Je souhaite ici mettre en lumière une émission très intéressante (comme souvent avec Grand bien vous fasse, présenté par Ali Rebeihi sur France Inter), sur les complexes physiques, une des problématiques pour lesquelles j'en suis venu à la sophrologie, et que j'aime particulièrement travailler pour les clients qui souffrent de ces complexes.

Comment surmonter nos complexesChristophe André définit ces complexes comme une "focalisation de notre esprit sur un défaut, peu importe qu'il soit réel ou supposé". Cette focalisation sur un complexe s'alimente elle-même jusqu'à nous persuader qu'elle est la cause de nos échecs et de nos difficultés, en amour, en amitié, au travail...

C'est en ce sens, que la sophrologie, avec tout ce qu'elle apporte comme outils de défocalisation de l'esprit, a tout son intérêt. Car les complexes ne résident pas tant dans la manière dont les autres nous voient que dans celle dont nous nous percevons nous-mêmes.

La beauté ne peut jamais avoir une idée claire d'elle-même.
GOETHE

En consultant un sophrologue alors qu'un complexe physique vous gâche le quotidien, vous pourrez donc par exemple :

  • réapprendre à appréhender votre corps en tant que sujet (vivre dans votre corps, au contact de vos sensations) et non seulement en tant qu'objet de regard
  • renforcer une meilleure connaissance de votre corps, ressenti et perçu, et ainsi remettre en question une vision peut-être erronée de votre corps pour en revenir à une vision plus objective
  • diminuer la charge émotionnelle négative liée à une parole reçue, (comme certains témoignages dans l'émission, où un proche, un professeur, un soignant, un vendeur, au détour d'une phrase pour lui/elle anodine, vient ancrer en quelques secondes un complexe qui nous poursuivra ensuite pendant des années)
  • Réinvestir le plaisir à travers d'autres occupations et préoccupations que celles basées sur l'esthétique et le physique, pour "ne plus s'occuper de l'effet que l'on fait, et commencer à vivre", comme il est dit dans l'émission
  • Se défaire des stéréotypes physiques que l'on a intégré et à travers lesquels on évalue les autres, qui devient aussi la grille de lecture à travers laquelle on se juge soi-même
  • vous permettre d'envisager un avenir qui sort de nos fonctionnements et nos schémas habituels qui nous enferment dans ce complexe
  • reconquérir l'estime de soi
  • lâcher-prise d'une quête de perfection de manière générale, et donc de perfection physique inatteignable

Je retiens aussi 2 des conseils phares donnés en fin d'émission :

  • s'entourer de personnes bienveillantes, pour lesquelles notre apparence physique et notre esthétique n'est pas l'enjeu.
  • remettre en question notre lien aux réseaux sociaux, qui sont souvent des "usines à complexes", car les complexes se nourrissent de la comparaison aux autres

A partir de ce lundi 15 octobre, je prends les clés d'un nouveau cabinet, pour vous recevoir dans de meilleurs conditions et à des horaires plus adaptés à vos besoins. 

Votre cabinet quitte le 108 boulevard des Belges pour poser ses valises au 18 quai de Versailles à Nantes.

Un cabinet dynamique partagé avec des masseurs-kinésithérapeutes, ostéopathes, et infirmières, une vue imprenable sur l'Erdre qui invite à la quiétude et à la contemplation, une position plus centrale et mieux accessible en transports en commun, voilà les principaux avantages du nouveau cabinet situé au pied de l'arrêt de tram St Mihiel.

De plus, j'ai maintenant une amplitude horaire plus large pour vous recevoir, avec des créneaux disponibles les après-midi les lundi, mardi, mercredi et vendredi, ainsi que toute la journée du samedi.

J'en profite pour remercier ici Marine Cabedoce, podologue au Boulevard des Belges, dont j'ai eu plaisir à partager le cabinet, et je me réjouis de voir son évolution professionnelle, et la reconnaissance qu'elle acquiert sur Nantes en tant que podologue posturologue. Je souhaite que ma collaboration au sein de mon nouveau cabinet soit aussi porteuse de sens et de joie.

