Depuis que je suis installé comme sophrologue, un conseil m’est souvent adressé, pour propulser mon activité : Thomas, spécialise-toi et ne travaille que avec un certain type de clients bien précis.
Et ce conseil vient souvent accompagné d’un petit deuxième : crée des contenus que tu fais une fois et que tu vends en ligne à plein de gens, comme ça tu gagnes des sous longtemps en ayant travaillé qu’une fois.

Peut-être qu’un jour cela deviendra une évidence pour moi, que j’aurai des clients qui répondent à une description bien précise et bien marketée, et que j’aurai même des clients dont je ne connaîtrai ni le nom ni le visage. Et peut-être que cela fera décoller mon activité comme jamais. Peut-être ; à condition que cela fasse sens pour moi, que ça me fasse vibrer, que ça vienne contenter mes valeurs profondes et me procure un vrai sentiment de répondre à un besoin essentiel (que je n’aurai pas créé artificiellement) qui rende le monde meilleur. Je ne suis réellement pas fermé à l’idée.

Pourtant, je tiens à clarifier ici ce qui est pour moi, pour le moment, le sens de mon métier.

Si je devais, comme certains praticiens le font, détailler sur Médoucine, les problématiques que je sais accompagner, que j'aime accompagner, et pour lesquelles j'obtiens des résultats intéressants, voilà probablement à quoi ressemblerait mon outil de réservation :

Tous ces symptômes et ces spécificités sont les différentes facettes d’un même problème : une dissonance entre nos aspirations profondes et notre réalité, qui nous fait éprouver un mal-être tel qu’il nous empêche d’avancer sereinement dans notre vie.
Alors, là maintenant, si je devais avoir une spécialité, ce serait ça : spécialiste en accompagnement global de l'Humain, pour aider chacun à avancer sereinement dans la vie.
Les personnes avec qui je travaille? Les gens qui vivent un stress ou un mal-être, de plus ou moins grande intensité, et éprouvent un besoin de changement pour rayonner joyeusement dans le monde. C'est assez simple, mais ça ne peut pas être trop simpliste. 
Mon slogan n’est pas qu’un slogan .

Le vécu désagréable est par nature complexe et multifactoriel

Prenons l’exemple d’une personne obèse qui éprouve un mal-être. On peut imaginer que la situation est la suivante : elle s’est toujours sentie grosse, mais depuis quelques mois, elle en est au stade que son corps la dégoute. Elle ne se sent nulle part à sa place et elle se demande si le fait de grossir n’est pas pour elle une manière de prendre la place qu’on ne lui accorde pas. Elle sent bien que depuis le décès de sa mère il y a 4 ans, elle a pris 16 kilos de plus. Au travail, elle trouve ses responsabilités totalement inintéressantes, elle est certaine d’être placardisée et n’arrive pas à créer de lien avec ses collègues. Cette situation la déprime et elle sent qu’elle a tendance à boulotter en rentrant du boulot, surtout si elle a le malheur de devoir acheter du pain pour les enfants et qu’elle n’arrive pas à résister à la tentation des mini-beignets au caramel qui lui font de l’œil dans la vitrine.
Toutes ces pensées lui trottent dans la tête 24h/24 et elle est obligée de prendre des somnifères la nuit pour réussir à dormir plus de 5h par nuit.
Elle n’a plus de plaisir à rien et n’arrive pas à mobiliser la moindre énergie pour planifier quoi que ce soit.
Son mari voudrait l’aider, mais à chaque fois qu’ils essaient de parler de la situation, cela finit en clash.
Les seuls moments où elle se sent vraiment détendue, c’est après avoir passé 1h à pleurer, roulée en boule au fond de son lit. Elle se sent comme vidée et ça lui fait du bien. Cela lui arrive de temps en temps, mais elle sait que ce n’est que temporaire.
Tout cela l’empêche de laisser place à ses rêves, et au fond d’elle, elle sait que c’est dommage parce qu’elle est certaine que le monde aurait bien besoin de ses plus belles énergies, mais elle en est totalement incapable en ce moment.

Vous êtes en train de vous dire « Tout de même, elle a pas de bol cette fille de cumuler tout ça. » ? Et pourtant, c’est une situation assez classique, qu’en tant que praticien, nous pouvons être amenés à accompagner. Et nous sommes tous susceptibles d'avoir des moments de grande vulnérabilté, où nous perdons pied, même s'il n'est pas nécessaire d'attendre d'en arriver à ce point pour faire appel à une aide extérieure.

Nous ne sommes pas (que) notre problème!

Vous imaginez-vous à quel point cela serait réducteur de vouloir proposer à cette personne de la "sophrologie pour les obèses" ? Ce dont elle a besoin, c'est aussi, tout en acceptant son obésité, de ne pas être qu'une personne obèse, notamment dans le regard de la personne qui l'accueille et que lui soient ouverts d'autres horizons. C'est cela, aussi, qui permet de panser les blessures du passer pour mieux les transformer pour l'avenir.

Voilà pourquoi j’ai tant de mal à mettre les gens et les potentiels clients dans des cases.
Régler les problèmes de quelqu’un en ne se focalisant que sur un aspect de sa situation, je ne sais pas faire (et je n’aurai pas plaisir à le faire). Et j’ai même vraiment tendance à conseiller de fuir tous les praticiens qui promettent ainsi une solution miracle pour chaque problème.
C’est ce que promettent les régimes aux obèses, pour rester sur ce sujet, et c’est pourquoi ils sont si inefficaces et ne font qu’empirer les choses.

Le stress, le mal-être, est toujours multifactoriel, quand bien même un aspect du problème semble prépondérant. C’est pour cela que le premier rendez-vous, tel que je le propose, est essentiel pour poser les choses, et qu’on ne prenne pas une situation seulement par un petit bout de la lorgnette. Que la personne vienne avec un problème initial, c’est très bien, mais il faut voir ensemble les répercussions que cela a dans son quotidien et dont elle ne se rend peut-être même plus compte, pour mettre en lumière aussi tous les aspects de sa vie qui ont un potentiel d’amélioration, et ce qu’elle attend ou non des séances que nous allons par la suite faire ensemble.

Quelquefois il suffit de quelques outils simples pour retrouver un meilleur sommeil et se laisser surprendre à profiter de nouveau de la beauté des fleurs au printemps. Cet équilibre minimum retrouvé, cela pourra être suffisant à la personne pour continuer à avancer dans la vie, même si elle sait qu’elle n’a pas traité d’autres dossiers sur lesquelles elle n’est peut-être pas encore prête à travailler. Et c’est ok.
Quelquefois, après avoir goûté aux bénéfices de ces outils simples, la personne a envie d’aller plus loin et de continuer à faire bénéficier tous les aspects de sa vie de cette évolution.

L'outil n'est qu'un outil

Mais au-delà des outils, c’est la qualité de la relation humaine créée entre la personne et le praticien qui l’accompagne qui va permettre aux outils d’être efficaces.

L'écoute de chacun dans sa singularité, la bienveillance, la créativité pour proposer des séances personnalisées, qui répondent à ses besoins spécifiques et à son rythme, en piochant dans les différents outils à ma disposition : voilà ce que je sais faire et qui a fait ses preuves. Voilà ma valeur ajoutée.

C’est la confiance mutuelle, la rencontre de cœur à cœur entre 2 humains, en complément des techniques effectuées ensemble, qui fera que la personne retrouvera petit à petit son autonomie dans sa manière de mobiliser les outils et ses propres ressources.

Sinon pourquoi en tant que praticien accueillerions-nous des personnes qui ont déjà utilisé des outils similaires aux notres, juste en regardant des vidéos sur le net?

Nous sommes des êtres sensibles et complexes.
Ce dont nous avons besoin dans un moment de trouble et de vulnérabilité (soit dit en passant, on ne le répétera jamais assez : il est normal d’avoir de telles moments, surtout quand la planète vit aussi ces moments de troubles), c’est ma conviction profonde, c’est d’être accueilli dans notre complexité et notre singularité, par un professionnel qui prend le temps de nous écouter.
C’est notre humanité qui est à même d’apporter des solutions à des problèmes d’humains.

Il me tenait à cœur de faire cette vidéo synthétique qui, après avoir présenté nos 3 structures, reprend l'ensemble des différents facteurs que l'on parcourt et des outils qu'on utilise dans mes accompagnements pour cheminer vers une meilleure gestion du stress.
Cette meilleure gestion du stress permettra de vous libérer de tout ce qui vous empêche d'avancer sereinement dans votre vie quotidienne, tant sur les sujets personnels que professionnels.



Parce que les moments que nous traversons renforcent ma conviction que le soutien que je peux vous apporter, avec les outils que j'utilise, sont à mêmes d'apporter des réponses à ce que beaucoup d'entre nous sommes en train de vivre en ce moment, voilà le fonctionnement à partir de lundi 11.

Parce que les moments que nous traversons renforcent ma conviction que le soutien que je peux vous apporter, avec les outils que j'utilise, sont à mêmes d'apporter des réponses à ce que beaucoup d'entre nous sommes en train de vivre en ce moment, voilà le fonctionnement à partir de lundi 11.

✅ Consultations au cabinet :
▪️ Réouverture des consultations en présentiel à partir de lundi 11 avec les gestes barrières 🚧
▪️ Des créneaux disponibles du lundi au samedi- pas de poignée de main entre nous pour se dire bonjour 🤝ni aucun contact physique pendant la séance (comme d'hab')
- Je porterai un masque en tissu (un différent pour chaque séance) ; il vous est également demandé de porter un masque. 😷😷 (on s'y habituera et ce sera l'occasion d'accueillir cela comme une nouvelle expérience). Vous pourrez l'enlever le temps de la pratique où vous ne parlez pas ; les exercices de respiration amplifiée seront limités au maximum. Je me réserve le droit de ne pas assurer la séance si vous ne venez pas équipé d'un masque
- Le nombre de consultations est réduit pour un temps d'aération et de désinfection entre chaque consultation
- il vous est demandé au maximum d'anticiper votre venue pour ne pas avoir à utiliser les toilettes, qui resteront toutefois bien-sûr disponibles en cas d'impérieuse nécessité 🚻
- il vous sera proposé de vous laver les mains en début et en fin de séances. En cas d'oubli de ma part, n'hésitez pas à le demander

✅ Consultations à distance :
Voilà l'apprentissage de cette période de confinement
Elles se font par visio (il vous suffit d'un ordinateur ou d'une tablette avec webcam ; au besoin, le téléphone peut être utilisé en complément pour le son.)
▪️ Des créneaux disponibles du lundi au samedi
▪️ l'efficacité reste inchangée par rapport à la consultation en présentiel 🙏 c'est le même accompagnement 😀

Les séances présentielles en groupe, tout comme les consultations à domicile ou en entreprise sont suspendues au moins jusqu'à fin juin.

Les séances de groupe en live, qui ont bien marché pendant le confinement, passent à un rythme hebdomadaire : tous les jeudis soirs, à 18h30, jusqu'à fin juin.
Elles auront lieu sur ma chaîne Youtube à laquelle vous pouvez vous abonner et le lien direct sera toujours publié au dernier moment sur me page Facebook.

Les séances au cabinet ou à distance sont réservables par téléphone (06.38.37.13.65) ou sur Médoucine.
Merci de bien faire attention au menu déroulant "Choisissez un cabinet" :
- "à distance" pour les séances en visio
- "18 quai de Versailles" pour les séances au cabinet

Les prix habituels sont de retour : - premier RDV de bilan à prix mini : 15€ - consultation de suivi, sophrologie ou EFT : 55€ (tarifs dégressifs : voir détail sur mon site internet)
Ensemble, unis, nous surmonterons cette crise et tous les tourbillons d'émotions, de sensations et de pensées qu'elle nous fait expérimenter! . ❤️🧡💛💚💙💜

J'ai voulu partager ici une vidéo qui fait du bien au cœur. Un hymne à la tendresse et à l'amour comme antidote au désespoir. 
On dirait que cette chanson interprétée par Bourvil mais écrite par Noël Roux (retrouvez les paroles de La Tendresse sous la vidéo) aurait été écrite pour nous donner du baume au cœur pendant le confinement. 

Vous sentez comme ça réchauffe le cœur, cette chanson chantée par des français dispersés aux 4 coins du pays? 

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question

Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment

Le travail est nécessaire
Mais s’il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien... on s’y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long

Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l’amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L’amour ne serait rien
Non, non, non, non
L’amour ne serait rien

Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n’est plus qu’un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D’un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n’irait pas plus loin

Un enfant vous embrasse
Parce qu’on le rend heureux
Tous nos chagrins s’effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l’amour
Règne l’amour
Jusqu’à la fin des jours

Tout ce que vous avez dit est juste, mais en fait, la sophrologie est une méthode scientifique et empirique qui allie les connaissances et savoir-faire occidentaux et orientaux. On y pratique la relaxation dynamique, et j’ai plutôt envie de dire, de la méditation dynamique

Anne Jamelot-Bonnaillie (retrouvez ici son site) est sophrologue (mais aussi, notamment, praticienne EFT et animatrice de yoga du rire, elle aussi) à Vannes, en Bretagne. Dans son livre "Haute en tics", elle livre un témoignage sincère et authentique (vous l'aurez compris) sur son parcours et la manière qu'elle a eu d'apprivoiser son syndrome Gilles de la Tourette (vous l'aurez peut-être deviné) grâce à la sophrologie ; vous savez, c'est ce syndrome dont on parlait dans des reportages un peu tapageurs à l'époque où j'étais ado, avec ces gens qui ne peuvent pas s'empêcher de proférer des insultes à tout bout de champ. Si les insultes ne sont pas présentes chez toutes les personnes souffrant de ce syndrome, les tics en constituent toujours le symptôme principal.

Les tics, ce sont les symptômes extérieurs, particulièrement handicapants dans la vie sociale, mais le syndrome et la survenue de ces tics incessants entraînent également une multitudes de vécus internes ressentis par la personne, corporels, mentaux, et émotionnels. 

Tous ces symptômes (notamment les tics) sont amplifiés par le niveau de stress. Et c'est là qu'on imagine que la sophrologie a eu toute sa place dans la vie de l'auteure. 

Un des meilleurs écrits sur ce qu'est vraiment la sophrologie

Mais outre le fait de nous apprendre la grande utilité que la sophrologie a eu pour elle pour apaiser ses symptômes du S.G.T. (Syndrome Gilles de la Tourette), elle nous livre surtout dans ce roman une magnifique ode à la sophrologie et à ses bienfaits pour tout un chacun.

En quelques paragraphes, elle apporte une foule d'éléments qui peuvent permettre à toute personne non initiée de mieux percevoir ce qu'est la sophrologie et comment cela se passe concrètement en séance.

