Vous aussi, vous avez remarqué ? Cela fait maintenant plusieurs années qu’il est impossible de regarder la télé plus d’une heure sans voir au moins 3 pubs de chez Comme j’aime. Cette marque, maintenant rejointe par des concurrents ayant copié le concept use à outrance de tous les codes grossiers de la publicité sans vergogne et sans éthique. Pourtant, en promettant la perte de kilos par dizaines avec des plats tout faits, le concept est particulièrement dévastateur, et entraîne les clients à se couper de toutes les sensations de base qui sont les seuls à même de les réconcilier avec leur corps et avec leur alimentation.

En préambule, je tiens à mettre les points sur 3 i :

  • j’en suis moi-même passé par les régimes (pour moi c’était Dukan) et je sais quels sont les mécanismes en jeu. Je sais à quel degré de désespoir il faut en être arrivé pour s’en remettre corps et âme à ce que quelqu’un décide à notre place de tout ce que l’on va manger pendant des semaines. Je sais aussi le tourbillon émotionnel d’excitation et de frénésie que cela provoque de voir à quel point on perd rapidement et facilement les premiers kilos quand on a bataillé pendant des années pour se retenir de manger ci ou ça. Mais je sais tout aussi bien l’incompréhension et la surprise quand on perd si vite des kilos et qu’il est si difficile d’assimiler ce qu’il se passe. Je sais aussi comment l’effet yoyo qui suit presque inévitablement le régime ne fait qu’empirer le désespoir initial et comment il s’inscrit au plus profond de la mémoire corporelle. C’est mon expérience qui m’a amené à chercher d’autres approches pour gérer mon poids, et au-delà de ça, l’image que j’avais de mon corps, et m’a dirigé vers la sophrologie. Aujourd’hui, je m’exprime en tant que sophrologue qui accueille notamment des personnes complètement perdues face à la multitude d’injonctions parfois contradictoires au sujet de l’alimentation, et qui doit trimer pour les accompagner à retrouver leur libre arbitre et se reconnecter à elles-mêmes. 
  • nous n’avons pas tous le même poids de forme, ni le même IMC de forme. Ce ne sont que les diktats des réseaux sociaux et de la publicité qui nous ont poussés, de manière insidieuse, à considérer qu’il y avait un idéal de beauté et un type corporel que tout le monde pouvait atteindre. Or, de la même manière qu’il y a des grands et des petits, des blonds et des bruns, il y a des personnes avec un type morphologique plutôt mince et d’autres avec un type morphologique plutôt fort. Certaines personnes, quand elles sont soumises au stress, ont tendance à grossir, d’autres à maigrir. C’est bien que nous sommes constitués différemment. C’est notre diversité qui est fabuleuse et c’est par son acceptation que nous atteindrons l’acceptation de comment nous sommes nous-même. Demander, comme le fait Comme j’aime, combien de kilos nous voulons perdre, c’est enfermer les gens dans un idéal physique standardisé. 
  • non la 1ère semaine Comme j’aime n’est pas gratuite. La ficelle, répétée jusqu’à écœurement, est bien trop grosse pour ne pas être démasquée. Sur un forum, Annabelle, de chez Comme j’aime nous précise :

A 89€ la semaine pour le programme le moins cher, ne vous inquiétez pas pour eux, vous payez bien la première semaine. Au minimum, vous aurez donc à payer le renvoi de 3 semaines de repas. C’est LA formule magique qu’a trouvé ce modèle économique pour vous forcer (pardon, vous inciter) à garder et payer l’ensemble du premier mois.

La gestion des émotions, au centre de notre rapport à l’alimentation

Toute personne souhaitant apaiser son rapport à l’alimentation et ayant un tant soit peu analysé la manière dont elle mangeait se rend assez vite compte que ce qui la fait manger plus que de besoin, ce sont surtout les émotions désagréables. Une mauvaise journée au travail ? Un Mc Do pour me consoler. Une dispute dans le couple ? Et si je me faisais ce pot de glace qui me fait de l’œil depuis que je l’ai acheté il y a 2 semaines… Une odeur de pain au chocolat tout chaud en passant dans la rue ? Alors là, impossible de résister !

Nos émotions sont des vecteurs puissants de nos actions !

D’ailleurs, Comme j’aime, par les publicités dont ils nous abreuvent, nous montrent qu’ils l’ont très bien compris. Ils cherchent, avec une pointe de grossophobie parsemée au fil de leurs innombrables spots, à vous faire éprouver des émotions : un zeste de dégoût et une petite lichette d’admiration qui viendrait napper une bonne dose de culpabilité. Ils espèrent que ce sera ce cocktail d’émotion, secoué dans le shaker de la lassitude (celle de la répétition des pubs) qui viendra déclencher votre acte d’achat.

Prendre un peu de recul sur pourquoi et comment nous mangeons quand nous sommes en prise avec telle ou telle émotion, c’est absolument incontournable. La sophrologie (avec d’autres : je pense à la méditation, à l’EFT, mais la liste n’est pas exhaustive) a pour vous des recettes pour vous relier harmonieusement et doucement à vos émotions. C’est en appréhendant mieux les situations qui nous étouffent un peu au quotidien qu’on se libérera de la nourriture en tant qu’anesthésiant de nos émotions et en tant que remplisseur de vide.

Le cercle vicieux des régimes

C’est d’autant plus rageant de voir Comme j’aime jouer de vos émotions pour vous faire acheter leurs menus alors même qu’ils ne disent rien de la gestion des émotions en tant que condition essentielle à l’équilibre alimentaire.