Voilà en avant-première, quelques photos prises dans le nouveau cabinet :

J'étais ce matin l'invité de Gilles Colliaux, sur la matinale radio de France Bleu Loire Océan. Nous y avoLogo France Bleu Loire Océanns parlé du stress, des émotions, et comment la sophrologie peut nous aider à gérer ces désagréments au quotidien.

J'y ai expliqué comment Hans Selye, médecin autrichien, a défini le stress dans les années 50 comme le "syndrôme général d'adaptation". Ce sont toutes ces manifestations physiques (sueurs froides, accélération cardiaque et respiratoire...) qui forment les manifestations physiologiques du stress, souvent alimentées par le mental et le discours intérieur, mais qui sont à la base destinées à nous permettre de nous adapter à la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Ancestralement, il était bien utile à Cro-Magnon d'avoir le cœur qui battait plus vite pour pouvoir s'enfuir ou combattre le mammouth qui se présentait à lui, et ce sont ces mémoires que nous gardons aujourd'hui, ou chaque élément stressant apparaît comme un danger potentiel. C'est quand le stress s'inscrit dans la durée ou de manière trop répétée, qu'il génère petit à petit des effets délétères sur le corps, qui s'épuise à devoir toujours s'adapter (fatigue, problèmes dermatologiques, cardio-vasculaires, digestifs...), et sur le mental (états anxieux et dépressifs, manque de clairvoyance, difficultés à la concentration...)

Vous pouvez retrouver l'émission ici : 

Stress et calme

Avec des exercices simples de sophrologie, basés souvent sur la respiration ou sur des visualisations positives, il est possible de mettre un terme à ce cercle vicieux, pour recréer une harmonie entre le corps, le mental (les pensées) et les émotions. Jour après jour, ce cercle vicieux devient un cercle vertueux qui renforce le positif.

Pour réduire le stress, remettez du sens dans votre travail 

Je tenais aussi ici à corriger une imprécision que j'ai dite à l'antenne : ce ne sont pas 20% des français, mais 37% des britanniques qui répondaient NON à la question "Votre travail apporte-t-il quoi que ce soit d’important au monde ?". C'est énorme! Je l'avais bien lu dans cet interview par Libération de David Graeber, anthropologue et économiste américain.

Si vous aussi, vous pensez que votre travail est inutile au monde et que vous sentez que cela affecte votre motivation et votre bien-être (comment cela pourrait-il en être autrement?...), je vous invite vivement à consulter un sophrologue.
Avec lui/elle, vous pourrez vous relier en douceur à vos besoins, vos envies et vos valeurs, pour retrouver du plaisir et remettre du sens dans votre travail. Et non, cela ne passe pas nécessairement par un changement d'entreprise ou même de poste...

 

Rencontre Médoucine 31.08.2018Ce vendredi matin à Nantes se tenait la première rencontre des thérapeutes du réseau Médoucine, dont j'ai le plaisir de faire partie.

Une référence sur les médecines douces  

Implanté à Nantes depuis le début d'année, ce sont déjà une vingtaine de thérapeutes (naturopathes, hypnothérapeutes, praticien shiatsu ou médecine chinoise, aromathérapeutes et bien-sûr sophrologues) qui sont répertoriés sur le site. Avec Médoucine, vous avez la garantie d'avoir affaire à un professionnel sérieux, répondant à des critères minimum de formation, reconnu dans son domaine par ses clients et par ses pairs. Médoucine renvoie déjà vers de nombreux praticiens de la région parisienne, et s'implante petit à petit dans les villes de province.

Médoucine est un site de prise de rendez-vous à travers lequel vous pouvez voir les disponibilités des différents professionnels (voir les miennes) mais c'est aussi un site pour mieux connaitre les différentes médecines douces qui existent, leur approche et leur utilité. Par ailleurs, Médoucine vous permet, selon les troubles dont vous souffrez, de connaitre quelles disciplines sont le mieux à même de répondre à vos besoins.
Le blog de Médoucine est aussi une mine d'informations, d'articles et de conseils santé, toujours sous l'éclairage des médecines au naturel.

La coopération, pour une meilleure qualité d'accompagnement 
A Nantes, cette première rencontre a été pour les représentants de Médoucine comme pour la dizaine de thérapeutes présents, une source de motivation et de projets à venir. La collaboration entre thérapeutes est un atout et une richesse, pour les clients comme pour les thérapeutes, par les partages de pratiques, les retours d'expérience, et aussi les prises en charges coordonnées des personnes désirant retrouver un mieux-être global.