Si vous faites des recherches sur ce qu'est la sophrologie, son intérêt, les bénéfices que l'on peut en tirer, etc... premièrement, rappelez-vous que rien ne vaut le fait de l'expérimenter, avec le/la sophrologue qui vous correspondra, à vous.
Mais si vous insistez à vouloir du contenu écrit et théorique, Haute en tics est sans doute ce qui se fait de mieux pour vulgariser ce qu'est la sophrologie auprès du grand public et je vous invite à vous le procurer et à vous y plonger

Je tenais à partager ici un passage reprenant les bases des origines et surtout de l'intentionnalité que toute personne peut mettre dans des séances de sophrologie.
Anne (Julie dans le roman) reprend ici certains éléments que vous pourrez retrouver sur mon site, mais je trouve que dans ce passage, par sa manière d'écrire, elle réussit avec une simplicité déconcertante à planter le décor d'une première séance de sophrologie et à retranscrire les interrogations que les participants à nos séances ne manquent pas d'avoir ainsi que les réponses que nous nous efforçons de leur apporter, qui peuvent parfois les laisser dubitatifs. 

     Merci à elle de m'avoir autorisé à le publier ici.   

Pour vous donner un peu le contexte : Julie donne des séances de sophrologie dans un centre de vacances où tous les vacanciers peuvent donner des ateliers sur tout un tas de choses. Ce passage se situe au début de la première séance de sophrologie, où Julie fait le point sur ce que les participants peuvent attendre (si l'on peut dire ainsi) des séances : 

"Et Julie continue en demandant ce qu’est pour eux la sophrologie. Chacun y va de sa petite idée :
- C’est la respiration ?
- C’est pour les douleurs…
- C’est pour mieux dormir…
- C’est pour le stress…
- C’est pour être plus à l’écoute de son corps ?
- C’est comme le yoga ?
Amandine et Xavier regardent Julie qui esquisse un sourire et ils pouffent silencieusement.
- Moi j’en ai fait, mais pour l’accouchement, ce n’est pas pareil ?
- Ça aide à aller mieux dans sa vie…
- Ça aide à se détendre…

Et puis plus rien, comme si tout avait été dit. Alors Julie interroge du regard la personne expérimentée qui répond : « Ça développe la conscience ».

- Voilà, répond Julie. Tout ce que vous avez dit est juste, mais en fait, la sophrologie est une méthode scientifique et empirique qui allie les connaissances et savoir-faire occidentaux et orientaux. On y pratique la relaxation dynamique, et j’ai plutôt envie de dire, de la méditation dynamique, dans le but de développer la conscience humaine. Et donc les capacités mentales. Et ce en passant par la conscience du corps. Mais qui met aussi et surtout l’accent sur le développement de nos propres valeurs. Et c’est peut-être ce qui en fait sa spécificité. Alors je ne vais pas entrer dans une conférence sur la sophrologie, mais juste un peu d’histoire pour commencer.
La sophrologie a été créée dans les années soixante, au vingtième siècle, par le professeur Alfonso Caycedo, neuropsychiatre colombien, qui a ensuite travaillé à Madrid, puis s’est installé en Andorre. Pratiquant l’hypnose, mais n’étant pas tout à fait satisfait de la méthode, il est intéressé à la phénoménologie, que j’expliquerai brièvement tout à l’heure, et au yoga, puis est parti en Orient pour aller à la rencontre des méthodes de méditations et de travail sur la conscience autres que les méthodes occidentales. Il y est resté plus de deux années. S’initiant pour commencer au Raja Yoga, dans un ashram en Inde.
Puis il a rencontré le médecin du dalaï-lama à Dharamsala où il a été initié aux méthodes de contemplation bouddhiques, et enfin s’est rendu au Japon où il a passé beaucoup de temps à étudier le zazen auprès des différents maîtres dans plusieurs monastères.
Lorsqu’il est revenu en Espagne, il a commencé à mettre au point sa méthode avec la création du premier degré de Relaxation Dynamique, puis sont venus les second et troisième degrés. Le premier est inspiré du yoga, le second des techniques bouddhiques et le troisième du zazen. Ensuite, plus on avance et plus les techniques sont inspirées du Zen, qui est d’ailleurs une branche du bouddhisme. Il y a douze degrés en tout. Mais quand on pratique régulièrement les 3 premiers degrés, c’est déjà énorme vu tout ce que l’on expérimente.

Une voix s’élève :
- Donc c’est bien comme le yoga ?
- Non. C’est inspiré du yoga, pour commencer, mais aussi de beaucoup d’autres méthodes orientales, comme je viens de l’expliquer et autant de pratiques occidentales. Et la base est aussi l’hypnose, même si on s’en écarte beaucoup en sophrologie. Tu verras que c’est quand même très différent du yoga, dans la pratique et dans la pédagogie. En fait, Caycedo a beaucoup étudié toutes ces techniques, orientales et occidentales, et avec ses recherches en neuropsychiatrie, il a créé une méthode nouvelle, complètement originale, qui permet l’étude de la conscience humaine pour aller vers l’harmonie. Ou, comment développer sa conscience pour aller vers l’harmonie corps-esprit. C’est un peu comme s’il avait mis tout ce qu’il connaissait dans un shaker, l’avait filtré longtemps, et en avait tiré l’essentiel, pour en faire une méthode à la fois scientifique, expérimentale et à la portée de tous.
C’est un magnifique cadeau car tout le monde ne peut pas se permettre d’aller en Inde ou au Japon et se mettre à étudier toutes les méthodes existantes pour aller de mieux en mieux. La sophrologie, c’est pratique, surtout pour les occidentaux que nous sommes, et en même temps très poussé, très profond si on veut bien s’y plonger sérieusement. Plus j’avance, plus je trouve cette méthode admirable par sa logique et par les transformations qu’elle opère en nous.
- Ça veut dire quoi «  sophrologie » ?
- Ça vient d’un néologisme à partir du grec sôs, que l’on peut traduire par « bien portant », « harmonie », phrên, que l’on peut traduire par « cerveau », et par extension « conscience », et logos, qui signifie « discours » ou « étude ». On peut donc dire que la sophrologie est une méthode de travail sur la conscience pour développer l’harmonie entre le corps et l’esprit, ou l’étude de la conscience harmonieuse. En gros, c’est comment mieux se connaitre pour être de mieux en mieux dans sa peau, pour être vrai ! Et cela est d’autant plus percutant que la sophrologie s’intéresse aussi aux valeurs existentielles et humanistes propres à chacun, permet d’en prendre conscience et de les développer. C’est un aspect hyper important, essentiel en sophrologie.
- Tu as parlé de la phénoménologie tout à l’heure, rappelle Xavier très attentif.
- Ouiii, j’y viens ! (…) La phénoménologie, en gros hein, c’est un courant philosophique, initié par Husserl qui propose d’aborder chaque chose, chaque objet, chaque événement, autrement dit chaque phénomène comme si c’était la première fois. C’est-à-dire que l’on suspend son jugement, on met entre parenthèses tout ce que l’on sait, toutes les expériences passées pour s’intéresser au phénomène tel qu’il est vécu, ressenti, expérimenté dans l’instantanéité. On fait rarement ça, n’est-ce pas ? Ou en tout cas, pas en conscience… car tout cela se fait dans la conscience de ce qui est expérimenté. Et c’est ce que je vais vous demander pendant toute la séance ! C’est chouette non ?
- Comment ça ? Je ne comprends pas, on ne va pas se détendre ?
- Hahaha ! J’adore ! Noooonnn ! Vous allez travailler… ajoute Julie d’une voix diabolique.
- Ben merde, je m’en vais… dit Amandine en faisant mine de partir.
- Dommage, tu ne pourras pas comprendre ce que je t’expliquerai à propos de mon S.G.T…
- Bon alors je reste. Grrr !

Toutes deux rient. Et Julie continue :
- En fait, Caycedo qualifie la sophrologie de « pédagogie de l’existence ». Et c’est justement en se basant sur la phénoménologie que cela prend tout son sens. Quand je vais vous demander, tout de suite, on y arrive, de prendre conscience de votre corps, de votre respiration, de vos pieds, vos appuis, etc, ce sera comme si c’était la première fois, c’est-à-dire sans a priori, sans rien attendre, sans commentaire, sans préjugé ni interprétation hâtive. Car si vous abordez la respiration en vous disant « ah ça je connais, et puis je vais sentir ci et ça », c’est foutu ! Les préjugés sont des œillères qui nous empêchent d’être à la découverte, de s’ouvrir à d’autres sensations, d’autres expériences, d’apprendre. Et ce n’est pas forcément plus facile pour les gens qui font du yoga justement, car la tendance à vouloir comparer est grande au début. Mais là, on est dans la théorie et vous allez vor que dans la pratique ce n’est pas tout à fait ce à quoi on s’attend au départ. D’où l’intérêt de ne rien attendre. Rien attendre de la séance et rien attendre des exercices.
- Mais on attend forcément quelque chose puisqu’on est là. Et quand on fait quelque chose, on attend forcément un résultat !
- Inexact, et exact. Vous venez ici parce que vous espérez quelque chose, vous espérez que la sophrologie vous apporte quelque chose, ou vous soulage, ou vous guérisse même.
- Mais tu te contredis !
- Non, ce n’est pas une contradiction, mais un paradoxe. Et vous constaterez en pratiquant régulièrement la sophrologie, que tout est finalement paradoxal. Les croyances, les certitudes que vous avez sur certains sujets vont finalement s’avérer différentes, ou erronées. Vous espérez quelque chose en venant ici, mais en faisant la séance, n’attendez rien, aucune sensation particulière, rien d’extraordinaire, aucun résultat. L’attente crée un stress qui vous fera passer à côté de l’expérience. Et l’attente crée de la frustration. Vous comprendrez en faisant. La sophrologie se pratique, c’est une science de l’expérience. C’est en vivant les expériences consciemment, de plus en plus consciemment…
- En pleine conscience ? interrompt un vacani.
- En pleine conscience ? Hou là ! On n’y est pas encore ! La sophrologie développe la conscience à tous les niveaux pour aller, cheminer vers la pleine conscience, mais on ne l’atteint jamais. On y travaille ! On s’améliore un peu chaque jour. Objectivement, penser que l’on peut atteindre la pleine conscience est une illusion. Du moins, pas de notre vivant, soyons honnêtes et un peu modestes. Après la vie, je ne sais pas, je ne l’ai pas encore expérimenté ! Donc, cool, on fait ce qu’on peut ! Mais on le fait, on s’y met sérieusement, on s’en donne les moyens ! Notamment avec la sophrologie qui explore toutes les dimensions de la conscience… ou presque.
Pour terminer les explications avant la séance, je vais donc vous inviter à être dans l’accueil des sensations et de tout phénomène quel qu’il soit, donc sans a priori, sans rien attendre, sans jugement ni commentaire de ce que vous remarquez, observez dans votre corps, sans analyse ni interprétation du pourquoi du comment. Bref, tel quel, dans l’accueil, O.K. ? Je vais vous expliquer ce que l’on va faire pendant la séance, ensuite, on la pratiquera ensemble et après la désophronisation, c’est-à-dire quand vous reviendrez à un niveau de vigilance ordinaire, comme dans la vie de tous les jours, vous pourrez vous exprimer sur ce que vous aurez senti, remarqué, observé, vécu pendant votre séance. Il ne s’agit pas de raconter sa vie, mais juste ce que vous avez vécu dans votre corps, pensé peut-être ou éprouvé. Ce n’est pas une obligation, mais cela fait partie intégrante du jeu. Vous pouvez aussi écrire ce que vous avez vécu. Ça aussi, c’est fortement recommandé. Avez-vous des questions ?
- Et si on n’a pas envie de parler, ou qu’on n’aime pas ça ?
- Alors tu le dis : « Je n’ai pas envie de parler ». C’est déjà s’exprimer que de le dire. On va faire l’expérience et après, vous pourrez de nouveau poser toutes les questions, toutes les interrogations qui vous viennent. On est là pour découvrir. Prenez ça comme un jeu."

Anne Jamelot-Bonnaillie, Haute en tics,
Books on demand, 2018, 345 p.

Ce jeudi, Envoyé Spécial nous a gratifié d'un reportage intéressant (bien que peu surprenant selon moi) au titre choc : Médecines parallèles : bons plans ou charlatans? 

Il me semble que ce documentaire soulève des questions intéressantes et je souhaitais donner quelques points d'analyse à votre connaissance. 

Cliquez sur l'image pour accéder au reportage

Médecines alternatives, parallèles, complémentaires? 

Personnellement, je n'aime pas le terme de "médecines alternatives". Je préfère parler de "médecines complémentaires" (je pense qu'elles ont vocation à intéragir) ou "médecines douces", voire carrément, quand je peux, supprimer le terme de "médecine".
Savez-vous d’ailleurs que le terme officielle maintenant pour regrouper ces disciplines, c’est « Pratiques de soins non conventionnelles » (ou PSNC) ? Personnellement, que le soin soit mis au centre de la définition, cela me correspond très bien.

Et l'énergétique dans tout ça?

L’écueil du reportage, me semble-t-il, concerne le mépris qui s’en dégage de tout ce qui relève de l’énergétique. Pour Envoyé Spécial c’est assez clair : énergétique = charlatanisme. Il me semble que cette opinion, en 2020, relève d’une vieille vision dépassée et d’un scientisme radical. Je suis heureux, soit dit en passant, que le médecin interviewé par Elise Lucet à la fin du reportage, tout en condamnant les pratiques qui relèvent du charlatanisme et de la mise en danger, pose aussi la question de la pertinence de cette « médecine scientiste, comme quoi, rien n’est tout blanc ou tout noir.

Affirmer avec certitude, aujourd’hui, que l’énergétique ce n’est que de la foutaise, me semble aussi incongru que de nier l’influence de l’Homme dans le dérèglement climatique. Ok boomer ! Personnellement, j’utilise l’EFT, pour libérer les émotions, une technique basée sur l’énergétique et utilisée par de nombreux thérapeutes (des praticiens en PSNC, mais aussi des psychologues, des infirmiers…), et depuis que je l’utilise, cela vient bien souvent accélérer les résultats escomptés en terme de lâcher-prise par rapport à une situation problématique, ou bien d’acceptation. En fait, avec l’énergétique, il s’agit aussi d’utiliser le lien entre le corps, le mental, et les émotions. Il s’agit de s’appuyer sur la force de nos pensées.

Si on prend 2 personnes qui subissent une maladie grave, au même stade de la maladie. L’une a la croyance profonde, qui tourne dans sa tête toute la journée, que « De toute façon je suis foutue. Pour sûr il ne me reste plus que quelques semaines de vie. Et puis c’est très bien comme ça, c’est nul la vie ! ». L’autre malade a lui des pensées du type « J’ai plein de forces en moi pour faire face à cette épreuve. Je fais confiance en les capacités de mon corps à se défendre et je fais confiance en l’équipe médicale qui m’accompagne pour me permettre à sortir au plus vite de cette étape de ma vie ». C’est vraiment révolutionnaire et polémique de dire que ces 2 malades n’auront sans doute pas les mêmes chances d'amélioration de leur état ? Vraiment, en 2020 ?!

Il me semble que c’est évident pour tout le monde (y compris pour 99% du corps médical) que la seconde aura bien plus de chance de s’en sortir, et de s'en sortir plus vite, notamment grâce à l’énergie de ses pensées, qui en quelques sortes, créent sa réalité, même si cela ne semble pas vraiment avoir de preuve scientifique.