Dans la palette des sentiments qu’il faudra réapprendre à gouter, il y a aussi la bienveillance, envers nous-mêmes, envers nos travers, envers nos imperfections, envers notre manière d’agir. Cela passe par une autre manière de vivre sa corporalité, de se libérer du poids du corps image pour se réconcilier avec son corps expérience. Il s’agit de se réapproprier le corps, par son vécu interne, pour donner moins de place à son corps comme une vitrine vue de l’extérieure. Cela va donc bien plus loin que de modifier son alimentation. Focaliser son énergie uniquement sur l’alimentation est la principale source d’échec des régimes. Ce n’est pas par le contrôle que l’on se libère de conduite que l’on souhaite changer, mais par le lâcher-prise.

C'est par ce lâcher-prise qu'il est possible de se reconnecter petit à petit à soi en se libérant des injonctions liées à la nourriture ou au besoin d'un corps esthétiquement idéalisé. Et surtout, c'est par cette libération qu'on arrivera peut-être à, tout naturellement et sans effort, retrouver notre poids de forme. Je parle bien du "poids de forme", et non pas du poids souhaité... Mais à ce stade là, vous aurez normalement lâcher-prise de vouloir atteindre un poids qui ne vous correspond pas.

Dit de manière un peu raccourcie : ce n'est pas en maigrissant que vous deviendrez heureux·se. C'est en étant heureux que vous maigrirez ; et si jamais vous ne maigrissez pas, tant pis, puisque vous serez heureux quel que soit votre poids. Et cette force intérieure-là, une fois gagnée, personne ne pourra vous l'enlever!

Vous savez mieux que les autres ce dont votre corps a besoin.

Ce dont Comme j’aime a besoin, c’est de vous vendre des programmes de nourriture suremballée et micro-ondable pour continuer à financer de nouvelles campagnes de pub (franchement, quand est-ce que ça va s’arrêter ?!). Ce dont vous, vous avez besoin, c’est de vous reconnecter à vous-même, à vos émotions, à vos pensées, et à votre corps.

C’est comme cela que vous apprendrez à vous fier petit à petit à vos intuitions, à vos envies, à ressentir vos besoins corporels. Et cela passe par le fait d’appréhender d’une nouvelle manière votre façon de faire les courses, une nouvelle manière sans doute d’envisager la préparation des repas. Peut-être faudra-t-il vous remettre à cuisiner un peu…  Lors de ces 2 expériences (les courses et la cuisine), vous ferez appel à vos sens : est-ce que ça a l’air appétissant ? est-ce que ça sent bon ? comment c’est au toucher ? et bien-sûr, quel goût ça a ? Il s’agit d’affiner votre nez, vos papilles, de refaire confiance à votre intuition sensorielle…

Je sais à quel point cela peut paraitre laborieux par rapport à un régime qui vous promet de vous faire perdre 4 kilos en 7 jours. Je peux pourtant aujourd’hui vous affirmer que c’est la condition sine qua non à ce que votre équilibre alimentaire soit durable et à quel point il est possible de développer ces capacités-là, pour peu que l’on sorte de l’approche simpl(ist)e des régimes.

En appliquant un régime, votre cerveau ne fera pas la différence avec un état de famine, et cela viendra ancrer une marque indélébile au plus profond de votre mémoire corporelle. Ce qui ne fera que renforcer l’effet yoyo.

« Adieu corvée de courses ! Adieu l’angoisse du menu ! Vive la liberté ! » annonce fièrement Comme j’aime… Génial ! C’est exactement le contraire de ce dont vous avez besoin pour retrouver un lien harmonieux à la nourriture. Quant au « Vive la liberté ! », là c’est vraiment la cerise sur le gâteau du n’importe quoi. A qui font-ils croire que la liberté est d’avoir une alimentation à 100% faites de plats déterminés à l’avance ?! De quoi peut-on se libérer en s’en remettant totalement à une entreprise à la stratégie de communication si agressive ?

Le plaisir, un ingrédient indispensable de la satiété

L’alimentation sert à nous donner les apports nutritifs dont nous avons besoin. C’est indéniable, et c’est ce qui fait que l’addiction au surplus de nourriture ou au sucre par exemple est une addiction à part. On peut vivre en arrêtant de fumer ou de se droguer. On ne peut pas vivre en arrêtant de s’alimenter. Du moins pas encore, et j’espère bien que les entreprises qui auront ce projet pour la société feront vite faillite.

Mais l’alimentation, c’est aussi du plaisir ! C’est du plaisir sensoriel (le crépitement de ce qui est en train de sauter dans une poêle, l’odeur des toasts grillés, les différentes textures présentes dans un plat, la surprise d'un coeur coulant qui se déverse d'un dessert ou d’un œuf mollet quand on lui donne le premier coup de fourchette). C’est du plaisir partagé entre amis lors d’un repas de fête ou d’un diner au restaurant. Et ce plaisir n’est accessible qu’à la condition de se laisser aller à un certain lâcher-prise.

Comme j’aime, c’est l’anti-plaisir, c’est l’anti lâcher-prise !

Où est la notion de plaisir quand on a tout ce dont on doit manger dans un carton et que l’on doit amener notre barquette micro-ondable à la soirée barbecue de notre meilleur ami ? Où est la notion de plaisir quand chaque repas consiste à transvaser le contenu d’une barquette dans une assiette, telle une vulgaire boite de conserve, et que rajouter une noisette de beurre ou d’huile serait sacrilège ? Où est le plaisir quand on ne mange aucun aliment frais pendant des semaines?!

