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Depuis que je suis installé comme sophrologue, un conseil m’est souvent adressé, pour propulser mon activité : Thomas, spécialise-toi et ne travaille que avec un certain type de clients bien précis.
Et ce conseil vient souvent accompagné d’un petit deuxième : crée des contenus que tu fais une fois et que tu vends en ligne à plein de gens, comme ça tu gagnes des sous longtemps en ayant travaillé qu’une fois.

Peut-être qu’un jour cela deviendra une évidence pour moi, que j’aurai des clients qui répondent à une description bien précise et bien marketée, et que j’aurai même des clients dont je ne connaîtrai ni le nom ni le visage. Et peut-être que cela fera décoller mon activité comme jamais. Peut-être ; à condition que cela fasse sens pour moi, que ça me fasse vibrer, que ça vienne contenter mes valeurs profondes et me procure un vrai sentiment de répondre à un besoin essentiel (que je n’aurai pas créé artificiellement) qui rende le monde meilleur. Je ne suis réellement pas fermé à l’idée.

Pourtant, je tiens à clarifier ici ce qui est pour moi, pour le moment, le sens de mon métier.

Si je devais, comme certains praticiens le font, détailler sur Médoucine, les problématiques que je sais accompagner, que j'aime accompagner, et pour lesquelles j'obtiens des résultats intéressants, voilà probablement à quoi ressemblerait mon outil de réservation :

Tous ces symptômes et ces spécificités sont les différentes facettes d’un même problème : une dissonance entre nos aspirations profondes et notre réalité, qui nous fait éprouver un mal-être tel qu’il nous empêche d’avancer sereinement dans notre vie.
Alors, là maintenant, si je devais avoir une spécialité, ce serait ça : spécialiste en accompagnement global de l'Humain, pour aider chacun à avancer sereinement dans la vie.
Les personnes avec qui je travaille? Les gens qui vivent un stress ou un mal-être, de plus ou moins grande intensité, et éprouvent un besoin de changement pour rayonner joyeusement dans le monde. C'est assez simple, mais ça ne peut pas être trop simpliste. 
Mon slogan n’est pas qu’un slogan .

Le vécu désagréable est par nature complexe et multifactoriel

Prenons l’exemple d’une personne obèse qui éprouve un mal-être. On peut imaginer que la situation est la suivante : elle s’est toujours sentie grosse, mais depuis quelques mois, elle en est au stade que son corps la dégoute. Elle ne se sent nulle part à sa place et elle se demande si le fait de grossir n’est pas pour elle une manière de prendre la place qu’on ne lui accorde pas. Elle sent bien que depuis le décès de sa mère il y a 4 ans, elle a pris 16 kilos de plus. Au travail, elle trouve ses responsabilités totalement inintéressantes, elle est certaine d’être placardisée et n’arrive pas à créer de lien avec ses collègues. Cette situation la déprime et elle sent qu’elle a tendance à boulotter en rentrant du boulot, surtout si elle a le malheur de devoir acheter du pain pour les enfants et qu’elle n’arrive pas à résister à la tentation des mini-beignets au caramel qui lui font de l’œil dans la vitrine.
Toutes ces pensées lui trottent dans la tête 24h/24 et elle est obligée de prendre des somnifères la nuit pour réussir à dormir plus de 5h par nuit.
Elle n’a plus de plaisir à rien et n’arrive pas à mobiliser la moindre énergie pour planifier quoi que ce soit.
Son mari voudrait l’aider, mais à chaque fois qu’ils essaient de parler de la situation, cela finit en clash.
Les seuls moments où elle se sent vraiment détendue, c’est après avoir passé 1h à pleurer, roulée en boule au fond de son lit. Elle se sent comme vidée et ça lui fait du bien. Cela lui arrive de temps en temps, mais elle sait que ce n’est que temporaire.
Tout cela l’empêche de laisser place à ses rêves, et au fond d’elle, elle sait que c’est dommage parce qu’elle est certaine que le monde aurait bien besoin de ses plus belles énergies, mais elle en est totalement incapable en ce moment.

Vous êtes en train de vous dire « Tout de même, elle a pas de bol cette fille de cumuler tout ça. » ? Et pourtant, c’est une situation assez classique, qu’en tant que praticien, nous pouvons être amenés à accompagner. Et nous sommes tous susceptibles d'avoir des moments de grande vulnérabilté, où nous perdons pied, même s'il n'est pas nécessaire d'attendre d'en arriver à ce point pour faire appel à une aide extérieure.

Nous ne sommes pas (que) notre problème!

Vous imaginez-vous à quel point cela serait réducteur de vouloir proposer à cette personne de la "sophrologie pour les obèses" ? Ce dont elle a besoin, c'est aussi, tout en acceptant son obésité, de ne pas être qu'une personne obèse, notamment dans le regard de la personne qui l'accueille et que lui soient ouverts d'autres horizons. C'est cela, aussi, qui permet de panser les blessures du passer pour mieux les transformer pour l'avenir.