La médiocrité n'est pas une spécificité des PSNC

Dans TOUS les métiers, il y a des bons professionnels et des mauvais professionnels : chez les sophrologues, chez les avocats, chez les boulangers... et même (attention, scoop!) chez les médecins. Le diplôme ou le certificat, s'il a une importance, ne fait pas tout. De l'école de sophrologie qui m'a délivré mon certificat après 2 ans et demi de formation, il y a des sophrologues qui en sont sortis avec le même certificat que je pourrais recommander les yeux fermés, et d'autres que j'aurais plutôt tendance à conseiller d'éviter.

Je pense que le critère principal doit être la bienveillance que le professionnel met dans la manière de vous accueillir et de vous proposer les séances. Et pour cela, le meilleur indicateur, c'est : votre intuition.

Un praticien PSNC ne doit pas gérer votre traitement médicamenteux

Si un praticien en médecine douce vous incite à arrêter les médicaments, voire carrément à arrêter de consulter les médecins qui vous suivent, attention! Cela doit quand même allumer un gros girophare rouge dans votre intuition!
Par ailleurs, en terme de sémantique, sachez que seul un médecin sera à même de déterminer un « diagnostic ».

Malgré tout, il faut admettre qu'en tant que praticiens, nous sommes confrontés à un certain nombre de clients qui voudraient bien réduire ou espèrent même arrêter certains médicaments (en particulier concernant somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs...). Cette demande de leur part peut être tout à fait légitime, et avec des raisons tout à fait valables, notamment du fait des effets indésirables qui peuvent être difficiles à supporter. Dans ce cas, pour ce qui me concerne, les techniques que je propose peuvent avoir les mêmes objectifs que les médicaments (gestion du stress, détente, libération du mental, meilleur sommeil), mais je n’ai aucune aptitude à vous conseiller d’arrêter ou non les médicaments prescrits par votre médecin. Cela reste entièrement de son ressort et j'inviterai toujours les personnes à en discuter avec lui avant de prendre toute décision d’arrêt d’un traitement.

La solution, c'est vous!

De manière plus générale, si un professionnel vous dit qu’il a la solution à vos problèmes, que vous n’avez pas à vous inquiéter, qu’il gère tout, et que vous n’avez rien à faire, que peu importe que vous soyez pour ou contre ce qu’il propose ou que vous soyez ou non partie prenante au processus d’évolution, cela devrait aussi, je pense, allumer une petite lumière orange dans votre intuition. C’est notamment ce qui me fait un peu tiquer avec le positionnement de l'access bar.

Je pense, à l’inverse, que vous êtes la meilleure personne à même de savoir et de sentir ce qui est bon pour vous, et que le fruit du succès de toute recherche de mieux-être réside dans l’alliance entre la personne concernée et celles qui l’accompagnent, entre leurs actions combinées.

Quand c'est de vous qu'il s'agit, ne laissez personne vous faire croire que c'est lui qui a les solutions, qu'il n'a aucune explication à vous donner et que peu importe si vous n'y comprenez rien.

Et l'effet placebo, bon plan ou charlatan?

Les deux mon capitaine!
Tout cela vient aussi poser la question de l’effet placebo, que, je pense, il est grand temps de réhabiliter ! L’effet placebo, dans tout traitement où la personne est consciente, est un élément essentiel de la réussite du traitement. Toujours un lien entre le corps, le mental, et les émotions. Je pourrai en écrire un roman sur cette question du placebo (ça viendra peut-être, qui sait ?...), mais je vais me restreindre à cela pour cette fois.

Peut-être est-ce l'ensemble de l'approche des soins qu'il y a à repenser

A un niveau plus d’organisation du système de santé en France, il me semble que la manière dont tant de gens se détournent de la médecine conventionnelle devrait pousser tout le corps médical (et les politiques) à se demander comment nous en sommes arriver là…
Personnellement, fils de médecin, je n’avais jamais vraiment vu de médecin généraliste avant mes 27 ans. Quel ne fut pas mon étonnement de voir qu’au bout de 10 minutes il m’invitait habilement à mettre fin à la consultation et à la régler ! J’avais l'impression qu’on n’avait à peine commencer à discuter de moi et de mes soucis. J’ai compris ensuite que ce n’était pas spécifique à ce médecin, mais que c'était la manière dont les professionnels du système de santé travaillaient. Cela devrait quand même interpeller sur la nature de la relation entre patients et malades…

Je n’ai pas de solution toute faite, mais il me semble que le constat est largement partagé : de plus en plus de patients considèrent qu’ils ne sont pas vraiment écoutés et que donc leurs problèmes ne sont pas abordés dans leur globalité et dans leur complexité, et de l’autre côté, de plus en plus de soignants dans le système de soin conventionnel sont de plus en plus insatisfaits de la relation qu’ils [ne] créent [pas] avec leurs patients.

Alors il me semble que, pour se protéger collectivement des charlatans, plutôt que de jeter l'opprobre sur toutes les médecines alternatives, il serait plus efficace d'améliorer notre système public de santé, pour qu'il arrête de faire fuir tout un tas de gens qui n'y trouvent plus leur compte.

En résumé :

  • Les diplômes et les certificats, même s'ils sont des indicateurs, ne sont jamais une garantie de qualité de l'accompagnement.
  • Sachez distinguer les médecins des praticiens PSNC. Ils ne font pas la même chose mais peuvent être complémentaires.
  • Pour les professions de soins non conventionnées, au-delà du nom de la technique utilisée ou du titre que le praticien se donne, fiez-vous à une chose essentielle : votre intuition

"Si vous êtes dépressif ou anxieux, vous n'êtes pas faible, vous n'êtes pas fou. Vous n'êtes pas une machine avec des éléments défectueux. Vous êtes un être humain avec des besoins insatisfaits".

Voici ci-dessous une des meilleures interventions TED que j'ai vues depuis longtemps, que je vous invite vivement à regarder (vous pouvez activer les sous-titres en cliquant sur le carré et les points de suspension).

Je suis toujours saisi de constater combien mes clients peuvent rester avec l'idée, que s'ils sont dans cet état de mal-être (que le mot de dépression, d'anxiété, de troubles anxieux, soient posés ou non sur cet état), c'est qu'il y a un truc qui ne colle pas avec eux, qu'ils ne sont pas normaux, pas comme les autres.

Il ne m'a suffit que de quelques mois après mon installation en tant que sophrologue pour percevoir que la dépression et l'anxiété étaient probablement les plus grands maux de notre société actuelle, et que, comme le disait le Pr Kasser :

Nous vivons dans une société qui est conçue pour que nous négligions ce qui est important dans nos vies"

Tim Kasser

Il n'y a pas de solutions simpl(ist)e à appliquer d'un claquement de doigts, mais Johann Hari esquisse tout de même 2 idées fondamentales à explorer :

  • ne pas écarter notre besoin de sens et de vivance de nos valeurs, pour lesquelles l'anxiété et la dépression sont des signaux
  • recréer du lien et et retisser de la bienveillance entre nous, en tant qu'humains ; refaire société.

C'est aussi cela que je m'évertue à faire dans chacune de mes séances en sophrologie, et, comme il le décrit aussi très bien, les séances de groupe ont particulièrement cette puissance à s'appuyer sur nos qualités d'intelligence collective et d'empathie pour aider chacun à se relier à ses besoins.

Il n'y a pas une solution individuelle OU une solution sociétale globale. Les solutions sont probablement individuelles ET sociétales.

Bref, cette intervention de Johann Hari est follement passionnante, et je vous la recommande.

"Si vous êtes dépressif ou anxieux, vous n'êtes pas faible, vous n'êtes pas fou. Vous n'êtes pas une machine avec des éléments défectueux.

Vous êtes un être humain avec des besoins insatisfaits".

Johann Hari

Nous connaissons tous des personnes qui ont dû faire face ou qui font face à une dépression ou à de l'anxiété chronique (si ce n'est nous-même).
Quand nous sommes au fond du trou, il nous est difficile d'être réceptif à ce message, alors profitez-en plutôt pour écouter cette intervention si vous êtes plutôt en forme en ce moment. Elle vous aidera peut-être à être présent de la bonne manière pour vos proches qui traversent un épisode difficile.

Vous êtes en colère qu’on n'interdise pas là, tout de suite, les pesticides en France ? Vous avez ressenti le cœur serré et une tristesse qui a perduré plusieurs jours quand vous avez vu cette photo d’ours polaire rachitique perdu sur son bout de banquise ? Vous êtes inquiets de l’avenir de vos enfants et vous vous demandez s’ils pourront respirer l’air extérieur pendant leurs vieux jours ? Vous êtes déprimé par cette impression d’attendre l’effondrement de la civilisation ou l’extinction de l’Humanité sans pouvoir changer les choses ?
Tout cela porte un nom, ou plutôt plusieurs noms : le Stress climatique, l’éco-anxieté, le burn-out écologique, ou même la solastalgie, concept développé dès 2007 par Glenn Albrecht, philosophe australien de l’environnement, dans son article « Solastalgia: The Distress Caused by Environmental Change ».

Les psychologues et autres thérapeutes voyons désormais rentrer en masse dans nos cabinets des personnes exprimant ces états de mal-être face à un monde qu’ils voient tourner à l’envers et qui les bloquent dans l’évolution de leur vie personnelle.

En gardant à l’esprit quelques préceptes simples, il est possible d’atténuer les effets délétères de cette anxiété latente pour transformer ces émotions et ces pensées entêtantes en quelque chose de positif pour nous.

1- Faites vivre vos valeurs

Il s’agit ici de faire sa part, comme le colibri lors de l’incendie de la forêt. Cette conscience de l’état du monde et les préoccupations qu’elle entraîne est le reflet des valeurs profondes qui vous animent. Sans doute s’agit-il de l’écologie bien-sûr, de la solidarité, de l’empathie, de la transmission, mais trouvez vous-même les mots qui vous parlent le plus, qui résonnent dans votre cœur quand vous les évoquez.

Cette conscience de vos valeurs sera une vraie force, comme une boussole qui vous indique le sens des choix et des actions que vous avez à faire au quotidien. A partir de là, là où vous en êtes dans votre vie, et en fonction ce qui est possible pour vous de mettre en place au vu de vos ressources (de temps, d’argent…), faites vivre ces valeurs au quotidien, à votre échelle. Votre habitat, vos achats, votre métier, vos vacances, votre alimentation, vos engagements associatifs ou politiques… voyez ce qu’il est possible pour vous, pas à pas, de faire évoluer vers la manière de vivre que vous souhaitez. De cette manière vous redonnez du sens à votre vie et vous installez une congruence entre vos pensées et vos actions. Cette congruence est un facteur infiniment puissant d’équilibre personnel.

La légende du colibri, par Pierre Rabhi

2- Acceptez profondément et sincèrement que vous n'avez pas le pouvoir de tout changer

Aussi importantes que peuvent être ces actions individuelles, il est possible que vous restiez avec cette impression que, malgré tout, les autres (vos parents, votre patron, mais peut-être carrément le Gouvernement, Trump, Macron, l’ONU...) ne font pas leur part, eux. Vous avec vos 2 gouttelettes d’eau dans votre bec de colibri, vous avez beau faire votre part, tant que les gros éléphants ne prennent pas le problème à trompe le corps, vos efforts resteront vains.

Cela peut paraître banal de dire cela, mais nous n’avons pas, chacun, le pouvoir de changer tout ce qui nous attriste sur cette planète. Faire le deuil de cette superpuissance est personnellement une des choses les plus libératrices que la sophrologie m'ait apporté.

Prenez une feuille et faites 2 colonnes. Dans la première, litez les choses sur lesquelles vous avez prise, à votre échelle, en lien avec le dérèglement climatique ou l’état de la planète. Dans la deuxième listez les choses que vous voudriez changer mais que vous ne pouvez pas.

Avec cet exercice, vous verrez qu’il y a un certain nombre de choses sur lesquelles vous vous retrouverez à négocier avec vous-même, comme peut-être au sujet de ces plages d’Indonésie que vous avez vues dans un reportage et dont on ne voyait plus le sable parce qu’elles étaient recouvertes de déchets plastiques. Ok, matériellement, vous avez toujours la possibilité de prendre un billet d’avion pour être là-bas dans 3 jours et faire une session de ramassage des déchets. Mais souhaitez-vous faire ce choix-là ? Si la réponse est non (ça me semble fort probable), alors c’est le moment de se résigner à mettre cette plage dans la 2ème colonne, celle des choses que vous ne pouvez pas changer.

Une fois ces 2 listes faites, cela vous donne une visibilité sur ce vers quoi vous pouvez orienter votre énergie et ce pour quoi vous pouvez lâcher prise en acceptant intimement et sincèrement que vous ne pouvez rien y faire avec les ressources que vous avez à votre disposition.

3- Ne laissez pas cette peur couper votre lien à la nature

Accordez-vous des moments dans vos journées ou vos semaines pour renforcer votre lien à la nature. Baladez-vous en forêt ou dans un parc, jardinez pour mettre les mains dans la terre (et la Terre). Profitez de ces moments en conscience des sensations dans le corps, des émotions positives que vous procurent ce lien à la nature. Faites-le avec tous vos sens, écoutez les oiseaux, le bruit des feuilles mortes sous vos pas, sentez les fleurs ou l’humus qui vous entoure, délectez-vous des couleurs, de l’ambiance, touchez les textures des éléments naturels, trouvez peut-être un arbre pour lui faire un câlin, goûtez les fruits que vous cueillez… Si les végétaux ne vous font pas vraiment vibrer, peut-être préférerez-vous faire des papouilles à un chien… ou à un mouton.

En faisant cela, vous vous reconnectez à la force universelle de la nature. Si vous avez l’impression que l’Humanité est en train de faire n’importe quoi, la planète et la nature, elles, activent avec constance leur force vitale, leurs capacités de résilience et de régénération. En passant du temps dans la nature, vous laissez grandir ces capacités aussi en vous.
La nature a cette capacité à mettre au repos notre mental et notre corps, bref, à réduire notre stress, comme le montre cette séquence des Pouvoirs extraordinaires du corps humain (cliquez sur l'image)


4- Orientez votre énergie vers ce qui vous fait du bien

On pourrait passer nos journées à lire des articles, à regarder des émissions et à écouter des podcasts qui nous démontrent à quel point le monde va mal. C’est sûr, on le sait, l’effondrement est proche. Et le pire, c’est que ceux qui ont vraiment le pouvoir de changer les choses ne font pas leur part.

Ok, mais apaiser notre éco-anxiété passe aussi par s’octroyer des moments où on défocalise de ces problèmes. Au-delà de faire vivre nos valeurs et de créer du lien à la nature, il s’agit aussi de dédier du temps à recentrer notre attention sur l’instant présent et à des activités que nous aimons. Qu’on soit passionné de musique ou de musées, de l’Histoire du sport ou des ports, passons du temps à faire ce que nous aimons.
On peut, pendant ces moments, avoir l’impression que l’on serait en train de danser sur le pont du Titanic. Mais il s’agit surtout de recharger nos batteries d’énergie positive, de s’octroyer des moments où on fait simplement autre chose que de laisser notre esprit tourner en boucle sur ce qui nous préoccupe et que nous ne pouvons pas changer. Ces moments sont justement essentiels pour garder les forces et l’énergie de faire vivre nos valeurs.