Alors oui, se relier à ses envies et à ses besoins, cela passe, aussi, parfois, par la délectation d’un éclair au chocolat de notre boulangerie préférée, pour la simple et bonne raison que ça nous fait plaisir. Ce plaisir-là, c’est aussi un de nos besoins. Et c’est d’autant plus plaisant qu’on ne culpabilise pas et qu’on fait confiance à notre intuition corporelle et à notre lâcher-prise pour nous guider ensuite vers les aliments qui répondront à nos autres besoins. Ces nouveaux besoins viendront sans doute compenser le léger trop plein de sucre de notre éclair.

Le lien humain, un ingrédient phare d’une transition réussie

L’accompagnement téléphonique proposé par Comme j’aime est à la prise en charge diététique ce qu’un flan est au far breton (et tant pis si j'étale au grand jour ma bretonnitude dans cette phrase).

Un des aspects qui me tient à cœur, dans toute démarche de travail sur soi accompagnée par des professionnels, c’est la qualité du lien humain. C’est un peu mon dada ; ma marotte diront certains.

Quand on est en prise avec un tourbillon émotionnel, qu’on se sent un peu perdu et qu’on se sent seul face à un problème de poids qu’on a l’impression d’être le seul à vivre de cette manière (là encore, je sais par expérience de quoi je parle), ce dont on a besoin, c’est avant tout d’être entendu, compris, et considéré. Et c’est une illusion de croire que ce besoin peut être comblé par des conseillers minceur joignable par téléphone et travaillant pour une marque qui a surtout besoin de vous vendre des produits.

La qualité d’écoute, de présence, d’empathie, la communication non verbale, essentielles à l’accompagnement dans le cadre d’un nouvel équilibre alimentaire, et au-delà de ça, d’un nouvel équilibre de vie, ne passeront jamais par le téléphone. C’est pourtant, je dirais, ce qui fait 50% du succès de la transition vers ce nouvel équilibre. Pour cela, il y a des professionnels compétents : des sophrologues bien-sûr, mais aussi des diététiciens, des coachs, des hypnothérapeutes, etc… D’ailleurs, bien plus que le nom de sa spécialité, c’est ici à la confiance et la qualité du contact que vous arriverez à créer avec votre accompagnant qu’il faudra se fier.

Pour aller plus loin sur la question :

  • Le blog de Sabine Pernet, sophrologue dans le Pas-de-Calais, qui a une section dédiée aux questions de gestion du poids. Elle a notamment inspiré mon schéma du cercle vicieux des régimes.
  • Un article du Huffington Post : Les régimes sont ils dangereux? La preuve par 5.
  • Le site internet du G.R.O.S (Groupement de Recherche sur l'Obésité et le Surpoids), qui promeut une approche globale de la personne dans la gestion de son poids.

J'étais hier matin l'invité de Simon Ains sur France Bleu Loire Océan, pour évoquer les problèmes de sommeil dont nous sommes nombreux à être sujets, et donner quelques pistes pour apporter des solutions.

J'étais hier matin l'invité de Simon Ains sur France Bleu Loire Océan, pour évoquer les problèmes de sommeil dont nous sommes nombreux à être sujets, et donner quelques pistes pour apporter des solutions.

Je suis toujours assez surpris de constater à quel point le sommeil est l'aspect avec les bénéfices les plus rapides pour les personnes, après seulement quelques séances de sophrologie, et ce, même pour les personnes qui ne viennent pas consulter initialement pour cette problématique spécifique.

En effet, le sommeil est souvent considéré comme secondaire par rapport aux autres problèmes qui peuvent être les différents motifs de consultation, souvent focalisées sur la question du stress.
Et en effet, notre qualité de sommeil est aussi un très bon indicateur de notre équilibre, de notre épanouissement.

Ce n'est bien souvent que quand on perd drastiquement le sommeil que l'on se rend compte à quel point il est essentiel et c'est alors qu'on se décide à consulter pour mieux dormir.
Mais au-delà de quand ça va mal, notre sommeil est, chaque nuit, un vecteur absolument central et indispensable de notre épanouissement.

La sophrologie offre des outils simples mais puissants qui favorisent un endormissement et un sommeil de qualité, à travers notamment des exercices de lâcher-prise, de détente, et d'écoute corporelle. Ces outils peuvent ensuite être réutilisés en autonomie au quotidien, et en améliorant le sommeil, peuvent véritablement changer la vie.

Selon moi, comme sur les autres problématiques que traitent la sophrologie, la notion d'acceptation est aussi centrale. On a tous pu constater qu'il n'y a rien de pire pour compliquer l'endormissement que de s'énerver qu'on n'arrive pas à s'endormir. Et bien la sophrologie va aussi permettre de s’entraîner à accepter ce qui est, là, ici et maintenant, que ce soit une situation, une sensation, une émotion. Voilà une autre clé d'un meilleur sommeil, d'une diminution du stress et des tensions dans la journée, et donc d'un meilleur sommeil... Et c'est ainsi qu'on fait tourner le mental, le corps et les émotions en cercle vertueux plutôt qu'en cercle vicieux.