Voilà pourquoi j’ai tant de mal à mettre les gens et les potentiels clients dans des cases.
Régler les problèmes de quelqu’un en ne se focalisant que sur un aspect de sa situation, je ne sais pas faire (et je n’aurai pas plaisir à le faire). Et j’ai même vraiment tendance à conseiller de fuir tous les praticiens qui promettent ainsi une solution miracle pour chaque problème.
C’est ce que promettent les régimes aux obèses, pour rester sur ce sujet, et c’est pourquoi ils sont si inefficaces et ne font qu’empirer les choses.

Le stress, le mal-être, est toujours multifactoriel, quand bien même un aspect du problème semble prépondérant. C’est pour cela que le premier rendez-vous, tel que je le propose, est essentiel pour poser les choses, et qu’on ne prenne pas une situation seulement par un petit bout de la lorgnette. Que la personne vienne avec un problème initial, c’est très bien, mais il faut voir ensemble les répercussions que cela a dans son quotidien et dont elle ne se rend peut-être même plus compte, pour mettre en lumière aussi tous les aspects de sa vie qui ont un potentiel d’amélioration, et ce qu’elle attend ou non des séances que nous allons par la suite faire ensemble.

Quelquefois il suffit de quelques outils simples pour retrouver un meilleur sommeil et se laisser surprendre à profiter de nouveau de la beauté des fleurs au printemps. Cet équilibre minimum retrouvé, cela pourra être suffisant à la personne pour continuer à avancer dans la vie, même si elle sait qu’elle n’a pas traité d’autres dossiers sur lesquelles elle n’est peut-être pas encore prête à travailler. Et c’est ok.
Quelquefois, après avoir goûté aux bénéfices de ces outils simples, la personne a envie d’aller plus loin et de continuer à faire bénéficier tous les aspects de sa vie de cette évolution.

L'outil n'est qu'un outil

Mais au-delà des outils, c’est la qualité de la relation humaine créée entre la personne et le praticien qui l’accompagne qui va permettre aux outils d’être efficaces.

L'écoute de chacun dans sa singularité, la bienveillance, la créativité pour proposer des séances personnalisées, qui répondent à ses besoins spécifiques et à son rythme, en piochant dans les différents outils à ma disposition : voilà ce que je sais faire et qui a fait ses preuves. Voilà ma valeur ajoutée.

C’est la confiance mutuelle, la rencontre de cœur à cœur entre 2 humains, en complément des techniques effectuées ensemble, qui fera que la personne retrouvera petit à petit son autonomie dans sa manière de mobiliser les outils et ses propres ressources.

Sinon pourquoi en tant que praticien accueillerions-nous des personnes qui ont déjà utilisé des outils similaires aux notres, juste en regardant des vidéos sur le net?

Nous sommes des êtres sensibles et complexes.
Ce dont nous avons besoin dans un moment de trouble et de vulnérabilité (soit dit en passant, on ne le répétera jamais assez : il est normal d’avoir de telles moments, surtout quand la planète vit aussi ces moments de troubles), c’est ma conviction profonde, c’est d’être accueilli dans notre complexité et notre singularité, par un professionnel qui prend le temps de nous écouter.
C’est notre humanité qui est à même d’apporter des solutions à des problèmes d’humains.

Il me tenait à cœur de faire cette vidéo synthétique qui, après avoir présenté nos 3 structures, reprend l'ensemble des différents facteurs que l'on parcourt et des outils qu'on utilise dans mes accompagnements pour cheminer vers une meilleure gestion du stress.
Cette meilleure gestion du stress permettra de vous libérer de tout ce qui vous empêche d'avancer sereinement dans votre vie quotidienne, tant sur les sujets personnels que professionnels.



Tout ce que vous avez dit est juste, mais en fait, la sophrologie est une méthode scientifique et empirique qui allie les connaissances et savoir-faire occidentaux et orientaux. On y pratique la relaxation dynamique, et j’ai plutôt envie de dire, de la méditation dynamique

Anne Jamelot-Bonnaillie (retrouvez ici son site) est sophrologue (mais aussi, notamment, praticienne EFT et animatrice de yoga du rire, elle aussi) à Vannes, en Bretagne. Dans son livre "Haute en tics", elle livre un témoignage sincère et authentique (vous l'aurez compris) sur son parcours et la manière qu'elle a eu d'apprivoiser son syndrome Gilles de la Tourette (vous l'aurez peut-être deviné) grâce à la sophrologie ; vous savez, c'est ce syndrome dont on parlait dans des reportages un peu tapageurs à l'époque où j'étais ado, avec ces gens qui ne peuvent pas s'empêcher de proférer des insultes à tout bout de champ. Si les insultes ne sont pas présentes chez toutes les personnes souffrant de ce syndrome, les tics en constituent toujours le symptôme principal.