5- Créez du lien humain

Alors que cette solastalgie peut avoir tendance à vous faire vous replier sur vous-même, en considérant que de toutes façons, il n’y a plus rien à attendre de la race humaine si elle traite la planète de cette manière, parler de nos inquiétudes et de nos sentiments avec d’autres personnes vous aidera à garder une certaine confiance en la bonté humaine. Sans doute vous rendrez-vous compte que d’autres vivent les mêmes émotions que vous. C’est aussi une manière de rendre nos émotions mobilisatrices que de simplement renforcer notre lien aux autres. Cette empathie et ce partage nous permet d’expérimenter des émotions plus agréables.

Soit dit en passant, les autres humains (comme vous), font aussi partie intégrante de la nature. Tisser des relations et vivre des moments de qualités avec les autres, c’est donc aussi ancrer notre lien à la nature.

Par ailleurs, c’est des synergies entre individus que peuvent émerger une intelligence collective. Peut-être cela vous permettra, si vous rencontrez les bonnes personnes, de vous engager vers des projets associatifs qui vous tiennent à cœur par exemple.

6- Accueillez vos émotions

Face au tableau qui nous est dépeint de ce que sera la planète dans les années où nous atteindrons notre espérance de vie, il est tout à fait normal, et je dirais même sain, d’éprouver des émotions pas follement optimistes. Pour certain ce sera un abattement de tristesse, pour d’autres de la colère, pour d’autres encore de la peur et toute sa palette d’émotions voisines.

Ces émotions, aussi désagréables soient-elles, sont positives si on a appris à développer notre intelligence émotionnelle et qu’on sait quoi en faire. Etymologiquement, émotion vient de « mouvement ».  C’est-à-dire qu’une émotion fonctionnelle nous invite à une action, à une mise en mouvement, vers la satisfaction de nos besoins. Accueillez sans chercher à les repousser les différentes émotions que la situation de la planète vous fait éprouver. Sachez interpréter le message que vous envoie le ressenti de telle ou telle émotion et ce qu’elle vous invite à mettre en place.

La sophrologie ou l’EFT peuvent vous permettre d’harmoniser votre lien à vos émotions.

7- Lâchez prise sur votre imperfection

Ne serait-ce que concilier les 6 précédents conseils n’est pas forcément chose facile. Avoir une empreinte carbone nulle, ne produire aucune pollution, disons-le franchement, c’est aujourd’hui un but parfaitement inatteignable. Pour lire cet article (et moi pour l’écrire), nous utilisons des ressources en énergie, en espace (le stockage sur les serveurs), en matériaux (ceux qui composent nos smartphones ou notre ordi). En courant après un but objectivement inatteignable, on court tout droit au burn out. Alors laissez dans votre cœur de la place pour l’idée que vous faites simplement de votre mieux, et que vous êtes parfait dans votre imperfection et entretenez cette bienveillance inconditionnelle envers vous-même.

8- Laissez une place à l'idée que le pire n'est pas certain

Certes, les indicateurs ne sont pas bons. Certes c’est inquiétant. Mais après tout, nous ne savons pas de quoi est fait l’avenir. Peut-être peut-on, en conscience, choisir de croire à l’idée qu’il y a une possibilité que l’Humanité s’en sorte à la fin de l’Histoire, que le cataclysme qu’on nous annonce est peut-être un peu exagéré. Et si, en me lisant, vous vous dites « Mais j’ai pas envie de faire l’autruche moi ! C’est un climatosceptique lui ou quoi ?! », détrompez-vous.

Il s’agit là de faire germer en nous cette idée pour garder notre optimisme face à l’avenir, nous ouvrir les portes des possibles. Faire monter en nous cette espérance et cette vibration énergétique, c’est nous permettre à nous même d’être la personne que nous voulons être dans le monde à venir, c’est nous rendre acteur du monde que nous voulons construire, orienté justement vers l’espérance que la Terre continuera à tourner dans le bon sens pour les humains.

Crédit photo : informedmag.com/ 

Et vous, qu'est-ce qui vous stresse dans la vie? 

Le petit dernier qu’il a fallu emmener aux urgences la semaine dernière ? Le dossier que vous devrez remettre pour la fin du mois ? La déclaration d’impôt à envoyer avant ce soir minuit ? La remarque de votre belle-mère qu’elle a osé sortir dimanche dernier en plein repas de famille ? Les prochaines vacances qu’il va falloir occuper ? L’attentat qu’il y a encore eu la semaine dernière dans le pays voisin ?

Avez-vous remarqué qu’aucun de ces événements n’est au présent?

Instant présent travail sophrologie

Dessin par Matthieu Doré

Retrouvez l'intégralité de l'article sur le site de l'Espace Floréal, le lieu où j'anime le programme de sophrologie en groupe 2019-2020 (rue Floréal à Nantes, entre le rond-point de Rennes et Petit Port)

Vous aussi, vous avez remarqué ? Cela fait maintenant plusieurs années qu’il est impossible de regarder la télé plus d’une heure sans voir au moins 3 pubs de chez Comme j’aime. Cette marque, maintenant rejointe par des concurrents ayant copié le concept use à outrance de tous les codes grossiers de la publicité sans vergogne et sans éthique. Pourtant, en promettant la perte de kilos par dizaines avec des plats tout faits, le concept est particulièrement dévastateur, et entraîne les clients à se couper de toutes les sensations de base qui sont les seuls à même de les réconcilier avec leur corps et avec leur alimentation.

En préambule, je tiens à mettre les points sur 3 i :

  • j’en suis moi-même passé par les régimes (pour moi c’était Dukan) et je sais quels sont les mécanismes en jeu. Je sais à quel degré de désespoir il faut en être arrivé pour s’en remettre corps et âme à ce que quelqu’un décide à notre place de tout ce que l’on va manger pendant des semaines. Je sais aussi le tourbillon émotionnel d’excitation et de frénésie que cela provoque de voir à quel point on perd rapidement et facilement les premiers kilos quand on a bataillé pendant des années pour se retenir de manger ci ou ça. Mais je sais tout aussi bien l’incompréhension et la surprise quand on perd si vite des kilos et qu’il est si difficile d’assimiler ce qu’il se passe. Je sais aussi comment l’effet yoyo qui suit presque inévitablement le régime ne fait qu’empirer le désespoir initial et comment il s’inscrit au plus profond de la mémoire corporelle. C’est mon expérience qui m’a amené à chercher d’autres approches pour gérer mon poids, et au-delà de ça, l’image que j’avais de mon corps, et m’a dirigé vers la sophrologie. Aujourd’hui, je m’exprime en tant que sophrologue qui accueille notamment des personnes complètement perdues face à la multitude d’injonctions parfois contradictoires au sujet de l’alimentation, et qui doit trimer pour les accompagner à retrouver leur libre arbitre et se reconnecter à elles-mêmes. 
  • nous n’avons pas tous le même poids de forme, ni le même IMC de forme. Ce ne sont que les diktats des réseaux sociaux et de la publicité qui nous ont poussés, de manière insidieuse, à considérer qu’il y avait un idéal de beauté et un type corporel que tout le monde pouvait atteindre. Or, de la même manière qu’il y a des grands et des petits, des blonds et des bruns, il y a des personnes avec un type morphologique plutôt mince et d’autres avec un type morphologique plutôt fort. Certaines personnes, quand elles sont soumises au stress, ont tendance à grossir, d’autres à maigrir. C’est bien que nous sommes constitués différemment. C’est notre diversité qui est fabuleuse et c’est par son acceptation que nous atteindrons l’acceptation de comment nous sommes nous-même. Demander, comme le fait Comme j’aime, combien de kilos nous voulons perdre, c’est enfermer les gens dans un idéal physique standardisé. 
  • non la 1ère semaine Comme j’aime n’est pas gratuite. La ficelle, répétée jusqu’à écœurement, est bien trop grosse pour ne pas être démasquée. Sur un forum, Annabelle, de chez Comme j’aime nous précise :

A 89€ la semaine pour le programme le moins cher, ne vous inquiétez pas pour eux, vous payez bien la première semaine. Au minimum, vous aurez donc à payer le renvoi de 3 semaines de repas. C’est LA formule magique qu’a trouvé ce modèle économique pour vous forcer (pardon, vous inciter) à garder et payer l’ensemble du premier mois.

La gestion des émotions, au centre de notre rapport à l’alimentation

Toute personne souhaitant apaiser son rapport à l’alimentation et ayant un tant soit peu analysé la manière dont elle mangeait se rend assez vite compte que ce qui la fait manger plus que de besoin, ce sont surtout les émotions désagréables. Une mauvaise journée au travail ? Un Mc Do pour me consoler. Une dispute dans le couple ? Et si je me faisais ce pot de glace qui me fait de l’œil depuis que je l’ai acheté il y a 2 semaines… Une odeur de pain au chocolat tout chaud en passant dans la rue ? Alors là, impossible de résister !

Nos émotions sont des vecteurs puissants de nos actions !

D’ailleurs, Comme j’aime, par les publicités dont ils nous abreuvent, nous montrent qu’ils l’ont très bien compris. Ils cherchent, avec une pointe de grossophobie parsemée au fil de leurs innombrables spots, à vous faire éprouver des émotions : un zeste de dégoût et une petite lichette d’admiration qui viendrait napper une bonne dose de culpabilité. Ils espèrent que ce sera ce cocktail d’émotion, secoué dans le shaker de la lassitude (celle de la répétition des pubs) qui viendra déclencher votre acte d’achat.

Prendre un peu de recul sur pourquoi et comment nous mangeons quand nous sommes en prise avec telle ou telle émotion, c’est absolument incontournable. La sophrologie (avec d’autres : je pense à la méditation, à l’EFT, mais la liste n’est pas exhaustive) a pour vous des recettes pour vous relier harmonieusement et doucement à vos émotions. C’est en appréhendant mieux les situations qui nous étouffent un peu au quotidien qu’on se libérera de la nourriture en tant qu’anesthésiant de nos émotions et en tant que remplisseur de vide.

Le cercle vicieux des régimes

C’est d’autant plus rageant de voir Comme j’aime jouer de vos émotions pour vous faire acheter leurs menus alors même qu’ils ne disent rien de la gestion des émotions en tant que condition essentielle à l’équilibre alimentaire.

Dans la palette des sentiments qu’il faudra réapprendre à gouter, il y a aussi la bienveillance, envers nous-mêmes, envers nos travers, envers nos imperfections, envers notre manière d’agir. Cela passe par une autre manière de vivre sa corporalité, de se libérer du poids du corps image pour se réconcilier avec son corps expérience. Il s’agit de se réapproprier le corps, par son vécu interne, pour donner moins de place à son corps comme une vitrine vue de l’extérieure. Cela va donc bien plus loin que de modifier son alimentation. Focaliser son énergie uniquement sur l’alimentation est la principale source d’échec des régimes. Ce n’est pas par le contrôle que l’on se libère de conduite que l’on souhaite changer, mais par le lâcher-prise.

C'est par ce lâcher-prise qu'il est possible de se reconnecter petit à petit à soi en se libérant des injonctions liées à la nourriture ou au besoin d'un corps esthétiquement idéalisé. Et surtout, c'est par cette libération qu'on arrivera peut-être à, tout naturellement et sans effort, retrouver notre poids de forme. Je parle bien du "poids de forme", et non pas du poids souhaité... Mais à ce stade là, vous aurez normalement lâcher-prise de vouloir atteindre un poids qui ne vous correspond pas.

Dit de manière un peu raccourcie : ce n'est pas en maigrissant que vous deviendrez heureux·se. C'est en étant heureux que vous maigrirez ; et si jamais vous ne maigrissez pas, tant pis, puisque vous serez heureux quel que soit votre poids. Et cette force intérieure-là, une fois gagnée, personne ne pourra vous l'enlever!

Vous savez mieux que les autres ce dont votre corps a besoin.

Ce dont Comme j’aime a besoin, c’est de vous vendre des programmes de nourriture suremballée et micro-ondable pour continuer à financer de nouvelles campagnes de pub (franchement, quand est-ce que ça va s’arrêter ?!). Ce dont vous, vous avez besoin, c’est de vous reconnecter à vous-même, à vos émotions, à vos pensées, et à votre corps.

C’est comme cela que vous apprendrez à vous fier petit à petit à vos intuitions, à vos envies, à ressentir vos besoins corporels. Et cela passe par le fait d’appréhender d’une nouvelle manière votre façon de faire les courses, une nouvelle manière sans doute d’envisager la préparation des repas. Peut-être faudra-t-il vous remettre à cuisiner un peu…  Lors de ces 2 expériences (les courses et la cuisine), vous ferez appel à vos sens : est-ce que ça a l’air appétissant ? est-ce que ça sent bon ? comment c’est au toucher ? et bien-sûr, quel goût ça a ? Il s’agit d’affiner votre nez, vos papilles, de refaire confiance à votre intuition sensorielle…

Je sais à quel point cela peut paraitre laborieux par rapport à un régime qui vous promet de vous faire perdre 4 kilos en 7 jours. Je peux pourtant aujourd’hui vous affirmer que c’est la condition sine qua non à ce que votre équilibre alimentaire soit durable et à quel point il est possible de développer ces capacités-là, pour peu que l’on sorte de l’approche simpl(ist)e des régimes.

En appliquant un régime, votre cerveau ne fera pas la différence avec un état de famine, et cela viendra ancrer une marque indélébile au plus profond de votre mémoire corporelle. Ce qui ne fera que renforcer l’effet yoyo.

« Adieu corvée de courses ! Adieu l’angoisse du menu ! Vive la liberté ! » annonce fièrement Comme j’aime… Génial ! C’est exactement le contraire de ce dont vous avez besoin pour retrouver un lien harmonieux à la nourriture. Quant au « Vive la liberté ! », là c’est vraiment la cerise sur le gâteau du n’importe quoi. A qui font-ils croire que la liberté est d’avoir une alimentation à 100% faites de plats déterminés à l’avance ?! De quoi peut-on se libérer en s’en remettant totalement à une entreprise à la stratégie de communication si agressive ?

Le plaisir, un ingrédient indispensable de la satiété

L’alimentation sert à nous donner les apports nutritifs dont nous avons besoin. C’est indéniable, et c’est ce qui fait que l’addiction au surplus de nourriture ou au sucre par exemple est une addiction à part. On peut vivre en arrêtant de fumer ou de se droguer. On ne peut pas vivre en arrêtant de s’alimenter. Du moins pas encore, et j’espère bien que les entreprises qui auront ce projet pour la société feront vite faillite.