C'est ce que nous avons évoqué dans La Vie en Bleu, malgré un format d'émission très court, où il est difficile de rentrer dans le fond du sujet :

Nous avons essayé de définir ce qu'est le stress au travail et d'identifier quelques facteurs de stress au travail. J'ai aussi bien-sûr essayé de dessiner quelques pistes pour réduire et gérer ce stress au travail. Vous pouvez réécouter l'émission ici :

Des podcasts inspirants sur le sommeil

Je souhaite aussi vous partager ici 2 sources de contenus audios sur le sommeil :

- un podcast d'émissions de moins de 5 minutes sur les différents aspects du sommeil, plutôt sur le fonctionnement cérébral pendant le sommeil. Les avantages et les inconvénients de ce format très court : ça s'écoute facilement en un moment, mais c'est résumé, très résumé.

- un dossier de France Culture qui regroupe leurs différentes émissions qui ont traitées du sommeil, souvent passionnantes et variées (les rêves, les effets des écrans, le lien avec la santé, les médicaments, etc...).

Explorez ces contenus en cliquant sur l'une ou l'autre image.

Je participais le 7 mars dernier à une journée Qualité de Vie au Travail organisée par Geodis, pour rencontrer les salariés, recueillir leurs attentes et faire connaitre les bienfaits de la sophrologie et du yoga du rire en entreprise.

Geodis, entreprise référente du secteur de la livraison, basé dans l'agglomération nantaise près de l'aéroport, organisait, avec la collaboration des étudiants de l'ISEFAC, sa cinquième journée QVT.
L'occasion pour elle d'engager une réflexion avec ses salariés pour perfectionner les conditions de travail dans l'entreprise, favoriser l'épanouissement au travail et faire connaitre son engagement dans cette démarche auprès de ses clients et ses fournisseurs.

Un sophrologue avait toute sa place dans ce contexte. J'ai donc tenu un stand lors de cette journée, pour faire connaitre les possibilités qu'offre la sophrologie en entreprise et pour proposer des petites séances découvertes.
J'ai été surpris par les retours très positifs des participants à mes ateliers, qui ont souvent eu des vécus très agréables, alors même que les séances se déroulaient dans un cadre très éloigné du cadre idéal de séances de sophrologie.

Quelques pistes intéressantes de possibilités d'ateliers à mettre en place se sont dessinées, pour être à l'écoute du corps dans les tâches du quotidien, pour optimiser un sommeil récupérateur, etc... Chaque entreprise aura ses propres besoins auxquels un sophrologue doit pouvoir apporter une diversité de réponses.

France Bleu Loire Océan est venu couvrir cette journée et nous a laissé un petit souvenir, dans sa chronique C'est ma boite, à réécouter ci-dessous. Pour ma part, j'y parle ici surtout de yoga du rire :

Voilà aussi l'intervention de Vanessa Musset, qui était aussi présente sur cette journée, et dont l'intervention a été diffusée le lendemain par France Bleu :

Je souscris totalement à l'idée qu'en plus de proposer aux collaborateurs des ateliers pour décompresser et gérer leur stress, avec la QVT, il s'agit aussi de modifier l'organisation et les méthodes de management au sein des entreprises. Ces deux approches sont pour moi totalement complémentaires et indissociables.

"Les managers sont aujourd’hui très fortement remis en cause par les nouvelles façons de travailler et par les nouvelles générations – ils ont intérêt à changer, car leur façon de diriger traditionnelle ne fonctionne plus dans de nouveaux environnements. Le management juste offre ainsi un meilleur équilibre entre les besoins des salariés (pouvoir prendre des initiatives) et ceux des directions (innovation, rapidité). Pour gagner en légitimité, l’un des principaux moyens pour le manager est donc la justice. C’est l’un des domaines de recherches ..."

EntrepriseRetrouvez cet article passionnant dans son intégralité sur le site www.myhappyjob.fr. Dans cette interview, Thierry Nadisic, chercheur et enseignant en comportement organisationnel à l’EM Lyon Business School, développe sa vision quant au besoin de justice dans les entreprises et dresse quelques pistes pour renforcer cette justice managériale, et en faire ainsi une véritable "glu sociale" au sein des organisations.

J'ai juste envie de corriger le fait que non, l'injustice n'est pas en soi une émotion, même si bien-sûr, elle est le moteur d'innombrables émotions, et en premier lieu, de colère.

De la nécessité de la gestion de la colère en entreprise

C'est ainsi que la colère est devenue une émotion presque généralisée au sein des entreprises, même si c'est bien souvent une colère froide, intériorisée, masquée, étouffée, tant on ne sait pas comment gérer cette colère.
Avec la sophrologie, telle que je la pratique, qui combine des techniques de sophronisation visant la prise de recul face à des situations du quotidien et des échanges visant à renforcer notre intelligence émotionnelle, il est possible de transformer cette colère intériorisée en quelque chose de positif justement pour répondre à ce besoin de justice qu'ont les salariés au sein des entreprises.

En s'appuyant notamment sur les bases de la communication non violente, j'accompagne les salariés à exprimer leurs besoins et à trouver avec leurs responsables des solutions qui répondent à la fois aux besoins de l'entreprise et de ceux qui y travaillent. En ce sens, la sophrologie devient une approche de médiation en entreprise pour que chacun y trouve son compte ; c'est un ciment qui remet du sens et du plaisir de travailler ensemble, un vecteur de changement organisationnel.

J'étais ce matin l'invité de Gilles Colliaux, dans l'émission La vie en bleu. 