Espérons que Médoucine sera dans les années à venir le vecteur phare de cette coopération inter-disciplinaire.

C'est un grand plaisir pour moi d'avoir intégré ce réseau.

Longue vie à Médoucine! 

 

 

RainbowEn cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie, je souhaite assumer ici, en tant que sophrologue, la part que j’ai à prendre dans ce noble combat. La sophrologie a toute sa place dans un ensemble de mesures et de dispositifs à mettre en place pour faire reculer l’homophobie et améliorer la vie des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres (pour ceux qui méconnaissant encore la signification de l’acronyme LGBT). 

En annonçant que je me spécialisais, dans mon métier de sophrologue, à l’accompagnement des personnes LGBT+, j’ai souvent eu comme réponse des mines d’étonnement ou d’incompréhension, parfois même de la part de confrères sophrologues. Pourquoi donc diriger sa pratique de la sophrologie plus spécifiquement vers ces personnes ? La sophro pour les femmes enceintes, pour les salariés stressés ou les jeunes cadres dynamiques qui entendent développer leurs potentiels, pour accompagner les malades de cancers ou les dépressions, ça on connait, mais pourquoi donc la sophrologie pour les personnes LGBT ?

Besoin de thérapeutes de confiance 

La première raison, et la principale que je donnais souvent, est que ces personnes ont besoin de trouver une offre de santé avec des médecins et des thérapeutes dont ils savent qu’ils peuvent leur faire confiance. Les cabinets des professionnels de santé doivent pouvoir être pour tout un chacun des espaces sécurisants. Chez toute une génération d’homos, de bis et de trans qui garde encore le souvenir de l’homophobie qu’elle a subi, notamment pendant les débats sur le mariage pour tous, et qu’elle continue de subir aujourd’hui (1650 cas de violence ou discrimination homophobes rapportés en France en 2017, soit presque 5 par jour), ces publics ont besoin d’avoir des garanties qu’ils ne seront pas de nouveau l’objet de discrimination, explicite ou plus insidieuse, de la part d’un professionnel à qui elles viennent se confier, sur des domaines de leur vie qui peuvent parfois êtes très intimes.

Il avait été relevé par certaines associations que le fait qu’un homosexuel n’ose pas parler ouvertement des situations qui lui posent problème, par peur du jugement du médecin notamment, était un facteur qui rendait plus difficile l’établissement d’un diagnostic et donc aussi la proposition par ce professionnel de solutions ou de traitement approprié.
En m’affichant donc clairement en tant que sophrologue LGBT-friendly, j’ai donc souhaité faire tomber ce frein. Mes clients sont parfois amenés à me parler de leurs problèmes relationnels ou affectifs, de leurs peurs, leurs frustrations, leurs colères qu’ils peuvent ressentir dans des situations de leur vie personnelle ou professionnelle, parfois de leur sexualité, du manque de confiance en eux que cela a pu entraîner, de souvenirs douloureux. Ils savent simplement qu’avec moi ils peuvent le faire librement et sans crainte de préjugés ou d'a priori.

La sophrologie utile pour des maux qui touchent plus fortement les publics LGBT

Ce n’est sans doute pas Le Refuge ou Contact, qui font un travail remarquable, qui me contrediront : les gays, les lesbiennes, notamment les jeunes, sont plus exposés à des situations familiales complexes, ou à des conflits au sein des familles.

Le harcèlement scolaire touche aussi plus fortement les ados qui découvrent, se cachent puis finissent par assumer leur homosexualité. « Pédé », « fiotte », « tarlouze » seraient les insultes les plus répandues dans les cours de récré ou sur les terrains de sport.

StressStress, affaiblissement de l’estime de soi, incertitude dans l’avenir, incapacité à réagir à une personne qui se montrerait agressive lors d’un coming-out, besoin de sécurité et d’écoute, envie de définir ses propres valeurs et de leur donner du sens au quotidien, relation harmonieuse et apaisée au corps, aspiration à être soi-même et à s’assumer sereinement… sur tous ces sujets, la sophrologie offre un potentiel d’amélioration phénoménale. Elle peut servir en prévention aussi bien qu’en situation de crise. Elle peut par exemple accompagner un processus de coming-out.