Mais l’alimentation, c’est aussi du plaisir ! C’est du plaisir sensoriel (le crépitement de ce qui est en train de sauter dans une poêle, l’odeur des toasts grillés, les différentes textures présentes dans un plat, la surprise d'un coeur coulant qui se déverse d'un dessert ou d’un œuf mollet quand on lui donne le premier coup de fourchette). C’est du plaisir partagé entre amis lors d’un repas de fête ou d’un diner au restaurant. Et ce plaisir n’est accessible qu’à la condition de se laisser aller à un certain lâcher-prise.

Comme j’aime, c’est l’anti-plaisir, c’est l’anti lâcher-prise !

Où est la notion de plaisir quand on a tout ce dont on doit manger dans un carton et que l’on doit amener notre barquette micro-ondable à la soirée barbecue de notre meilleur ami ? Où est la notion de plaisir quand chaque repas consiste à transvaser le contenu d’une barquette dans une assiette, telle une vulgaire boite de conserve, et que rajouter une noisette de beurre ou d’huile serait sacrilège ? Où est le plaisir quand on ne mange aucun aliment frais pendant des semaines?!

Alors oui, se relier à ses envies et à ses besoins, cela passe, aussi, parfois, par la délectation d’un éclair au chocolat de notre boulangerie préférée, pour la simple et bonne raison que ça nous fait plaisir. Ce plaisir-là, c’est aussi un de nos besoins. Et c’est d’autant plus plaisant qu’on ne culpabilise pas et qu’on fait confiance à notre intuition corporelle et à notre lâcher-prise pour nous guider ensuite vers les aliments qui répondront à nos autres besoins. Ces nouveaux besoins viendront sans doute compenser le léger trop plein de sucre de notre éclair.

Le lien humain, un ingrédient phare d’une transition réussie

L’accompagnement téléphonique proposé par Comme j’aime est à la prise en charge diététique ce qu’un flan est au far breton (et tant pis si j'étale au grand jour ma bretonnitude dans cette phrase).

Un des aspects qui me tient à cœur, dans toute démarche de travail sur soi accompagnée par des professionnels, c’est la qualité du lien humain. C’est un peu mon dada ; ma marotte diront certains.

Quand on est en prise avec un tourbillon émotionnel, qu’on se sent un peu perdu et qu’on se sent seul face à un problème de poids qu’on a l’impression d’être le seul à vivre de cette manière (là encore, je sais par expérience de quoi je parle), ce dont on a besoin, c’est avant tout d’être entendu, compris, et considéré. Et c’est une illusion de croire que ce besoin peut être comblé par des conseillers minceur joignable par téléphone et travaillant pour une marque qui a surtout besoin de vous vendre des produits.

La qualité d’écoute, de présence, d’empathie, la communication non verbale, essentielles à l’accompagnement dans le cadre d’un nouvel équilibre alimentaire, et au-delà de ça, d’un nouvel équilibre de vie, ne passeront jamais par le téléphone. C’est pourtant, je dirais, ce qui fait 50% du succès de la transition vers ce nouvel équilibre. Pour cela, il y a des professionnels compétents : des sophrologues bien-sûr, mais aussi des diététiciens, des coachs, des hypnothérapeutes, etc… D’ailleurs, bien plus que le nom de sa spécialité, c’est ici à la confiance et la qualité du contact que vous arriverez à créer avec votre accompagnant qu’il faudra se fier.

Pour aller plus loin sur la question :

  • Le blog de Sabine Pernet, sophrologue dans le Pas-de-Calais, qui a une section dédiée aux questions de gestion du poids. Elle a notamment inspiré mon schéma du cercle vicieux des régimes.
  • Un article du Huffington Post : Les régimes sont ils dangereux? La preuve par 5.
  • Le site internet du G.R.O.S (Groupement de Recherche sur l'Obésité et le Surpoids), qui promeut une approche globale de la personne dans la gestion de son poids.

J'étais hier matin l'invité de Simon Ains sur France Bleu Loire Océan, pour évoquer les problèmes de sommeil dont nous sommes nombreux à être sujets, et donner quelques pistes pour apporter des solutions.

J'étais hier matin l'invité de Simon Ains sur France Bleu Loire Océan, pour évoquer les problèmes de sommeil dont nous sommes nombreux à être sujets, et donner quelques pistes pour apporter des solutions.

Je suis toujours assez surpris de constater à quel point le sommeil est l'aspect avec les bénéfices les plus rapides pour les personnes, après seulement quelques séances de sophrologie, et ce, même pour les personnes qui ne viennent pas consulter initialement pour cette problématique spécifique.

En effet, le sommeil est souvent considéré comme secondaire par rapport aux autres problèmes qui peuvent être les différents motifs de consultation, souvent focalisées sur la question du stress.
Et en effet, notre qualité de sommeil est aussi un très bon indicateur de notre équilibre, de notre épanouissement.

Ce n'est bien souvent que quand on perd drastiquement le sommeil que l'on se rend compte à quel point il est essentiel et c'est alors qu'on se décide à consulter pour mieux dormir.
Mais au-delà de quand ça va mal, notre sommeil est, chaque nuit, un vecteur absolument central et indispensable de notre épanouissement.

La sophrologie offre des outils simples mais puissants qui favorisent un endormissement et un sommeil de qualité, à travers notamment des exercices de lâcher-prise, de détente, et d'écoute corporelle. Ces outils peuvent ensuite être réutilisés en autonomie au quotidien, et en améliorant le sommeil, peuvent véritablement changer la vie.

Selon moi, comme sur les autres problématiques que traitent la sophrologie, la notion d'acceptation est aussi centrale. On a tous pu constater qu'il n'y a rien de pire pour compliquer l'endormissement que de s'énerver qu'on n'arrive pas à s'endormir. Et bien la sophrologie va aussi permettre de s’entraîner à accepter ce qui est, là, ici et maintenant, que ce soit une situation, une sensation, une émotion. Voilà une autre clé d'un meilleur sommeil, d'une diminution du stress et des tensions dans la journée, et donc d'un meilleur sommeil... Et c'est ainsi qu'on fait tourner le mental, le corps et les émotions en cercle vertueux plutôt qu'en cercle vicieux.

C'est ce que nous avons évoqué dans La Vie en Bleu, malgré un format d'émission très court, où il est difficile de rentrer dans le fond du sujet :

Nous avons essayé de définir ce qu'est le stress au travail et d'identifier quelques facteurs de stress au travail. J'ai aussi bien-sûr essayé de dessiner quelques pistes pour réduire et gérer ce stress au travail. Vous pouvez réécouter l'émission ici :

Des podcasts inspirants sur le sommeil

Je souhaite aussi vous partager ici 2 sources de contenus audios sur le sommeil :

- un podcast d'émissions de moins de 5 minutes sur les différents aspects du sommeil, plutôt sur le fonctionnement cérébral pendant le sommeil. Les avantages et les inconvénients de ce format très court : ça s'écoute facilement en un moment, mais c'est résumé, très résumé.

- un dossier de France Culture qui regroupe leurs différentes émissions qui ont traitées du sommeil, souvent passionnantes et variées (les rêves, les effets des écrans, le lien avec la santé, les médicaments, etc...).

Explorez ces contenus en cliquant sur l'une ou l'autre image.

Je ne sais pas si j'ai rêvé ce conte, ou si je l'ai lu quelque part, mais comme je n'ai pas réussi à le retrouver malgré de nombreuses recherches, j'ai décidé de l'écrire. 

L'archer chinois

Li Wei, un jeune homme chinois, allait bientôt participer au concours d’archers de Jinchang, le plus prestigieux concours d’archers de toute la Chine, auxquels participaient un millier de jeunes hommes venus de toutes les provinces de Chine. 

Li Wei avait été durement sélectionné parmi tous les archers de sa province, qu’il allait pouvoir représenter fièrement. Sa dextérité, sa vision, la précision de ses gestes, le soin avec lequel il préparait ses arcs, son savoir-faire, ses connaissances techniques, son ajustement par rapport au vent… tout cela l’avait aidé à surpasser aisément tous les autres concurrents du Jilin, et faisait de lui, sans nul doute, un des plus sérieux participants pour le titre de Meilleur Archer Chinois.

Li Wei arriva d’ailleurs facilement à se qualifier pour la finale, avec les 14 autres meilleurs archers du pays. Il fallait maintenant, à intervalle d’une heure, tirer 3 séries de 5 flèches. 

Pour la 1ère série, Li Wei se prépare mentalement. Il pense à tout ce que pourra lui apporter la victoire ; la gloire de la première marche du podium, l’admiration des autres concurrents, son nom dans les journaux, la médaille d’or, la somme d’argent promise en vainqueur, qui pourra enfin changer sa vie et celle de sa famille.

3 flèches dans le cercle extérieur de la cible, 2 flèches qui ne touchent pas la cible. 
L’enjeu était trop grand. 

Seule la meilleure série de flèches sera prise en compte. Il peut encore se reprendre.

Pour la 2ème série, Li Wei change sa technique de préparation : il pense à ce pourquoi il doit absolument gagner : pour ne pas rentrer chez lui en expliquant pourquoi il aura perdu, pour ne pas connaitre de nouveau la tristesse des tournois perdus quand il était petit, parce qu’il sait tout simplement qu’il vaut mieux que ce qu’il a fait en première série et qu’il ne peut pas échouer si sèchement, parce qu’il ne pourra pas supporter le regard des autres concurrents s’il termine dernier. Ce n’est pas possible.

1 flèche sur le bord de la cible, 4 flèches qui ne touchent pas la cible.

La peur l’a paralysé. Catastrophe! 

Pour la 3ème série, Li Wei se souvient des conseils de son maître : se recentrer sur sa respiration, ses sensations dans l’instant. Li Wei utilise donc cette heure pour se préparer. Il arrive sur le pas de tir, et ce moment apparaît soudain comme un moment de béatitude, un moment hors du temps : il n’y a plus que lui, sa respiration, ses sensations, la cible au loin qui se dessine précisément dans ses yeux. Il prend le temps de ressentir le vent, une légère brise chaude qui souffle depuis l’est-sud-est. Li Wei est décontracté. Il n’y a plus ni passé ni futur, seul l’instant présent, lui ses gestes, ses flèches et la cible. Il adapte à chaque tir la tension exacte avec laquelle il sait qu’il doit bander son arc. Il la reconnait à la sensation de la corde s’enfonçant dans ses doigts ; cette sensation qu’il connait par cœur. Et il décoche ainsi chacune de ses 5 flèches. 

5 flèches, en plein dans le mille.

La victoire, la gloire, le podium, l’admiration, la médaille, la somme d’argent… tout cela est pour lui désormais, même s’il lui fallut quelques minutes avant de le réaliser.

Je participais le 7 mars dernier à une journée Qualité de Vie au Travail organisée par Geodis, pour rencontrer les salariés, recueillir leurs attentes et faire connaitre les bienfaits de la sophrologie et du yoga du rire en entreprise.

Geodis, entreprise référente du secteur de la livraison, basé dans l'agglomération nantaise près de l'aéroport, organisait, avec la collaboration des étudiants de l'ISEFAC, sa cinquième journée QVT.
L'occasion pour elle d'engager une réflexion avec ses salariés pour perfectionner les conditions de travail dans l'entreprise, favoriser l'épanouissement au travail et faire connaitre son engagement dans cette démarche auprès de ses clients et ses fournisseurs.

Un sophrologue avait toute sa place dans ce contexte. J'ai donc tenu un stand lors de cette journée, pour faire connaitre les possibilités qu'offre la sophrologie en entreprise et pour proposer des petites séances découvertes.
J'ai été surpris par les retours très positifs des participants à mes ateliers, qui ont souvent eu des vécus très agréables, alors même que les séances se déroulaient dans un cadre très éloigné du cadre idéal de séances de sophrologie.

Quelques pistes intéressantes de possibilités d'ateliers à mettre en place se sont dessinées, pour être à l'écoute du corps dans les tâches du quotidien, pour optimiser un sommeil récupérateur, etc... Chaque entreprise aura ses propres besoins auxquels un sophrologue doit pouvoir apporter une diversité de réponses.

France Bleu Loire Océan est venu couvrir cette journée et nous a laissé un petit souvenir, dans sa chronique C'est ma boite, à réécouter ci-dessous. Pour ma part, j'y parle ici surtout de yoga du rire :

Voilà aussi l'intervention de Vanessa Musset, qui était aussi présente sur cette journée, et dont l'intervention a été diffusée le lendemain par France Bleu :

Je souscris totalement à l'idée qu'en plus de proposer aux collaborateurs des ateliers pour décompresser et gérer leur stress, avec la QVT, il s'agit aussi de modifier l'organisation et les méthodes de management au sein des entreprises. Ces deux approches sont pour moi totalement complémentaires et indissociables.

"Les managers sont aujourd’hui très fortement remis en cause par les nouvelles façons de travailler et par les nouvelles générations – ils ont intérêt à changer, car leur façon de diriger traditionnelle ne fonctionne plus dans de nouveaux environnements. Le management juste offre ainsi un meilleur équilibre entre les besoins des salariés (pouvoir prendre des initiatives) et ceux des directions (innovation, rapidité). Pour gagner en légitimité, l’un des principaux moyens pour le manager est donc la justice. C’est l’un des domaines de recherches ..."

EntrepriseRetrouvez cet article passionnant dans son intégralité sur le site www.myhappyjob.fr. Dans cette interview, Thierry Nadisic, chercheur et enseignant en comportement organisationnel à l’EM Lyon Business School, développe sa vision quant au besoin de justice dans les entreprises et dresse quelques pistes pour renforcer cette justice managériale, et en faire ainsi une véritable "glu sociale" au sein des organisations.

J'ai juste envie de corriger le fait que non, l'injustice n'est pas en soi une émotion, même si bien-sûr, elle est le moteur d'innombrables émotions, et en premier lieu, de colère.

De la nécessité de la gestion de la colère en entreprise

C'est ainsi que la colère est devenue une émotion presque généralisée au sein des entreprises, même si c'est bien souvent une colère froide, intériorisée, masquée, étouffée, tant on ne sait pas comment gérer cette colère.
Avec la sophrologie, telle que je la pratique, qui combine des techniques de sophronisation visant la prise de recul face à des situations du quotidien et des échanges visant à renforcer notre intelligence émotionnelle, il est possible de transformer cette colère intériorisée en quelque chose de positif justement pour répondre à ce besoin de justice qu'ont les salariés au sein des entreprises.

En s'appuyant notamment sur les bases de la communication non violente, j'accompagne les salariés à exprimer leurs besoins et à trouver avec leurs responsables des solutions qui répondent à la fois aux besoins de l'entreprise et de ceux qui y travaillent. En ce sens, la sophrologie devient une approche de médiation en entreprise pour que chacun y trouve son compte ; c'est un ciment qui remet du sens et du plaisir de travailler ensemble, un vecteur de changement organisationnel.

Dans un article fort intéressant (à retrouver ici en intégralité), Le Monde nous liste 16 biais de l'esprit qui nous empêchent de mieux nous connaitre et de faire les bons choix.

Pendant mes séances, j'ai pour habitude de parler des conditionnements, des injonctions, des croyances limitantes, qui viennent affecter notre épanouissement, et en particulier la confiance en nous.