France Bleu Thomas LeyNous avons essayé de définir ce qu'est le stress au travail et d'identifier quelques facteurs de stress au travail. J'ai aussi bien-sûr essayé de dessiner quelques pistes pour réduire et gérer ce stress au travail. Vous pouvez réécouter l'émission ici :

Nos croyances limitantes sur le travail comme freins au changement 

Je souhaite revenir ici sur une idée que j'ai évoqué : l'idée de se défaire de l'idée qu'on est coincé à un poste de travail, qu'on ne peut pas se défaire de ce travail. Cette idée, très ancrée chez beaucoup d'entre nous, fait que quand nous sommes à un poste qui ne nous satisfait pas, il peut vite nous apparaître comme une croix à porter jusqu'à ce que la vie nous offre enfin une retraite qui sera vraiment bien méritée après une vie à en baver.

Se défaire de cette croyance permet alors d'ouvrir un champ des possibles. En se débarrassant de cette croyance, qui nous coince dans notre situation de mal-être, on ne plaque pas forcément notre travail pour changer du tout au tout, mais alors, si on y reste, cela devient un choix conscient : "Ce travail, il n'est pas parfait, mais il a au moins le mérite de..." (je vous laisse compléter).

Et dans cette situation, nous sommes alors plus à même de faire des choix de ce qui est bon pour nous et de faire en sorte que ce travail cesse d'être la corvée à laquelle on semblait être condamnée. Ce peut être en choisissant d'essayer de créer plus de liens avec les clients, en essayant de proposer des idées nouvelles quitte à ce qu'elles soient un peu farfelues, ça peut être en choisissant de préparer notre sortie de ce poste pour y aller le cœur plus léger le temps de concrétiser un autre projet. On s'extrait alors d'une dynamique qui nous mène inexorablement à l'épuisement professionnel, à court terme ou à petit feu.
Toutes ces considérations ne sont pas possibles si on s'enferme dans une pensée comme "Je voudrais ne pas être ici mais je n'ai pas le choix et je ne pourrai jamais en sortir".

La sophrologie est une méthode efficace pour se reconnecter à soi, à ses besoins, et faire tomber progressivement ses croyances limitantes pour retrouver du plaisir dans son travail.

Une offre à destination des entreprises

En parallèle à cette intervention radio sur le stress au travail, j'ai souhaité structuré mon offre de prestation, de sophrologie mais aussi de yoga du rire, à destination des entreprises et des organisations.

Ateliers sophro thématiques, relaxation, cycle de sophro en groupe, accompagnements individuels au sein des entreprises : vous pouvez retrouver ici cette offre en détail.

Offre entreprise sophrologie Nantes

Je souhaite ici mettre en lumière une émission très intéressante (comme souvent avec Grand bien vous fasse, présenté par Ali Rebeihi sur France Inter), sur les complexes physiques, une des problématiques pour lesquelles j'en suis venu à la sophrologie, et que j'aime particulièrement travailler pour les clients qui souffrent de ces complexes.

Comment surmonter nos complexesChristophe André définit ces complexes comme une "focalisation de notre esprit sur un défaut, peu importe qu'il soit réel ou supposé". Cette focalisation sur un complexe s'alimente elle-même jusqu'à nous persuader qu'elle est la cause de nos échecs et de nos difficultés, en amour, en amitié, au travail...

C'est en ce sens, que la sophrologie, avec tout ce qu'elle apporte comme outils de défocalisation de l'esprit, a tout son intérêt. Car les complexes ne résident pas tant dans la manière dont les autres nous voient que dans celle dont nous nous percevons nous-mêmes.

La beauté ne peut jamais avoir une idée claire d'elle-même.
GOETHE

En consultant un sophrologue alors qu'un complexe physique vous gâche le quotidien, vous pourrez donc par exemple :

  • réapprendre à appréhender votre corps en tant que sujet (vivre dans votre corps, au contact de vos sensations) et non seulement en tant qu'objet de regard
  • renforcer une meilleure connaissance de votre corps, ressenti et perçu, et ainsi remettre en question une vision peut-être erronée de votre corps pour en revenir à une vision plus objective
  • diminuer la charge émotionnelle négative liée à une parole reçue, (comme certains témoignages dans l'émission, où un proche, un professeur, un soignant, un vendeur, au détour d'une phrase pour lui/elle anodine, vient ancrer en quelques secondes un complexe qui nous poursuivra ensuite pendant des années)
  • Réinvestir le plaisir à travers d'autres occupations et préoccupations que celles basées sur l'esthétique et le physique, pour "ne plus s'occuper de l'effet que l'on fait, et commencer à vivre", comme il est dit dans l'émission
  • Se défaire des stéréotypes physiques que l'on a intégré et à travers lesquels on évalue les autres, qui devient aussi la grille de lecture à travers laquelle on se juge soi-même
  • vous permettre d'envisager un avenir qui sort de nos fonctionnements et nos schémas habituels qui nous enferment dans ce complexe
  • reconquérir l'estime de soi
  • lâcher-prise d'une quête de perfection de manière générale, et donc de perfection physique inatteignable

Je retiens aussi 2 des conseils phares donnés en fin d'émission :

  • s'entourer de personnes bienveillantes, pour lesquelles notre apparence physique et notre esthétique n'est pas l'enjeu.
  • remettre en question notre lien aux réseaux sociaux, qui sont souvent des "usines à complexes", car les complexes se nourrissent de la comparaison aux autres

Logo France Bleu Loire Océan

J'étais ce matin l'invité de Gilles Colliaux, sur la matinale radio de France Bleu Loire Océan. Nous y avons parlé du stress, des émotions, et comment la sophrologie peut nous aider à gérer ces désagréments au quotidien.