Des études menées aux Etats-Unis ou en Europe montrent aussi que les homosexuels ont nettement plus de risques liés à la santé (mentale et physique), au tabagisme ou à l’alcoolisme. Là aussi, la sophrologie n’a plus à prouver son intérêt pour prévenir l’apparition ou le développement de certaines maladies et pour accompagner les malades. La sophrologie peut aussi être d’une grande aide pour accompagner les personnes sujettes aux addictions.

L’œuf ou la poule ? L’homophobie ou le mal-être ?

Attention, je ne suis pas en train de dire ici que l’on pourra régler le problème de l’homophobie encore présente dans la société simplement en donnant aux personnes LGBT des solutions de développement personnel individuel.
En revanche, chacun pourra comprendre que dire à une personne en souffrance parce qu’elle vit des situations de discrimination ou de violence du fait de son orientation sexuelle ou de son identité de genre « Attends que les pouvoirs publics fassent baisser l’homophobie ou la transphobie en France ; tu verras quand ce sera réglé, tu te sentiras mieux », ce n’est pas une solution satisfaisante.

LesbLa lutte contre l’homophobie et la transphobie ont pour but de permettre aux publics LGBT de vivre dans une société propice à leur épanouissement. A l’inverse, l’épanouissement de ces personnes servira à faire baisser l’homophobie, car il devient plus difficile de se servir d’un bouc émissaire ou de discriminer quelqu’un qui a plus confiance en lui, qui sait lâcher-prise quand c’est nécessaire, qui assume ses valeurs en respectant celles d’autrui.
L’épanouissement individuel des personnes favorise la tolérance et le respect, tout comme le respect et la tolérance débouche sur l’épanouissement individuel. Ce sont deux logiques qui s’alimentent mutuellement.

Si vous êtes gay, lesbienne, bi, transgenre, ou tout simplement si vous vous posez des questions sur votre identité de genre, que vous souhaitez trouver des solutions ou avoir des outils pour favoriser votre épanouissement, que vous faites face à une situation compliquée émotionnellement, n’hésitez pas à me contacter pour que nous voyons ensemble comment des séances de sophrologie pourraient répondre à votre demande. Le premier entretien est gratuit et sans engagement.

Les chaines publiques diffusent en ce moment d'excellents reportages sur les approches complémentaires à la médecine, notamment l'hypnose et la méditation. Le reportage d'ARTE, que vous pouvez retrouver ici, a particulièrement retenu mon attention. 

(visible gratuitement jusqu'au 18 décembre 2018)

Dans le reportage, j'ai souvent eu l'impression qu'il suffisait juste de remplacer le terme de "méditation", par celui de "sophrologie" pour en faire un formidable documentaire de promotion de la sophro. A première vue, les bénéfices de la méditation sont les mêmes que ceux obtenus avec la sophrologie. Une séance de mindfulness, avec des gens assis les yeux fermés, ressemble bien à une séance de sophro, et les exercices proposés sont parfois les mêmes, notamment celui de la dégustation du raisin sec en pleine conscience, qui peut être proposé rigoureusement de la même manière dans le cadre d'une séance de sophrologie.

Sophro et méditation, une même origine 

Que les deux se ressemblent, c'est bien normal. Alfonso Caycedo en créant les protocoles de sophrologie, tout comme Jon Kabat-Zinn, que l'on voit dans le reportage, quand il a posé les bases de la mindfulness, s'est inspiré en grande partie de pratiques orientales qu'il a découvertes lors de ses voyages en Inde, au Tibet et au Japon dans les années 60. Il est logique que la méditation d'inspiration bouddhique et hindouiste se retrouve ainsi au cœur de la pratique sophrologique.

Jon Kabat-Zinn et Alfonso Caycedo s'emploieront alors à amener les bénéfices de la méditation, en lui enlevant le caractère religieux qu'elle revêt en Orient, pour créer respectivement la mindfulness et la sophrologie.