Ici, avec l'ikigai (le développement personnel à la japonaise), ce sont d'excellentes pistes de réflexion qui se présentent à nous, pour comprendre et prendre un peu plus conscience de comment sont amenés nos choix, nos actions, nos pensées, et donc, in fine, notre bonheur.

J'avais déjà relevé il y a quelques mois le fameux schéma du ikigai, à la confluence de ce qu'on aime, de ce qu'on sait faire, de ce dont on peut tirer une rétribution et de ce dont notre monde a besoin. Pour moi, le ikigai, c'est ce qui FAIT SENS, pleinement.

Alors pour 2019, je vous souhaite à vous tous, de trouver et de faire vivre, au quotidien, votre ikigai, et de vous libérer de vos biais de la pensée!

Une excellente année 2019 à tous! 

Et voilà donc les 16 biais à éviter :
1. S’en tenir à sa première impression
2. N’attribuer ses succès qu’à soi-même et ses échecs qu’aux autres
3. Persévérer dans l’erreur
4. Surévaluer ou sous-évaluer ses compétences
5. Se conformer aux choix de la majorité
6. Se laisser influencer par la façon dont les choses sont présentées
7. S’opposer d’office à toute suggestion
8. Surévaluer l’opinion des figures d’autorité
9. Ne voir que ce que l’on croit
10. Accorder plus de valeur à ce qui nous est familier
11. Préférer le statu quo à la nouveauté… et vice versa
12. Refuser de voir les réalités dérangeantes
13. Croire le négatif plus vrai que le positif
14. Se suradapter à son milieu socioculturel
15. Se restreindre au « risque zéro »
16. Croire que l’on sait déjà

Beaucoup de méthodes nous aident à gérer nos émotions désagréables. Une séance de yoga du rire permet de laisser en nous toute sa place à une émotion essentielle : notre joie spontanée. 

Parution Ouest-France Yoga du Rire

Avec cet atelier de yoga du rire, vous expérimenterez le rire sans raison pour laisser toute sa place à votre joie naturelle.  Ce rire et cette joie nous transforme, corporellement et mentalement, elle change notre regard sur les autres et sur le monde, au-delà même de la séance.

Venez découvrir quels sont les bénéfices que vous tirerez du yoga du rire!
Apportez, si vous en avez, un tapis de yoga ou de gymnastique.

Cet atelier est organisé dans le cadre du cycle de conférences et d'ateliers organisé par l'association PNL-Atlantique, association dont le but est de développer la pratique de la PNL (Programmation Neuro-Linguistique). Par les conférence et les ateliers qu'elle organise, PNL-Atlantique souhaite créer du lien entre la PNL et les autres disciplines.

Infos et inscriptions : http://pnl-atlantique.org/ 

Smileys rire

Au-delà du 14 janvier : où rire à Nantes? 

Je suis animateur de yoga du rire au Club de Rire de Nantes. Le club du rire propose différents créneaux hebdomadaires et l'inscription y est possible toute l'année. Les séances sont animées par différents animateurs. J'anime une séance sur 3 le mardi soir.

Vous avez un groupe, une équipe, avec qui vous voulez bénéficier ensemble des bienfaits du rire? Contactez-moi pour que je puisse organiser pour vous une séance de rire personnalisée.
Vous ressortirez de la séance avec plus de capacité à lâcher-prise, à prendre de la distance sur ce qui vous enquiquine, et en vous ayant reconnecter avec la joie de votre enfant intérieur! C'est garanti!

Ce n’est pas parce que je suis heureux que je ris. C’est parce que je ris que je suis heureux.
MADAN KATARIA, médecin indien, créateur du yoga du rire.

 

J'étais ce matin l'invité de Gilles Colliaux, dans l'émission La vie en bleu. 

France Bleu Thomas LeyNous avons essayé de définir ce qu'est le stress au travail et d'identifier quelques facteurs de stress au travail. J'ai aussi bien-sûr essayé de dessiner quelques pistes pour réduire et gérer ce stress au travail. Vous pouvez réécouter l'émission ici :

Nos croyances limitantes sur le travail comme freins au changement 

Je souhaite revenir ici sur une idée que j'ai évoqué : l'idée de se défaire de l'idée qu'on est coincé à un poste de travail, qu'on ne peut pas se défaire de ce travail. Cette idée, très ancrée chez beaucoup d'entre nous, fait que quand nous sommes à un poste qui ne nous satisfait pas, il peut vite nous apparaître comme une croix à porter jusqu'à ce que la vie nous offre enfin une retraite qui sera vraiment bien méritée après une vie à en baver.

Se défaire de cette croyance permet alors d'ouvrir un champ des possibles. En se débarrassant de cette croyance, qui nous coince dans notre situation de mal-être, on ne plaque pas forcément notre travail pour changer du tout au tout, mais alors, si on y reste, cela devient un choix conscient : "Ce travail, il n'est pas parfait, mais il a au moins le mérite de..." (je vous laisse compléter).

Et dans cette situation, nous sommes alors plus à même de faire des choix de ce qui est bon pour nous et de faire en sorte que ce travail cesse d'être la corvée à laquelle on semblait être condamnée. Ce peut être en choisissant d'essayer de créer plus de liens avec les clients, en essayant de proposer des idées nouvelles quitte à ce qu'elles soient un peu farfelues, ça peut être en choisissant de préparer notre sortie de ce poste pour y aller le cœur plus léger le temps de concrétiser un autre projet. On s'extrait alors d'une dynamique qui nous mène inexorablement à l'épuisement professionnel, à court terme ou à petit feu.
Toutes ces considérations ne sont pas possibles si on s'enferme dans une pensée comme "Je voudrais ne pas être ici mais je n'ai pas le choix et je ne pourrai jamais en sortir".

La sophrologie est une méthode efficace pour se reconnecter à soi, à ses besoins, et faire tomber progressivement ses croyances limitantes pour retrouver du plaisir dans son travail.

Une offre à destination des entreprises

En parallèle à cette intervention radio sur le stress au travail, j'ai souhaité structuré mon offre de prestation, de sophrologie mais aussi de yoga du rire, à destination des entreprises et des organisations.

Ateliers sophro thématiques, relaxation, cycle de sophro en groupe, accompagnements individuels au sein des entreprises : vous pouvez retrouver ici cette offre en détail.

Offre entreprise sophrologie Nantes

Je souhaite ici mettre en lumière une émission très intéressante (comme souvent avec Grand bien vous fasse, présenté par Ali Rebeihi sur France Inter), sur les complexes physiques, une des problématiques pour lesquelles j'en suis venu à la sophrologie, et que j'aime particulièrement travailler pour les clients qui souffrent de ces complexes.

Comment surmonter nos complexesChristophe André définit ces complexes comme une "focalisation de notre esprit sur un défaut, peu importe qu'il soit réel ou supposé". Cette focalisation sur un complexe s'alimente elle-même jusqu'à nous persuader qu'elle est la cause de nos échecs et de nos difficultés, en amour, en amitié, au travail...

C'est en ce sens, que la sophrologie, avec tout ce qu'elle apporte comme outils de défocalisation de l'esprit, a tout son intérêt. Car les complexes ne résident pas tant dans la manière dont les autres nous voient que dans celle dont nous nous percevons nous-mêmes.

La beauté ne peut jamais avoir une idée claire d'elle-même.
GOETHE

En consultant un sophrologue alors qu'un complexe physique vous gâche le quotidien, vous pourrez donc par exemple :

  • réapprendre à appréhender votre corps en tant que sujet (vivre dans votre corps, au contact de vos sensations) et non seulement en tant qu'objet de regard
  • renforcer une meilleure connaissance de votre corps, ressenti et perçu, et ainsi remettre en question une vision peut-être erronée de votre corps pour en revenir à une vision plus objective
  • diminuer la charge émotionnelle négative liée à une parole reçue, (comme certains témoignages dans l'émission, où un proche, un professeur, un soignant, un vendeur, au détour d'une phrase pour lui/elle anodine, vient ancrer en quelques secondes un complexe qui nous poursuivra ensuite pendant des années)
  • Réinvestir le plaisir à travers d'autres occupations et préoccupations que celles basées sur l'esthétique et le physique, pour "ne plus s'occuper de l'effet que l'on fait, et commencer à vivre", comme il est dit dans l'émission
  • Se défaire des stéréotypes physiques que l'on a intégré et à travers lesquels on évalue les autres, qui devient aussi la grille de lecture à travers laquelle on se juge soi-même
  • vous permettre d'envisager un avenir qui sort de nos fonctionnements et nos schémas habituels qui nous enferment dans ce complexe
  • reconquérir l'estime de soi
  • lâcher-prise d'une quête de perfection de manière générale, et donc de perfection physique inatteignable

Je retiens aussi 2 des conseils phares donnés en fin d'émission :

  • s'entourer de personnes bienveillantes, pour lesquelles notre apparence physique et notre esthétique n'est pas l'enjeu.
  • remettre en question notre lien aux réseaux sociaux, qui sont souvent des "usines à complexes", car les complexes se nourrissent de la comparaison aux autres

A partir de ce lundi 15 octobre, je prends les clés d'un nouveau cabinet, pour vous recevoir dans de meilleurs conditions et à des horaires plus adaptés à vos besoins. 

Votre cabinet quitte le 108 boulevard des Belges pour poser ses valises au 18 quai de Versailles à Nantes.

Un cabinet dynamique partagé avec des masseurs-kinésithérapeutes, ostéopathes, et infirmières, une vue imprenable sur l'Erdre qui invite à la quiétude et à la contemplation, une position plus centrale et mieux accessible en transports en commun, voilà les principaux avantages du nouveau cabinet situé au pied de l'arrêt de tram St Mihiel.

De plus, j'ai maintenant une amplitude horaire plus large pour vous recevoir, avec des créneaux disponibles les après-midi les lundi, mardi, mercredi et vendredi, ainsi que toute la journée du samedi.

J'en profite pour remercier ici Marine Cabedoce, podologue au Boulevard des Belges, dont j'ai eu plaisir à partager le cabinet, et je me réjouis de voir son évolution professionnelle, et la reconnaissance qu'elle acquiert sur Nantes en tant que podologue posturologue. Je souhaite que ma collaboration au sein de mon nouveau cabinet soit aussi porteuse de sens et de joie.

Voilà en avant-première, quelques photos prises dans le nouveau cabinet :

Logo France Bleu Loire Océan

J'étais ce matin l'invité de Gilles Colliaux, sur la matinale radio de France Bleu Loire Océan. Nous y avons parlé du stress, des émotions, et comment la sophrologie peut nous aider à gérer ces désagréments au quotidien.

J'y ai expliqué comment Hans Selye, médecin autrichien, a défini le stress dans les années 50 comme le "syndrôme général d'adaptation". Ce sont toutes ces manifestations physiques (sueurs froides, accélération cardiaque et respiratoire...) qui forment les manifestations physiologiques du stress, souvent alimentées par le mental et le discours intérieur, mais qui sont à la base destinées à nous permettre de nous adapter à la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Ancestralement, il était bien utile à Cro-Magnon d'avoir le cœur qui battait plus vite pour pouvoir s'enfuir ou combattre le mammouth qui se présentait à lui, et ce sont ces mémoires que nous gardons aujourd'hui, ou chaque élément stressant apparaît comme un danger potentiel. C'est quand le stress s'inscrit dans la durée ou de manière trop répétée, qu'il génère petit à petit des effets délétères sur le corps, qui s'épuise à devoir toujours s'adapter (fatigue, problèmes dermatologiques, cardio-vasculaires, digestifs...), et sur le mental (états anxieux et dépressifs, manque de clairvoyance, difficultés à la concentration...)

Vous pouvez retrouver l'émission ici : 

Avec des exercices simples de sophrologie, basés souvent sur la respiration ou sur des visualisations positives, il est possible de mettre un terme à ce cercle vicieux, pour recréer une harmonie entre le corps, le mental (les pensées) et les émotions. Jour après jour, ce cercle vicieux devient un cercle vertueux qui renforce le positif.

Pour réduire le stress, remettez du sens dans votre travail 

Je tenais aussi ici à corriger une imprécision que j'ai dite à l'antenne : ce ne sont pas 20% des français, mais 37% des britanniques qui répondaient NON à la question "Votre travail apporte-t-il quoi que ce soit d’important au monde ?". C'est énorme! Je l'avais bien lu dans cet interview par Libération de David Graeber, anthropologue et économiste américain.

Si vous aussi, vous pensez que votre travail est inutile au monde et que vous sentez que cela affecte votre motivation et votre bien-être (comment cela pourrait-il en être autrement?...), je vous invite vivement à consulter un sophrologue.
Avec lui/elle, vous pourrez vous relier en douceur à vos besoins, vos envies et vos valeurs, pour retrouver du plaisir et remettre du sens dans votre travail. Et non, cela ne passe pas nécessairement par un changement d'entreprise ou même de poste...

Rencontre Médoucine 31.08.2018Ce vendredi matin à Nantes se tenait la première rencontre des thérapeutes du réseau Médoucine, dont j'ai le plaisir de faire partie.

Une référence sur les médecines douces  

Implanté à Nantes depuis le début d'année, ce sont déjà une vingtaine de thérapeutes (naturopathes, hypnothérapeutes, praticien shiatsu ou médecine chinoise, aromathérapeutes et bien-sûr sophrologues) qui sont répertoriés sur le site. Avec Médoucine, vous avez la garantie d'avoir affaire à un professionnel sérieux, répondant à des critères minimum de formation, reconnu dans son domaine par ses clients et par ses pairs. Médoucine renvoie déjà vers de nombreux praticiens de la région parisienne, et s'implante petit à petit dans les villes de province.

Médoucine est un site de prise de rendez-vous à travers lequel vous pouvez voir les disponibilités des différents professionnels (voir les miennes) mais c'est aussi un site pour mieux connaitre les différentes médecines douces qui existent, leur approche et leur utilité. Par ailleurs, Médoucine vous permet, selon les troubles dont vous souffrez, de connaitre quelles disciplines sont le mieux à même de répondre à vos besoins.
Le blog de Médoucine est aussi une mine d'informations, d'articles et de conseils santé, toujours sous l'éclairage des médecines au naturel.

La coopération, pour une meilleure qualité d'accompagnement 
A Nantes, cette première rencontre a été pour les représentants de Médoucine comme pour la dizaine de thérapeutes présents, une source de motivation et de projets à venir. La collaboration entre thérapeutes est un atout et une richesse, pour les clients comme pour les thérapeutes, par les partages de pratiques, les retours d'expérience, et aussi les prises en charges coordonnées des personnes désirant retrouver un mieux-être global.

Espérons que Médoucine sera dans les années à venir le vecteur phare de cette coopération inter-disciplinaire.

C'est un grand plaisir pour moi d'avoir intégré ce réseau.

Longue vie à Médoucine! 

 

 

Suivez ma page Facebook et retrouvez-y, parmi d'autres actus en lien avec la sophrologie, une nouvelle citation en image tous les 2 jours.
Voilà une sélection des meilleures citations déjà publiées.

