à ma propre histoire, sur laquelle j’ai avancé et je continue d’avancer. La question du surpoids, de la relation à l'alimentation, est une des thématiques sur lesquelles je souhaite accompagner mes clients. 

Je suis ce que je mange

Les gros sont gros parce qu’ils mangent trop ou parce qu’ils mangent mal. Pour leur permettre de retrouver la ligne, il leur suffit de manger moins et mieux. Il y a quelques dizaines d’années, cette idée aurait eu plutôt tendance à faire l’unanimité. A un problème simple, on apportait ainsi une solution simple (simpliste ?).  En poursuivant la logique, on en arrive à la conclusion que si quelqu’un est gros, c’est donc qu’il ne fait rien pour changer son alimentation.

En effet, chacune de nos cellules qui s’est créée est le produit, entre autres, de l’action de ce que nous ingérons sur notre organisme, de ce que nous buvons et ce que nous mangeons. En ce sens, nous sommes ce que nous mangeons ; notre corps se constitue des lipides, des glucides et des protéines que nous avalons, par la magie du mécanisme de la digestion. Faisons un régime pour ingurgiter autre chose, et notre corps changera.

Le cercle vertueux du principe d’action positive

Aujourd’hui, on sait heureusement que cette approche, sans qu’on puisse dire qu’elle soit erronée, est pour le moins incomplète. Si les régimes sont aussi efficaces sur le court terme et que leur taux de succès à long terme est aussi mauvais, c’est que d’autres choses rentrent en jeu.

Le principe d’action positive sur lequel repose la sophrologie apporte déjà un nouvel élément de réponse. En sophrologie, nous allons considérer que nous sommes composés de 3 structures : notre corps, nos émotions, et notre mental, à laquelle correspondent d’ailleurs 3 régions cérébrales distinctes que sont, respectivement, le cerveau végétatif, le cerveau limbique et le néocortex. Surtout, le principe d’action positive dit que toute action positive sur une de ces trois structures a des répercussions positives sur les 2 autres ; cela marche dans le sens des cercles vertueux, mais aussi bien-sûr, des cercles vicieux. Nos émotions et nos pensées négatives auraient donc des effets négatifs directs sur notre corps.

Cerveau entre les mainsDifférentes études neuroscientifiques viennent apporter une explication au principe d’action positive en démontrant la force du lien qui unit notre corps à notre esprit et en étayant l’importance des mécanismes psychosomatiques.[1] En particulier, le lien entre ventre et cerveau a été porté à la connaissance du grand public par le reportage Le ventre, notre deuxième cerveau qui révélait que notre ventre contiendrait environ 200 millions de neurones qui participeraient au bon fonctionnement du système digestif. Ce reportage mettait d’ailleurs en relief l’excellence nantaise en matière de recherche sur la neurogastroentérologie.[2] La sophrologie est même citée, avec d’autres pratiques comme la méditation ou le yoga, comme étant associée à un risque réduit de 50% d’obésité.[3]

La conscience du corps

Si c’est de manger d’une certaine manière qui nous rend gros, alors pourquoi mangeons-nous comme cela, quand, bien souvent, nous savons que c’est la cause du surpoids ? Les raisons de ces troubles alimentaires seraient donc à chercher du côté de nos émotions et de notre mental.

Premièrement, la sophrologie, en travaillant sur la conscience du corps, va aider la personne à s’assurer qu’elle n’a pas une image erronée d’elle-même. On entend souvent parler des anorexiques qui se voient toujours plus gros qu’ils ne le sont en réalité, mais la nécessité d’ajuster et d’affiner une conscience plus exacte de son corps peut aussi être nécessaire pour les personnes en surpoids.

La sophrologie va aussi aider à être plus à l’écoute des sensations corporelles, permettant ainsi aux sensations de faim, de satiété, de lourdeur ou de légèreté de devenir nos alliées. Grâce à une écoute du corps affinée, nous avons une meilleure connaissance et une meilleure conscience de nos besoins corporels. En les intégrant physiquement, émotionnellement, mentalement, par notre vécu des séances de sophrologie, nous pouvons ensuite agir en conséquence, pour répondre à nos besoins véritables.

La conscience de nos mécanismes émotionnels et mentaux

La sophrologie va également permettre un travail sur la gestion du stress et des émotions désagréables alors que frustrations, culpabilité sont souvent sources de tiraillements quand on traite des troubles alimentaires.

Gros BouddhaChez des personnes pour qui l’équilibre alimentaire et le poids est un problème, et en particulier après des échecs successifs de régimes, un discours intérieur négatif et souvent dévalorisant prend la place et vient plomber la confiance et l’estime de soi, que la sophrologie aide aussi à rétablir.

La sophrologie va également permettre de prendre conscience et de faire le tri dans les conditionnements (ce dessert dont on ne sait pas se passer dans un repas est-il un choix ou un automatisme ?) et les injonctions (le « finis ton assiette » qu’on a pu intégrer étant petit) qui dictent nos comportements alimentaires. En en prenant conscience, en s’y reliant différemment, nous sommes alors en mesure de faire des choix, de redevenir maîtres de nos actions.

Maintenant qu’il y a la sophrologie, adieu les régimes ?

Les troubles alimentaires sont intrinsèquement liés aux addictions, à cette différence près, que s’il n’est pas nécessaire de fumer ou de jouer de l’argent pour vivre, il est indispensable de s’alimenter, et nous sommes donc condamnés à trouver notre équilibre alimentaire. Les régimes ont aussi bien prouvé leur efficacité que leur inefficacité. La question de savoir si la sophrologie peut remplacer les régimes est donc une fausse question.

Comme sur d’autres thématiques qu’elle peut traiter, la sophrologie propose une approche différente, qui peut s’avérer complémentaire, avec des objectifs différents. Alors que les régimes vont avoir pour but de faire maigrir, la sophrologie permettra de mobiliser toutes les capacités de la personne pour mieux vivre sa situation et, si elle souhaite la changer, de le faire en conscience, optimisant ainsi les chances de réussite. A chacun de choisir l’approche qui lui correspond.

Si après plusieurs régimes qui se sont révélés inefficaces dans la durée, vous avez envie d’une autre méthode, la sophrologie peut aider à ce que vos structures corporelles, mentales et émotionnelles agissent de concert dans la direction de ce que vous souhaitez. Elle agit comme un incubateur de changement vers un mieux-être.

 

[1] Voir notamment : « La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait », dans Sciences et Avenir, août 2016

[2] Voir : http://www.chu-nantes.fr/diffusion-du-documentaire-le-ventre-notre-2e-cerveau-sur-arte-en-janvier-46718.kjsp

[3] Voir : « Méditer pour perdre du poids », dans Sciences et Avenir, décembre 2015