C'est pour cela que sophrologie et méditation paraissent si semblables. Certains sophrologues parlent même de "sophro-méditation". A mon sens, c'est surtout une démarche commerciale, pour s'appuyer sur la renommée de la méditation, plus présente dans les media que la sophrologie. Mais après tout, les nuances entre sophrologie et méditation sont si subtiles, que faire de la sophro en parlant de sophro-méditation, ce n'apparait pas non plus comme une tromperie.

Une autre preuve du lien entre méditation et sophrologie se trouve dans la terminologie. La mindfulness est souvent traduite en français comme la méditation de pleine conscience.  La sophrologie, elle, est définie par Caycedo comme étant "l'étude de la conscience humaine et des valeurs existentielles de l'être". Étymologiquement, SOS-PHREN-LOGOS signifie "la science de la conscience en harmonie". On voit donc que la conscience est au centre de la démarche dans un cas comme dans l'autre. Savoir ensuite comment l'on définit cette conscience est un autre problème.

Sophro ou méditation? Impossible à deviner...

La pratique méditative, seulement une partie d'une séance de sophrologie

Le moment de méditation n'est en fait qu'une partie d'une séance type de sophrologie. Plutôt que d'état méditatif, on parlera d'état sophro-liminal, que l'on définit généralement comme l'état entre veille et sommeil, mais là aussi, on pourra convenir qu'il s'agit peu ou prou de la même chose.

En revanche, une différence sensible réside dans le fait qu'une séance de sophrologie, même si elle est souvent articulée autour de cette technique au niveau sophro-liminal inclut d'autres séquences toutes aussi importantes. L'échange avant la technique, les éventuels exercices effectués les yeux ouverts, et surtout l'échange entre le sophronisant (le client/patient) et le sophrologue après la technique, centré sur la phénodescription, sont tous aussi fondamentaux que la pratique méditative. Par ailleurs, des apports théoriques sont aussi souvent apportés au client et ils permettent de donner du sens à ce qui est ressenti pendant la technique.

Tous ces apports et ces exercices qui complètent les techniques au niveau sophro-liminal, que le sophrologue prendra soin de choisir pour répondre au mieux à l'objectif de la séance, font partie intégrante de ce qu'est la sophrologie et sont indispensables à l'intégration des bénéfices des séances et à l'autonomie du client qui peut alors s'appuyer sur la sophrologie dans les situations qui se présentent à lui dans son quotidien. Pour cela, l'alliance créée entre le sophrologue et le sophronisant est essentielle et le lien doit être direct.
C'est la raison pour laquelle je suis assez sceptique sur les sophrologues qui proposent des séances à distance, ou des séances audio pré-enregistrées.
C'est aussi pour cela que, si des séances de méditation peuvent se faire en grands groupes (on peut imaginer des centaines de personnes méditant ensemble), il est préférable que les groupes de sophrologie soient plutôt restreints, pour que chacun puisse s'il le souhaite et s'il en a besoin, exprimer son vécu avec le sophrologue et le partager aux autres membres du groupe.

Les stimulations corporelles, clés des bienfaits de la sophro

Avec la méditation, "on ne cherche pas à provoquer quoi que ce soit, juste à se rendre présent, dans une position d'observateur bienveillant", comme le dit si bien Christophe André au début du reportage. Dans un accompagnement en sophrologie, cette phase est dite phase de découverte, à laquelle succède une phase de conquête. C'est lors de cette phase de conquête d'une nouvelle manière d'agir, de fonctionner, de réagir aux événements qui nous entourent, que la sophrologie va révéler tous ses bienfaits et tout son intérêt. 

C'est notamment avec les relaxations dynamiques, avec les différentes stimulations proposées, que cette conquête d'une nouvelle manière d'agir va s'opérer. Ces stimulations peuvent notamment prendre la forme de changement de posture, de mouvements corporels doux, de modification de la respiration. En changeant quelque chose, on change le vécu, et on change donc son être, tout en gardant la possibilité d'y refaire appel dans les moments de notre quotidien où nous en avons besoin. Ça tombe bien, quand on fait appel à un sophrologue, c'est souvent qu'on a l'envie que quelque chose change dans notre vie.