J'y ai expliqué comment Hans Selye, médecin autrichien, a défini le stress dans les années 50 comme le "syndrôme général d'adaptation". Ce sont toutes ces manifestations physiques (sueurs froides, accélération cardiaque et respiratoire...) qui forment les manifestations physiologiques du stress, souvent alimentées par le mental et le discours intérieur, mais qui sont à la base destinées à nous permettre de nous adapter à la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Ancestralement, il était bien utile à Cro-Magnon d'avoir le cœur qui battait plus vite pour pouvoir s'enfuir ou combattre le mammouth qui se présentait à lui, et ce sont ces mémoires que nous gardons aujourd'hui, ou chaque élément stressant apparaît comme un danger potentiel. C'est quand le stress s'inscrit dans la durée ou de manière trop répétée, qu'il génère petit à petit des effets délétères sur le corps, qui s'épuise à devoir toujours s'adapter (fatigue, problèmes dermatologiques, cardio-vasculaires, digestifs...), et sur le mental (états anxieux et dépressifs, manque de clairvoyance, difficultés à la concentration...)

Vous pouvez retrouver l'émission ici : 

Avec des exercices simples de sophrologie, basés souvent sur la respiration ou sur des visualisations positives, il est possible de mettre un terme à ce cercle vicieux, pour recréer une harmonie entre le corps, le mental (les pensées) et les émotions. Jour après jour, ce cercle vicieux devient un cercle vertueux qui renforce le positif.

Pour réduire le stress, remettez du sens dans votre travail 

Je tenais aussi ici à corriger une imprécision que j'ai dite à l'antenne : ce ne sont pas 20% des français, mais 37% des britanniques qui répondaient NON à la question "Votre travail apporte-t-il quoi que ce soit d’important au monde ?". C'est énorme! Je l'avais bien lu dans cet interview par Libération de David Graeber, anthropologue et économiste américain.

Si vous aussi, vous pensez que votre travail est inutile au monde et que vous sentez que cela affecte votre motivation et votre bien-être (comment cela pourrait-il en être autrement?...), je vous invite vivement à consulter un sophrologue.
Avec lui/elle, vous pourrez vous relier en douceur à vos besoins, vos envies et vos valeurs, pour retrouver du plaisir et remettre du sens dans votre travail. Et non, cela ne passe pas nécessairement par un changement d'entreprise ou même de poste...

Le petit dernier qu’il a fallu emmener aux urgences la semaine dernière ? Le dossier que vous devrez remettre pour la fin du mois ? La déclaration d’impôt à envoyer avant ce soir minuit ? La remarque de votre belle-mère qu’elle a osé sortir dimanche dernier en plein repas de famille ? Les prochaines vacances qu’il va falloir occuper ? L’attentat qu’il y a encore eu la semaine dernière dans le pays voisin ?

Avez-vous remarqué qu’aucun de ces événements n’est au présent?

Instant présent travail sophrologie

Dessin par Matthieu Doré

Retrouvez l'intégralité de l'article sur le site de l'Espace Floréal, le lieu où j'anime le programme de sophrologie en groupe 2018-2019 (rue Floréal à Nantes, entre le rond-point de Rennes et Petit Port)

RainbowEn cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie, je souhaite assumer ici, en tant que sophrologue, la part que j’ai à prendre dans ce noble combat. La sophrologie a toute sa place dans un ensemble de mesures et de dispositifs à mettre en place pour faire reculer l’homophobie et améliorer la vie des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres (pour ceux qui méconnaissant encore la signification de l’acronyme LGBT). 

En annonçant que je me spécialisais, dans mon métier de sophrologue, à l’accompagnement des personnes LGBT+, j’ai souvent eu comme réponse des mines d’étonnement ou d’incompréhension, parfois même de la part de confrères sophrologues. Pourquoi donc diriger sa pratique de la sophrologie plus spécifiquement vers ces personnes ? La sophro pour les femmes enceintes, pour les salariés stressés ou les jeunes cadres dynamiques qui entendent développer leurs potentiels, pour accompagner les malades de cancers ou les dépressions, ça on connait, mais pourquoi donc la sophrologie pour les personnes LGBT ?

Besoin de thérapeutes de confiance 

La première raison, et la principale que je donnais souvent, est que ces personnes ont besoin de trouver une offre de santé avec des médecins et des thérapeutes dont ils savent qu’ils peuvent leur faire confiance. Les cabinets des professionnels de santé doivent pouvoir être pour tout un chacun des espaces sécurisants. Chez toute une génération d’homos, de bis et de trans qui garde encore le souvenir de l’homophobie qu’elle a subi, notamment pendant les débats sur le mariage pour tous, et qu’elle continue de subir aujourd’hui (1650 cas de violence ou discrimination homophobes rapportés en France en 2017, soit presque 5 par jour), ces publics ont besoin d’avoir des garanties qu’ils ne seront pas de nouveau l’objet de discrimination, explicite ou plus insidieuse, de la part d’un professionnel à qui elles viennent se confier, sur des domaines de leur vie qui peuvent parfois êtes très intimes.