RainbowEn cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie, je souhaite assumer ici, en tant que sophrologue, la part que j’ai à prendre dans ce noble combat. La sophrologie a toute sa place dans un ensemble de mesures et de dispositifs à mettre en place pour faire reculer l’homophobie et améliorer la vie des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres (pour ceux qui méconnaissant encore la signification de l’acronyme LGBT). 

En annonçant que je me spécialisais, dans mon métier de sophrologue, à l’accompagnement des personnes LGBT+, j’ai souvent eu comme réponse des mines d’étonnement ou d’incompréhension, parfois même de la part de confrères sophrologues. Pourquoi donc diriger sa pratique de la sophrologie plus spécifiquement vers ces personnes ? La sophro pour les femmes enceintes, pour les salariés stressés ou les jeunes cadres dynamiques qui entendent développer leurs potentiels, pour accompagner les malades de cancers ou les dépressions, ça on connait, mais pourquoi donc la sophrologie pour les personnes LGBT ?

Besoin de thérapeutes de confiance 

La première raison, et la principale que je donnais souvent, est que ces personnes ont besoin de trouver une offre de santé avec des médecins et des thérapeutes dont ils savent qu’ils peuvent leur faire confiance. Les cabinets des professionnels de santé doivent pouvoir être pour tout un chacun des espaces sécurisants. Chez toute une génération d’homos, de bis et de trans qui garde encore le souvenir de l’homophobie qu’elle a subi, notamment pendant les débats sur le mariage pour tous, et qu’elle continue de subir aujourd’hui (1650 cas de violence ou discrimination homophobes rapportés en France en 2017, soit presque 5 par jour), ces publics ont besoin d’avoir des garanties qu’ils ne seront pas de nouveau l’objet de discrimination, explicite ou plus insidieuse, de la part d’un professionnel à qui elles viennent se confier, sur des domaines de leur vie qui peuvent parfois êtes très intimes.

Il avait été relevé par certaines associations que le fait qu’un homosexuel n’ose pas parler ouvertement des situations qui lui posent problème, par peur du jugement du médecin notamment, était un facteur qui rendait plus difficile l’établissement d’un diagnostic et donc aussi la proposition par ce professionnel de solutions ou de traitement approprié.
En m’affichant donc clairement en tant que sophrologue LGBT-friendly, j’ai donc souhaité faire tomber ce frein. Mes clients sont parfois amenés à me parler de leurs problèmes relationnels ou affectifs, de leurs peurs, leurs frustrations, leurs colères qu’ils peuvent ressentir dans des situations de leur vie personnelle ou professionnelle, parfois de leur sexualité, du manque de confiance en eux que cela a pu entraîner, de souvenirs douloureux. Ils savent simplement qu’avec moi ils peuvent le faire librement et sans crainte de préjugés ou d'a priori.

La sophrologie utile pour des maux qui touchent plus fortement les publics LGBT

Ce n’est sans doute pas Le Refuge ou Contact, qui font un travail remarquable, qui me contrediront : les gays, les lesbiennes, notamment les jeunes, sont plus exposés à des situations familiales complexes, ou à des conflits au sein des familles.

Le harcèlement scolaire touche aussi plus fortement les ados qui découvrent, se cachent puis finissent par assumer leur homosexualité. « Pédé », « fiotte », « tarlouze » seraient les insultes les plus répandues dans les cours de récré ou sur les terrains de sport.

StressStress, affaiblissement de l’estime de soi, incertitude dans l’avenir, incapacité à réagir à une personne qui se montrerait agressive lors d’un coming-out, besoin de sécurité et d’écoute, envie de définir ses propres valeurs et de leur donner du sens au quotidien, relation harmonieuse et apaisée au corps, aspiration à être soi-même et à s’assumer sereinement… sur tous ces sujets, la sophrologie offre un potentiel d’amélioration phénoménale. Elle peut servir en prévention aussi bien qu’en situation de crise. Elle peut par exemple accompagner un processus de coming-out.

Des études menées aux Etats-Unis ou en Europe montrent aussi que les homosexuels ont nettement plus de risques liés à la santé (mentale et physique), au tabagisme ou à l’alcoolisme. Là aussi, la sophrologie n’a plus à prouver son intérêt pour prévenir l’apparition ou le développement de certaines maladies et pour accompagner les malades. La sophrologie peut aussi être d’une grande aide pour accompagner les personnes sujettes aux addictions.

L’œuf ou la poule ? L’homophobie ou le mal-être ?

Attention, je ne suis pas en train de dire ici que l’on pourra régler le problème de l’homophobie encore présente dans la société simplement en donnant aux personnes LGBT des solutions de développement personnel individuel.
En revanche, chacun pourra comprendre que dire à une personne en souffrance parce qu’elle vit des situations de discrimination ou de violence du fait de son orientation sexuelle ou de son identité de genre « Attends que les pouvoirs publics fassent baisser l’homophobie ou la transphobie en France ; tu verras quand ce sera réglé, tu te sentiras mieux », ce n’est pas une solution satisfaisante.

LesbLa lutte contre l’homophobie et la transphobie ont pour but de permettre aux publics LGBT de vivre dans une société propice à leur épanouissement. A l’inverse, l’épanouissement de ces personnes servira à faire baisser l’homophobie, car il devient plus difficile de se servir d’un bouc émissaire ou de discriminer quelqu’un qui a plus confiance en lui, qui sait lâcher-prise quand c’est nécessaire, qui assume ses valeurs en respectant celles d’autrui.
L’épanouissement individuel des personnes favorise la tolérance et le respect, tout comme le respect et la tolérance débouche sur l’épanouissement individuel. Ce sont deux logiques qui s’alimentent mutuellement.

Si vous êtes gay, lesbienne, bi, transgenre, ou tout simplement si vous vous posez des questions sur votre identité de genre, que vous souhaitez trouver des solutions ou avoir des outils pour favoriser votre épanouissement, que vous faites face à une situation compliquée émotionnellement, n’hésitez pas à me contacter pour que nous voyons ensemble comment des séances de sophrologie pourraient répondre à votre demande. Le premier entretien est gratuit et sans engagement.

SurpriseLa sophrologie est en plein boum. Nous avons tous des copains, et à vrai dire surtout des copines, qui s’y sont mis.es et ne jurent que par ça.

Mais attention, la sophrologie n'est pas une technique à mettre dans les mains de n'importe qui. Des effets indésirables graves, comme des trop-pleins d'équilibre ou même de confiance ont pu être rapportés par certaines personnes, très mécontentes de s'être laissées allé à tant de plaisir quotidien.

La sophrologie ne s’adresse donc qu’à ceux qui ont des besoins de mieux-être ou qui veulent avancer sereinement dans leur vie! L'utilisation de cette technique en auto-médication est donc à proscrire. 

Voilà enfin révélées les 10 bonnes raisons pour lesquelles vous ne devez pas faire de sophrologie : 

  1. Vous dormez toutes les nuits comme un bébé. Jamais aucune préoccupation de vos journées ne vient vous enquiquiner au moment de vous endormir. Si jamais il vous arrive de vous réveiller en pleine nuit, vous n’avez même pas le temps de vous tourner vers le réveil pour voir quelle heure il est. D’ailleurs, tous les matins, vous vous réveillez avec le sourire et êtes ravi d’entendre votre réveil sonner ; vous avez la pêche et la banane dès que vous ouvrez l’œil. Pas de doute, la sophro n’a rien à vous apporter coté sommeil !
  2. Vous vivez pleinement à l’instant présent. Vous êtes en paix avec votre passé et n’avez jamais compris ce qu’était au juste les regrets ou les remords. Quant à l’avenir, pas la peine de trop y penser, il coulera de source, comme le reste d’ailleurs. Cela vous permet d’être pleinement au contact de chaque moment de votre vie et de faire les choses en conscience.
  3. La confiance en vous est votre meilleur atout. L’estime de vous au top, vous savez vous affirmez et poser vos intentions clairement, tout en respectant les points de vue des autres. Cet équilibre, cette relation si simple à vous-même et aux autres, vous l’avez toujours eu. Alors qu’est-ce que la sophro pourrait bien vous apporter de plus ?!
  4. Vous savez optimiser votre respiration pour répondre à vos besoins, quand vous l’voulez, où vous l’voulez! Thoracique, abdominale, complète, vous savez à quoi sert chaque mode respiratoire et vous avez intégré à votre quotidien des petits exercices très simples pour vous y reliez facilement. Votre respiration ne vous fait jamais défaut quand il s’agit de vous insuffler calme et sérénité, ou même énergie et vitalité selon chaque situation.
  5. dont understandVous croquez chaque jour à pleines dents le plaisir de poser des actes justes, en cohérence avec vos envies et vos objectifs. Vous vous sentez partout à votre place, invariablement épanoui. Bref, votre vie est naturellement simple et fluide. Alors à quoi bon la sophro ?
  6. Les dizaines d’émotions que vous vivez au quotidien sont pour vous de véritables alliées. Vous avez même appris à apprécier la colère, la tristesse, la peur, la frustration, la culpabilité, car vous savez que chacune vous adresse un message clair et vous indique l’action à mettre en place pour obtenir le changement dont vous avez besoin au plus profond de vous. De la sophro ?! Et pourquoi pas des stages de gestion des émotions pendant qu’on y est ?...
  7. Votre mental est d’une constante sérénité. Dès que vous en avez besoin, vous pouvez facilement faire le vide dans votre tête et maintenir autant que bon vous semble cet état de plénitude que vous offre ce calme intérieur. Rien ne vient jamais troubler votre concentration, et quand vous êtes afféré à quelque chose, ce n’est certainement pas des pensées parasites qui viendraient troubler votre efficacité. Alors avoir un mental encore plus solide, c’en deviendrait indécent...
  8. Vous êtes en capacité de diriger à tout moment votre attention et votre énergie vers ce qui est positif pour vous. Rien ne vous empêche d’aller de l’avant et vous ne connaissez pas ce qu’est le pessimisme. Vous aimeriez comprendre les autres quand ils vous parlent de leurs doutes et de leurs tiraillements, mais vous n’arrivez pas à vous imaginer ce que ça peut représenter de vivre avec ça tous les jours. Bref, la sophro, c’est pour les torturés du ciboulot, mais certainement pas pour vous.
  9. Love my bodyVous êtes en permanence en parfaite harmonie avec votre corps, et vous vivez tous les plaisirs de la vie à travers vos sensations qui se diffusent agréablement comme une vibration dans tout votre être.
    D’ailleurs, quand des tensions physiques ou des douleurs se présentent, vous savez en quelques instants les envoyer aux oubliettes. Avec tout ce que votre corps vous offre, évidemment, vous l’aimez juste comme il est.
  10. Chaque jour est pour vous l’occasion de faire rayonner vos valeurs de vie. Ces valeurs, elles sont stables, pleines de sens, clairement identifiées. Vous savourez en permanence ce plaisir de les mettre en application. Cela vous rend heureux, vous-même, mais aussi votre entourage sur qui tout ce bonheur se répercute.

Chacun d’entre nous pourra aisément se reconnaître dans la grande majorité de ces cas. C’est même surprenant que la sophrologie fasse tant d’adeptes de nos jours, alors que si peu de gens subissent les désagréments pour lesquels elle peut servir.
Une chose est sûre, si vous vous êtes reconnus dans plusieurs de ces 10 hypothèses précitées, surtout, ne faites pas de sophrologie. Cela risquerait d’améliorer inutilement tous ces bienfaits, et avec tant de bonheur et de plaisir dans votre quotidien, vous arriveriez à en regretter le temps où vous vous énerviez pour un rien et où la vie ressemblait à un chemin d’embûches.Banc de poisson

Si malgré le fait que vous profitiez déjà à chaque instant de tous ces bienfaits, vous persistez à vouloir faire de la sophro, contactez-moi vite ! Nous pourrons voir ensemble si vous répondez bien à chacune de ces situations et trouver des solutions simples pour remédier aux points qui manqueraient. Et n’oubliez pas, le premier rendez-vous est toujours gratuit et sans engagement.

Après quelques mois à accompagner différentes personnes, en groupe ou en individuel, avec la palette d'outils sophrologiques, je suis chaque jour émerveillé des bienfaits dont profitent les personnes que j'accompagne, qui venaient initialement me voir avec une problématique qu'ils pensaient insoluble ; des bienfaits que j'étais parfois loin de soupçonner la fois où moi-même j'ai fait appel à un sophrologue il y a 3 ans. 

Une méthode aux bienfaits insoupçonnés ! 

Quel plaisir de voir certains s'étonner de ne plus penser à rien dans les moments de ressourcement qu'ils s'octroient, diminuant leur stress de manière radicale, alors qu'ils pensaient être condamnés à vivre dans un tourbillon mental permanent !

Quel plaisir de constater que lors d'une séance, d'autres, qui arrivent tendus, au point que ce soit physiquement visible, repartent détendus, corporellement et mentalement ; et même au fur et à mesure des séances, de les voir arriver au cabinet plus détendus (les épaules plus relâchées, le visage moins crispé), signe que les bénéfices de la sophro produisent des effets durables dans leur quotidien, au-delà des séances !

Quel plaisir de remarquer qu'avec la sophrologie, des personnes appréhendent mieux leurs émotions, en les acceptant et en s'appuyant dessus pour qu'elles soient moteurs d'actions plutôt que sources de chamboulement et de perte de repères !

Quel plaisir de permettre à des personnes au bord du burn-out, parental ou professionnel, de retrouver du plaisir dans leur quotidien en prenant des choix juste pour eux !

Capture302Quel plaisir de recevoir le retour de certains qui profitent de relations plus apaisées et plus sereines, avec leur famille, leurs collègues, leurs amis !

Quel plaisir d'offrir la possibilité à des gens de gagner confiance en eux, de mieux connaitre leurs besoins, de les assumer et les exprimer posément face à leur entourage !

Quel plaisir de voir d'autres personnes accompagnées se libérer de leur besoin de perfection, des injonctions sociales ou familiales, pour être plus à l'écoute de leurs véritables besoins et envies et mieux apprécier leur quotidien tel qu'il est !

Quel plaisir de voir que des gens réapprennent à surfer sur les événements de leur vie alors qu'ils se prenaient avant chaque vague en pleine figure !

Le plaisir, qu'est-ce que c'est? 

Si vous suivez un accompagnement en sophrologie pendant un certain nombre de séances, vous en arriverez à réfléchir avec votre sophrologue à la notion de plaisir. Quelle place on lui accorde dans notre quotidien? Quelle part de culpabilité latente nous freine encore à nous faire plaisir? Et surtout, connaissons-nous bien ce qui est à même de nous procurer du plaisir?

Au risque de divulguer un secret de sophrologues, qui ont plutôt pour habitude de permettre à leurs clients de cheminer vers les réponses à ces questions, je vais vous donner ma vision du plaisir, que je définis comme ce que nous ressentons quand nous faisons des choix et posons des actes qui relèvent de l'accomplissement de nos valeurs ou de la réponse à nos besoins.

C'est ainsi que lâcher prise sur quelque chose qui avait tendance à nous enquiquiner auparavant est source de plaisir. Comme le plaisir concerne nos besoins, le déplaisir associé à des choses banales, comme par exemple les tâches ménagères, disparaît si nous les faisons en conscience, puisqu'elles répondent à nos besoins.