La sophrologie se conjugue aux trois temps

Alors que la mindfulness reste dirigée vers l'instant présent, la sophrologie, sans nier l'importance du présent, donne toute sa place à la tridimensionnalité. C'est ainsi qu'en sophro, certaines techniques permettent par exemple de visualiser une situation du passé, pour la percevoir avec un nouveau regard et prendre de la distance ou de revivre une situation agréable pour retrouver les sensations et les émotions agréables qu'elle nous a procurées. D'autres techniques ont pour objectif de se projeter dans l'avenir, par exemple dans une situation que l'on a tendance à appréhender, pour l'anticiper de manière sereine et enthousiaste. La sophrologie travaille donc directement sur les sensations, les émotions, les pensées au passé, au présent et au futur, pour nous aider à nous réconcilier avec certains aspects de notre passé et renforcer notre confiance en l'avenir.

Calme sérénité

Bonnet blanc et blanc bonnet alors, la méditation et la sophro?

Je dirais donc que la sophrologie englobe plus que de la pratique méditative, d'une part dans la manière dont est menée une séance et d'autre part dans l'objectif des techniques proposées. Si vous hésitez entre l'une ou l'autre, le meilleur conseil que je peux vous donner restera toujours de les essayer et de choisir celle qui vous correspond le mieux, de par le lien que saura créer avec vous le praticien, et de par les bienfaits que vous souhaitez en retirer pour vous-même par rapport à vos attentes personnelles.

Si vous êtes près de Nantes, je reste bien-sûr à votre disposition pour un premier entretien gratuit et sans engagement, pour comprendre votre problématique et envisagez ensemble la manière d'y apporter une solution. N'hésitez pas à me contacter.

J'ai écrit cet article lors de ma formation de sophrologue, sur un sujet pour lequel je pense que la sophrologie a énormément à apporter.Cela fait évidemment écho à ma propre histoire, sur laquelle j’ai avancé et je continue d’avancer. La question du surpoids, de la relation à l'alimentation, est une des thématiques sur lesquelles je souhaite accompagner mes clients. 

Je suis ce que je mange

Les gros sont gros parce qu’ils mangent trop ou parce qu’ils mangent mal. Pour leur permettre de retrouver la ligne, il leur suffit de manger moins et mieux. Il y a quelques dizaines d’années, cette idée aurait eu plutôt tendance à faire l’unanimité. A un problème simple, on apportait ainsi une solution simple (simpliste ?).  En poursuivant la logique, on en arrive à la conclusion que si quelqu’un est gros, c’est donc qu’il ne fait rien pour changer son alimentation.

En effet, chacune de nos cellules qui s’est créée est le produit, entre autres, de l’action de ce que nous ingérons sur notre organisme, de ce que nous buvons et ce que nous mangeons. En ce sens, nous sommes ce que nous mangeons ; notre corps se constitue des lipides, des glucides et des protéines que nous avalons, par la magie du mécanisme de la digestion. Faisons un régime pour ingurgiter autre chose, et notre corps changera.

Le cercle vertueux du principe d’action positive

Aujourd’hui, on sait heureusement que cette approche, sans qu’on puisse dire qu’elle soit erronée, est pour le moins incomplète. Si les régimes sont aussi efficaces sur le court terme et que leur taux de succès à long terme est aussi mauvais, c’est que d’autres choses rentrent en jeu.

Le principe d’action positive sur lequel repose la sophrologie apporte déjà un nouvel élément de réponse. En sophrologie, nous allons considérer que nous sommes composés de 3 structures : notre corps, nos émotions, et notre mental, à laquelle correspondent d’ailleurs 3 régions cérébrales distinctes que sont, respectivement, le cerveau végétatif, le cerveau limbique et le néocortex. Surtout, le principe d’action positive dit que toute action positive sur une de ces trois structures a des répercussions positives sur les 2 autres ; cela marche dans le sens des cercles vertueux, mais aussi bien-sûr, des cercles vicieux. Nos émotions et nos pensées négatives auraient donc des effets négatifs directs sur notre corps.