Il avait été relevé par certaines associations que le fait qu’un homosexuel n’ose pas parler ouvertement des situations qui lui posent problème, par peur du jugement du médecin notamment, était un facteur qui rendait plus difficile l’établissement d’un diagnostic et donc aussi la proposition par ce professionnel de solutions ou de traitement approprié.
En m’affichant donc clairement en tant que sophrologue LGBT-friendly, j’ai donc souhaité faire tomber ce frein. Mes clients sont parfois amenés à me parler de leurs problèmes relationnels ou affectifs, de leurs peurs, leurs frustrations, leurs colères qu’ils peuvent ressentir dans des situations de leur vie personnelle ou professionnelle, parfois de leur sexualité, du manque de confiance en eux que cela a pu entraîner, de souvenirs douloureux. Ils savent simplement qu’avec moi ils peuvent le faire librement et sans crainte de préjugés ou d'a priori.

La sophrologie utile pour des maux qui touchent plus fortement les publics LGBT

Ce n’est sans doute pas Le Refuge ou Contact, qui font un travail remarquable, qui me contrediront : les gays, les lesbiennes, notamment les jeunes, sont plus exposés à des situations familiales complexes, ou à des conflits au sein des familles.

Le harcèlement scolaire touche aussi plus fortement les ados qui découvrent, se cachent puis finissent par assumer leur homosexualité. « Pédé », « fiotte », « tarlouze » seraient les insultes les plus répandues dans les cours de récré ou sur les terrains de sport.

StressStress, affaiblissement de l’estime de soi, incertitude dans l’avenir, incapacité à réagir à une personne qui se montrerait agressive lors d’un coming-out, besoin de sécurité et d’écoute, envie de définir ses propres valeurs et de leur donner du sens au quotidien, relation harmonieuse et apaisée au corps, aspiration à être soi-même et à s’assumer sereinement… sur tous ces sujets, la sophrologie offre un potentiel d’amélioration phénoménale. Elle peut servir en prévention aussi bien qu’en situation de crise. Elle peut par exemple accompagner un processus de coming-out.

Des études menées aux Etats-Unis ou en Europe montrent aussi que les homosexuels ont nettement plus de risques liés à la santé (mentale et physique), au tabagisme ou à l’alcoolisme. Là aussi, la sophrologie n’a plus à prouver son intérêt pour prévenir l’apparition ou le développement de certaines maladies et pour accompagner les malades. La sophrologie peut aussi être d’une grande aide pour accompagner les personnes sujettes aux addictions.

L’œuf ou la poule ? L’homophobie ou le mal-être ?

Attention, je ne suis pas en train de dire ici que l’on pourra régler le problème de l’homophobie encore présente dans la société simplement en donnant aux personnes LGBT des solutions de développement personnel individuel.
En revanche, chacun pourra comprendre que dire à une personne en souffrance parce qu’elle vit des situations de discrimination ou de violence du fait de son orientation sexuelle ou de son identité de genre « Attends que les pouvoirs publics fassent baisser l’homophobie ou la transphobie en France ; tu verras quand ce sera réglé, tu te sentiras mieux », ce n’est pas une solution satisfaisante.

LesbLa lutte contre l’homophobie et la transphobie ont pour but de permettre aux publics LGBT de vivre dans une société propice à leur épanouissement. A l’inverse, l’épanouissement de ces personnes servira à faire baisser l’homophobie, car il devient plus difficile de se servir d’un bouc émissaire ou de discriminer quelqu’un qui a plus confiance en lui, qui sait lâcher-prise quand c’est nécessaire, qui assume ses valeurs en respectant celles d’autrui.
L’épanouissement individuel des personnes favorise la tolérance et le respect, tout comme le respect et la tolérance débouche sur l’épanouissement individuel. Ce sont deux logiques qui s’alimentent mutuellement.

Si vous êtes gay, lesbienne, bi, transgenre, ou tout simplement si vous vous posez des questions sur votre identité de genre, que vous souhaitez trouver des solutions ou avoir des outils pour favoriser votre épanouissement, que vous faites face à une situation compliquée émotionnellement, n’hésitez pas à me contacter pour que nous voyons ensemble comment des séances de sophrologie pourraient répondre à votre demande. Le premier entretien est gratuit et sans engagement.

J'ai écrit cet article lors de ma formation de sophrologue, sur un sujet pour lequel je pense que la sophrologie a énormément à apporter.Cela fait évidemment écho à ma propre histoire, sur laquelle j’ai avancé et je continue d’avancer. La question du surpoids, de la relation à l'alimentation, est une des thématiques sur lesquelles je souhaite accompagner mes clients. 

Je suis ce que je mange

Les gros sont gros parce qu’ils mangent trop ou parce qu’ils mangent mal. Pour leur permettre de retrouver la ligne, il leur suffit de manger moins et mieux. Il y a quelques dizaines d’années, cette idée aurait eu plutôt tendance à faire l’unanimité. A un problème simple, on apportait ainsi une solution simple (simpliste ?).  En poursuivant la logique, on en arrive à la conclusion que si quelqu’un est gros, c’est donc qu’il ne fait rien pour changer son alimentation.

En effet, chacune de nos cellules qui s’est créée est le produit, entre autres, de l’action de ce que nous ingérons sur notre organisme, de ce que nous buvons et ce que nous mangeons. En ce sens, nous sommes ce que nous mangeons ; notre corps se constitue des lipides, des glucides et des protéines que nous avalons, par la magie du mécanisme de la digestion. Faisons un régime pour ingurgiter autre chose, et notre corps changera.