A travers les accompagnements en sophrologie que j'offre à mes clients, pour ma part, je réponds à une de mes valeurs les plus fondamentales : celle d'apporter du positif à notre société, celle de permettre aux personnes que j'accompagne de s'accomplir, d'être sur leur chemin, de trouver leurs sources d'épanouissement, et d'eux aussi savoir se faire plaisir.

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En permettant à chacun d'être dans les bonnes dispositions pour apporter le meilleur de lui-même dans les différents domaines de sa vie, en étant simplement à la place qu'il estime être juste pour lui, je participe à ma manière à la marche du monde, et c'est exactement ce qui me comble de plaisir dans ma pratique professionnelle.
Merci à mes clients de me faire vivre ces plaisirs dans mon quotidien et merci à moi-même de m'être autoriser à vivre cette aventure ! 

Les chaines publiques diffusent en ce moment d'excellents reportages sur les approches complémentaires à la médecine, notamment l'hypnose et la méditation. Le reportage d'ARTE, que vous pouvez retrouver ici, a particulièrement retenu mon attention. 

(visible gratuitement jusqu'au 18 décembre 2018)

Dans le reportage, j'ai souvent eu l'impression qu'il suffisait juste de remplacer le terme de "méditation", par celui de "sophrologie" pour en faire un formidable documentaire de promotion de la sophro. A première vue, les bénéfices de la méditation sont les mêmes que ceux obtenus avec la sophrologie. Une séance de mindfulness, avec des gens assis les yeux fermés, ressemble bien à une séance de sophro, et les exercices proposés sont parfois les mêmes, notamment celui de la dégustation du raisin sec en pleine conscience, qui peut être proposé rigoureusement de la même manière dans le cadre d'une séance de sophrologie.

Sophro et méditation, une même origine 

Que les deux se ressemblent, c'est bien normal. Alfonso Caycedo en créant les protocoles de sophrologie, tout comme Jon Kabat-Zinn, que l'on voit dans le reportage, quand il a posé les bases de la mindfulness, s'est inspiré en grande partie de pratiques orientales qu'il a découvertes lors de ses voyages en Inde, au Tibet et au Japon dans les années 60. Il est logique que la méditation d'inspiration bouddhique et hindouiste se retrouve ainsi au cœur de la pratique sophrologique.

Jon Kabat-Zinn et Alfonso Caycedo s'emploieront alors à amener les bénéfices de la méditation, en lui enlevant le caractère religieux qu'elle revêt en Orient, pour créer respectivement la mindfulness et la sophrologie.

C'est pour cela que sophrologie et méditation paraissent si semblables. Certains sophrologues parlent même de "sophro-méditation". A mon sens, c'est surtout une démarche commerciale, pour s'appuyer sur la renommée de la méditation, plus présente dans les media que la sophrologie. Mais après tout, les nuances entre sophrologie et méditation sont si subtiles, que faire de la sophro en parlant de sophro-méditation, ce n'apparait pas non plus comme une tromperie.

Une autre preuve du lien entre méditation et sophrologie se trouve dans la terminologie. La mindfulness est souvent traduite en français comme la méditation de pleine conscience.  La sophrologie, elle, est définie par Caycedo comme étant "l'étude de la conscience humaine et des valeurs existentielles de l'être". Étymologiquement, SOS-PHREN-LOGOS signifie "la science de la conscience en harmonie". On voit donc que la conscience est au centre de la démarche dans un cas comme dans l'autre. Savoir ensuite comment l'on définit cette conscience est un autre problème.

Sophro ou méditation? Impossible à deviner...

La pratique méditative, seulement une partie d'une séance de sophrologie

Le moment de méditation n'est en fait qu'une partie d'une séance type de sophrologie. Plutôt que d'état méditatif, on parlera d'état sophro-liminal, que l'on définit généralement comme l'état entre veille et sommeil, mais là aussi, on pourra convenir qu'il s'agit peu ou prou de la même chose.

En revanche, une différence sensible réside dans le fait qu'une séance de sophrologie, même si elle est souvent articulée autour de cette technique au niveau sophro-liminal inclut d'autres séquences toutes aussi importantes. L'échange avant la technique, les éventuels exercices effectués les yeux ouverts, et surtout l'échange entre le sophronisant (le client/patient) et le sophrologue après la technique, centré sur la phénodescription, sont tous aussi fondamentaux que la pratique méditative. Par ailleurs, des apports théoriques sont aussi souvent apportés au client et ils permettent de donner du sens à ce qui est ressenti pendant la technique.

Tous ces apports et ces exercices qui complètent les techniques au niveau sophro-liminal, que le sophrologue prendra soin de choisir pour répondre au mieux à l'objectif de la séance, font partie intégrante de ce qu'est la sophrologie et sont indispensables à l'intégration des bénéfices des séances et à l'autonomie du client qui peut alors s'appuyer sur la sophrologie dans les situations qui se présentent à lui dans son quotidien. Pour cela, l'alliance créée entre le sophrologue et le sophronisant est essentielle et le lien doit être direct.
C'est la raison pour laquelle je suis assez sceptique sur les sophrologues qui proposent des séances à distance, ou des séances audio pré-enregistrées.
C'est aussi pour cela que, si des séances de méditation peuvent se faire en grands groupes (on peut imaginer des centaines de personnes méditant ensemble), il est préférable que les groupes de sophrologie soient plutôt restreints, pour que chacun puisse s'il le souhaite et s'il en a besoin, exprimer son vécu avec le sophrologue et le partager aux autres membres du groupe.

Les stimulations corporelles, clés des bienfaits de la sophro

Avec la méditation, "on ne cherche pas à provoquer quoi que ce soit, juste à se rendre présent, dans une position d'observateur bienveillant", comme le dit si bien Christophe André au début du reportage. Dans un accompagnement en sophrologie, cette phase est dite phase de découverte, à laquelle succède une phase de conquête. C'est lors de cette phase de conquête d'une nouvelle manière d'agir, de fonctionner, de réagir aux événements qui nous entourent, que la sophrologie va révéler tous ses bienfaits et tout son intérêt. 

C'est notamment avec les relaxations dynamiques, avec les différentes stimulations proposées, que cette conquête d'une nouvelle manière d'agir va s'opérer. Ces stimulations peuvent notamment prendre la forme de changement de posture, de mouvements corporels doux, de modification de la respiration. En changeant quelque chose, on change le vécu, et on change donc son être, tout en gardant la possibilité d'y refaire appel dans les moments de notre quotidien où nous en avons besoin. Ça tombe bien, quand on fait appel à un sophrologue, c'est souvent qu'on a l'envie que quelque chose change dans notre vie.

La sophrologie se conjugue aux trois temps

Alors que la mindfulness reste dirigée vers l'instant présent, la sophrologie, sans nier l'importance du présent, donne toute sa place à la tridimensionnalité. C'est ainsi qu'en sophro, certaines techniques permettent par exemple de visualiser une situation du passé, pour la percevoir avec un nouveau regard et prendre de la distance ou de revivre une situation agréable pour retrouver les sensations et les émotions agréables qu'elle nous a procurées. D'autres techniques ont pour objectif de se projeter dans l'avenir, par exemple dans une situation que l'on a tendance à appréhender, pour l'anticiper de manière sereine et enthousiaste. La sophrologie travaille donc directement sur les sensations, les émotions, les pensées au passé, au présent et au futur, pour nous aider à nous réconcilier avec certains aspects de notre passé et renforcer notre confiance en l'avenir.

Calme sérénité

Bonnet blanc et blanc bonnet alors, la méditation et la sophro?

Je dirais donc que la sophrologie englobe plus que de la pratique méditative, d'une part dans la manière dont est menée une séance et d'autre part dans l'objectif des techniques proposées. Si vous hésitez entre l'une ou l'autre, le meilleur conseil que je peux vous donner restera toujours de les essayer et de choisir celle qui vous correspond le mieux, de par le lien que saura créer avec vous le praticien, et de par les bienfaits que vous souhaitez en retirer pour vous-même par rapport à vos attentes personnelles.

Si vous êtes près de Nantes, je reste bien-sûr à votre disposition pour un premier entretien gratuit et sans engagement, pour comprendre votre problématique et envisagez ensemble la manière d'y apporter une solution. N'hésitez pas à me contacter.

J'ai écrit cet article lors de ma formation de sophrologue, sur un sujet pour lequel je pense que la sophrologie a énormément à apporter.Cela fait évidemment écho à ma propre histoire, sur laquelle j’ai avancé et je continue d’avancer. La question du surpoids, de la relation à l'alimentation, est une des thématiques sur lesquelles je souhaite accompagner mes clients. 

Je suis ce que je mange

Les gros sont gros parce qu’ils mangent trop ou parce qu’ils mangent mal. Pour leur permettre de retrouver la ligne, il leur suffit de manger moins et mieux. Il y a quelques dizaines d’années, cette idée aurait eu plutôt tendance à faire l’unanimité. A un problème simple, on apportait ainsi une solution simple (simpliste ?).  En poursuivant la logique, on en arrive à la conclusion que si quelqu’un est gros, c’est donc qu’il ne fait rien pour changer son alimentation.

En effet, chacune de nos cellules qui s’est créée est le produit, entre autres, de l’action de ce que nous ingérons sur notre organisme, de ce que nous buvons et ce que nous mangeons. En ce sens, nous sommes ce que nous mangeons ; notre corps se constitue des lipides, des glucides et des protéines que nous avalons, par la magie du mécanisme de la digestion. Faisons un régime pour ingurgiter autre chose, et notre corps changera.

Le cercle vertueux du principe d’action positive

Aujourd’hui, on sait heureusement que cette approche, sans qu’on puisse dire qu’elle soit erronée, est pour le moins incomplète. Si les régimes sont aussi efficaces sur le court terme et que leur taux de succès à long terme est aussi mauvais, c’est que d’autres choses rentrent en jeu.

Le principe d’action positive sur lequel repose la sophrologie apporte déjà un nouvel élément de réponse. En sophrologie, nous allons considérer que nous sommes composés de 3 structures : notre corps, nos émotions, et notre mental, à laquelle correspondent d’ailleurs 3 régions cérébrales distinctes que sont, respectivement, le cerveau végétatif, le cerveau limbique et le néocortex. Surtout, le principe d’action positive dit que toute action positive sur une de ces trois structures a des répercussions positives sur les 2 autres ; cela marche dans le sens des cercles vertueux, mais aussi bien-sûr, des cercles vicieux. Nos émotions et nos pensées négatives auraient donc des effets négatifs directs sur notre corps.

Cerveau entre les mainsDifférentes études neuroscientifiques viennent apporter une explication au principe d’action positive en démontrant la force du lien qui unit notre corps à notre esprit et en étayant l’importance des mécanismes psychosomatiques.[1] En particulier, le lien entre ventre et cerveau a été porté à la connaissance du grand public par le reportage Le ventre, notre deuxième cerveau qui révélait que notre ventre contiendrait environ 200 millions de neurones qui participeraient au bon fonctionnement du système digestif. Ce reportage mettait d’ailleurs en relief l’excellence nantaise en matière de recherche sur la neurogastroentérologie.[2] La sophrologie est même citée, avec d’autres pratiques comme la méditation ou le yoga, comme étant associée à un risque réduit de 50% d’obésité.[3]

La conscience du corps

Si c’est de manger d’une certaine manière qui nous rend gros, alors pourquoi mangeons-nous comme cela, quand, bien souvent, nous savons que c’est la cause du surpoids ? Les raisons de ces troubles alimentaires seraient donc à chercher du côté de nos émotions et de notre mental.

Premièrement, la sophrologie, en travaillant sur la conscience du corps, va aider la personne à s’assurer qu’elle n’a pas une image erronée d’elle-même. On entend souvent parler des anorexiques qui se voient toujours plus gros qu’ils ne le sont en réalité, mais la nécessité d’ajuster et d’affiner une conscience plus exacte de son corps peut aussi être nécessaire pour les personnes en surpoids.

La sophrologie va aussi aider à être plus à l’écoute des sensations corporelles, permettant ainsi aux sensations de faim, de satiété, de lourdeur ou de légèreté de devenir nos alliées. Grâce à une écoute du corps affinée, nous avons une meilleure connaissance et une meilleure conscience de nos besoins corporels. En les intégrant physiquement, émotionnellement, mentalement, par notre vécu des séances de sophrologie, nous pouvons ensuite agir en conséquence, pour répondre à nos besoins véritables.

La conscience de nos mécanismes émotionnels et mentaux

La sophrologie va également permettre un travail sur la gestion du stress et des émotions désagréables alors que frustrations, culpabilité sont souvent sources de tiraillements quand on traite des troubles alimentaires.

Gros BouddhaChez des personnes pour qui l’équilibre alimentaire et le poids est un problème, et en particulier après des échecs successifs de régimes, un discours intérieur négatif et souvent dévalorisant prend la place et vient plomber la confiance et l’estime de soi, que la sophrologie aide aussi à rétablir.

La sophrologie va également permettre de prendre conscience et de faire le tri dans les conditionnements (ce dessert dont on ne sait pas se passer dans un repas est-il un choix ou un automatisme ?) et les injonctions (le « finis ton assiette » qu’on a pu intégrer étant petit) qui dictent nos comportements alimentaires. En en prenant conscience, en s’y reliant différemment, nous sommes alors en mesure de faire des choix, de redevenir maîtres de nos actions.

Maintenant qu’il y a la sophrologie, adieu les régimes ?

Les troubles alimentaires sont intrinsèquement liés aux addictions, à cette différence près, que s’il n’est pas nécessaire de fumer ou de jouer de l’argent pour vivre, il est indispensable de s’alimenter, et nous sommes donc condamnés à trouver notre équilibre alimentaire. Les régimes ont aussi bien prouvé leur efficacité que leur inefficacité. La question de savoir si la sophrologie peut remplacer les régimes est donc une fausse question.

Comme sur d’autres thématiques qu’elle peut traiter, la sophrologie propose une approche différente, qui peut s’avérer complémentaire, avec des objectifs différents. Alors que les régimes vont avoir pour but de faire maigrir, la sophrologie permettra de mobiliser toutes les capacités de la personne pour mieux vivre sa situation et, si elle souhaite la changer, de le faire en conscience, optimisant ainsi les chances de réussite. A chacun de choisir l’approche qui lui correspond.

Si après plusieurs régimes qui se sont révélés inefficaces dans la durée, vous avez envie d’une autre méthode, la sophrologie peut aider à ce que vos structures corporelles, mentales et émotionnelles agissent de concert dans la direction de ce que vous souhaitez. Elle agit comme un incubateur de changement vers un mieux-être.

 

[1] Voir notamment : « La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait », dans Sciences et Avenir, août 2016

[2] Voir : http://www.chu-nantes.fr/diffusion-du-documentaire-le-ventre-notre-2e-cerveau-sur-arte-en-janvier-46718.kjsp

[3] Voir : « Méditer pour perdre du poids », dans Sciences et Avenir, décembre 2015