Cerveau entre les mainsDifférentes études neuroscientifiques viennent apporter une explication au principe d’action positive en démontrant la force du lien qui unit notre corps à notre esprit et en étayant l’importance des mécanismes psychosomatiques.[1] En particulier, le lien entre ventre et cerveau a été porté à la connaissance du grand public par le reportage Le ventre, notre deuxième cerveau qui révélait que notre ventre contiendrait environ 200 millions de neurones qui participeraient au bon fonctionnement du système digestif. Ce reportage mettait d’ailleurs en relief l’excellence nantaise en matière de recherche sur la neurogastroentérologie.[2] La sophrologie est même citée, avec d’autres pratiques comme la méditation ou le yoga, comme étant associée à un risque réduit de 50% d’obésité.[3]

La conscience du corps

Si c’est de manger d’une certaine manière qui nous rend gros, alors pourquoi mangeons-nous comme cela, quand, bien souvent, nous savons que c’est la cause du surpoids ? Les raisons de ces troubles alimentaires seraient donc à chercher du côté de nos émotions et de notre mental.

Premièrement, la sophrologie, en travaillant sur la conscience du corps, va aider la personne à s’assurer qu’elle n’a pas une image erronée d’elle-même. On entend souvent parler des anorexiques qui se voient toujours plus gros qu’ils ne le sont en réalité, mais la nécessité d’ajuster et d’affiner une conscience plus exacte de son corps peut aussi être nécessaire pour les personnes en surpoids.

La sophrologie va aussi aider à être plus à l’écoute des sensations corporelles, permettant ainsi aux sensations de faim, de satiété, de lourdeur ou de légèreté de devenir nos alliées. Grâce à une écoute du corps affinée, nous avons une meilleure connaissance et une meilleure conscience de nos besoins corporels. En les intégrant physiquement, émotionnellement, mentalement, par notre vécu des séances de sophrologie, nous pouvons ensuite agir en conséquence, pour répondre à nos besoins véritables.

La conscience de nos mécanismes émotionnels et mentaux

La sophrologie va également permettre un travail sur la gestion du stress et des émotions désagréables alors que frustrations, culpabilité sont souvent sources de tiraillements quand on traite des troubles alimentaires.

Gros BouddhaChez des personnes pour qui l’équilibre alimentaire et le poids est un problème, et en particulier après des échecs successifs de régimes, un discours intérieur négatif et souvent dévalorisant prend la place et vient plomber la confiance et l’estime de soi, que la sophrologie aide aussi à rétablir.

La sophrologie va également permettre de prendre conscience et de faire le tri dans les conditionnements (ce dessert dont on ne sait pas se passer dans un repas est-il un choix ou un automatisme ?) et les injonctions (le « finis ton assiette » qu’on a pu intégrer étant petit) qui dictent nos comportements alimentaires. En en prenant conscience, en s’y reliant différemment, nous sommes alors en mesure de faire des choix, de redevenir maîtres de nos actions.

Maintenant qu’il y a la sophrologie, adieu les régimes ?

Les troubles alimentaires sont intrinsèquement liés aux addictions, à cette différence près, que s’il n’est pas nécessaire de fumer ou de jouer de l’argent pour vivre, il est indispensable de s’alimenter, et nous sommes donc condamnés à trouver notre équilibre alimentaire. Les régimes ont aussi bien prouvé leur efficacité que leur inefficacité. La question de savoir si la sophrologie peut remplacer les régimes est donc une fausse question.

Comme sur d’autres thématiques qu’elle peut traiter, la sophrologie propose une approche différente, qui peut s’avérer complémentaire, avec des objectifs différents. Alors que les régimes vont avoir pour but de faire maigrir, la sophrologie permettra de mobiliser toutes les capacités de la personne pour mieux vivre sa situation et, si elle souhaite la changer, de le faire en conscience, optimisant ainsi les chances de réussite. A chacun de choisir l’approche qui lui correspond.

Si après plusieurs régimes qui se sont révélés inefficaces dans la durée, vous avez envie d’une autre méthode, la sophrologie peut aider à ce que vos structures corporelles, mentales et émotionnelles agissent de concert dans la direction de ce que vous souhaitez. Elle agit comme un incubateur de changement vers un mieux-être.

 

[1] Voir notamment : « La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait », dans Sciences et Avenir, août 2016

[2] Voir : http://www.chu-nantes.fr/diffusion-du-documentaire-le-ventre-notre-2e-cerveau-sur-arte-en-janvier-46718.kjsp

[3] Voir : « Méditer pour perdre du poids », dans Sciences et Avenir, décembre 2015