Le cercle vertueux du principe d’action positive

Aujourd’hui, on sait heureusement que cette approche, sans qu’on puisse dire qu’elle soit erronée, est pour le moins incomplète. Si les régimes sont aussi efficaces sur le court terme et que leur taux de succès à long terme est aussi mauvais, c’est que d’autres choses rentrent en jeu.

Le principe d’action positive sur lequel repose la sophrologie apporte déjà un nouvel élément de réponse. En sophrologie, nous allons considérer que nous sommes composés de 3 structures : notre corps, nos émotions, et notre mental, à laquelle correspondent d’ailleurs 3 régions cérébrales distinctes que sont, respectivement, le cerveau végétatif, le cerveau limbique et le néocortex. Surtout, le principe d’action positive dit que toute action positive sur une de ces trois structures a des répercussions positives sur les 2 autres ; cela marche dans le sens des cercles vertueux, mais aussi bien-sûr, des cercles vicieux. Nos émotions et nos pensées négatives auraient donc des effets négatifs directs sur notre corps.

Cerveau entre les mainsDifférentes études neuroscientifiques viennent apporter une explication au principe d’action positive en démontrant la force du lien qui unit notre corps à notre esprit et en étayant l’importance des mécanismes psychosomatiques.[1] En particulier, le lien entre ventre et cerveau a été porté à la connaissance du grand public par le reportage Le ventre, notre deuxième cerveau qui révélait que notre ventre contiendrait environ 200 millions de neurones qui participeraient au bon fonctionnement du système digestif. Ce reportage mettait d’ailleurs en relief l’excellence nantaise en matière de recherche sur la neurogastroentérologie.[2] La sophrologie est même citée, avec d’autres pratiques comme la méditation ou le yoga, comme étant associée à un risque réduit de 50% d’obésité.[3]

La conscience du corps

Si c’est de manger d’une certaine manière qui nous rend gros, alors pourquoi mangeons-nous comme cela, quand, bien souvent, nous savons que c’est la cause du surpoids ? Les raisons de ces troubles alimentaires seraient donc à chercher du côté de nos émotions et de notre mental.

Premièrement, la sophrologie, en travaillant sur la conscience du corps, va aider la personne à s’assurer qu’elle n’a pas une image erronée d’elle-même. On entend souvent parler des anorexiques qui se voient toujours plus gros qu’ils ne le sont en réalité, mais la nécessité d’ajuster et d’affiner une conscience plus exacte de son corps peut aussi être nécessaire pour les personnes en surpoids.

La sophrologie va aussi aider à être plus à l’écoute des sensations corporelles, permettant ainsi aux sensations de faim, de satiété, de lourdeur ou de légèreté de devenir nos alliées. Grâce à une écoute du corps affinée, nous avons une meilleure connaissance et une meilleure conscience de nos besoins corporels. En les intégrant physiquement, émotionnellement, mentalement, par notre vécu des séances de sophrologie, nous pouvons ensuite agir en conséquence, pour répondre à nos besoins véritables.

La conscience de nos mécanismes émotionnels et mentaux

La sophrologie va également permettre un travail sur la gestion du stress et des émotions désagréables alors que frustrations, culpabilité sont souvent sources de tiraillements quand on traite des troubles alimentaires.

Gros BouddhaChez des personnes pour qui l’équilibre alimentaire et le poids est un problème, et en particulier après des échecs successifs de régimes, un discours intérieur négatif et souvent dévalorisant prend la place et vient plomber la confiance et l’estime de soi, que la sophrologie aide aussi à rétablir.

La sophrologie va également permettre de prendre conscience et de faire le tri dans les conditionnements (ce dessert dont on ne sait pas se passer dans un repas est-il un choix ou un automatisme ?) et les injonctions (le « finis ton assiette » qu’on a pu intégrer étant petit) qui dictent nos comportements alimentaires. En en prenant conscience, en s’y reliant différemment, nous sommes alors en mesure de faire des choix, de redevenir maîtres de nos actions.

Maintenant qu’il y a la sophrologie, adieu les régimes ?

Les troubles alimentaires sont intrinsèquement liés aux addictions, à cette différence près, que s’il n’est pas nécessaire de fumer ou de jouer de l’argent pour vivre, il est indispensable de s’alimenter, et nous sommes donc condamnés à trouver notre équilibre alimentaire. Les régimes ont aussi bien prouvé leur efficacité que leur inefficacité. La question de savoir si la sophrologie peut remplacer les régimes est donc une fausse question.

Comme sur d’autres thématiques qu’elle peut traiter, la sophrologie propose une approche différente, qui peut s’avérer complémentaire, avec des objectifs différents. Alors que les régimes vont avoir pour but de faire maigrir, la sophrologie permettra de mobiliser toutes les capacités de la personne pour mieux vivre sa situation et, si elle souhaite la changer, de le faire en conscience, optimisant ainsi les chances de réussite. A chacun de choisir l’approche qui lui correspond.

Si après plusieurs régimes qui se sont révélés inefficaces dans la durée, vous avez envie d’une autre méthode, la sophrologie peut aider à ce que vos structures corporelles, mentales et émotionnelles agissent de concert dans la direction de ce que vous souhaitez. Elle agit comme un incubateur de changement vers un mieux-être.

 

[1] Voir notamment : « La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait », dans Sciences et Avenir, août 2016

[2] Voir : http://www.chu-nantes.fr/diffusion-du-documentaire-le-ventre-notre-2e-cerveau-sur-arte-en-janvier-46718.kjsp

[3] Voir : « Méditer pour perdre du poids », dans Sciences et Avenir, décembre 2015