Les tics, ce sont les symptômes extérieurs, particulièrement handicapants dans la vie sociale, mais le syndrome et la survenue de ces tics incessants entraînent également une multitudes de vécus internes ressentis par la personne, corporels, mentaux, et émotionnels. 

Tous ces symptômes (notamment les tics) sont amplifiés par le niveau de stress. Et c'est là qu'on imagine que la sophrologie a eu toute sa place dans la vie de l'auteure. 

Un des meilleurs écrits sur ce qu'est vraiment la sophrologie

Mais outre le fait de nous apprendre la grande utilité que la sophrologie a eu pour elle pour apaiser ses symptômes du S.G.T. (Syndrome Gilles de la Tourette), elle nous livre surtout dans ce roman une magnifique ode à la sophrologie et à ses bienfaits pour tout un chacun.

En quelques paragraphes, elle apporte une foule d'éléments qui peuvent permettre à toute personne non initiée de mieux percevoir ce qu'est la sophrologie et comment cela se passe concrètement en séance.

Si vous faites des recherches sur ce qu'est la sophrologie, son intérêt, les bénéfices que l'on peut en tirer, etc... premièrement, rappelez-vous que rien ne vaut le fait de l'expérimenter, avec le/la sophrologue qui vous correspondra, à vous.
Mais si vous insistez à vouloir du contenu écrit et théorique, Haute en tics est sans doute ce qui se fait de mieux pour vulgariser ce qu'est la sophrologie auprès du grand public et je vous invite à vous le procurer et à vous y plonger

Je tenais à partager ici un passage reprenant les bases des origines et surtout de l'intentionnalité que toute personne peut mettre dans des séances de sophrologie.
Anne (Julie dans le roman) reprend ici certains éléments que vous pourrez retrouver sur mon site, mais je trouve que dans ce passage, par sa manière d'écrire, elle réussit avec une simplicité déconcertante à planter le décor d'une première séance de sophrologie et à retranscrire les interrogations que les participants à nos séances ne manquent pas d'avoir ainsi que les réponses que nous nous efforçons de leur apporter, qui peuvent parfois les laisser dubitatifs. 

     Merci à elle de m'avoir autorisé à le publier ici.   

Pour vous donner un peu le contexte : Julie donne des séances de sophrologie dans un centre de vacances où tous les vacanciers peuvent donner des ateliers sur tout un tas de choses. Ce passage se situe au début de la première séance de sophrologie, où Julie fait le point sur ce que les participants peuvent attendre (si l'on peut dire ainsi) des séances : 

"Et Julie continue en demandant ce qu’est pour eux la sophrologie. Chacun y va de sa petite idée :
- C’est la respiration ?
- C’est pour les douleurs…
- C’est pour mieux dormir…
- C’est pour le stress…
- C’est pour être plus à l’écoute de son corps ?
- C’est comme le yoga ?
Amandine et Xavier regardent Julie qui esquisse un sourire et ils pouffent silencieusement.
- Moi j’en ai fait, mais pour l’accouchement, ce n’est pas pareil ?
- Ça aide à aller mieux dans sa vie…
- Ça aide à se détendre…

Et puis plus rien, comme si tout avait été dit. Alors Julie interroge du regard la personne expérimentée qui répond : « Ça développe la conscience ».

- Voilà, répond Julie. Tout ce que vous avez dit est juste, mais en fait, la sophrologie est une méthode scientifique et empirique qui allie les connaissances et savoir-faire occidentaux et orientaux. On y pratique la relaxation dynamique, et j’ai plutôt envie de dire, de la méditation dynamique, dans le but de développer la conscience humaine. Et donc les capacités mentales. Et ce en passant par la conscience du corps. Mais qui met aussi et surtout l’accent sur le développement de nos propres valeurs. Et c’est peut-être ce qui en fait sa spécificité. Alors je ne vais pas entrer dans une conférence sur la sophrologie, mais juste un peu d’histoire pour commencer.
La sophrologie a été créée dans les années soixante, au vingtième siècle, par le professeur Alfonso Caycedo, neuropsychiatre colombien, qui a ensuite travaillé à Madrid, puis s’est installé en Andorre. Pratiquant l’hypnose, mais n’étant pas tout à fait satisfait de la méthode, il est intéressé à la phénoménologie, que j’expliquerai brièvement tout à l’heure, et au yoga, puis est parti en Orient pour aller à la rencontre des méthodes de méditations et de travail sur la conscience autres que les méthodes occidentales. Il y est resté plus de deux années. S’initiant pour commencer au Raja Yoga, dans un ashram en Inde.
Puis il a rencontré le médecin du dalaï-lama à Dharamsala où il a été initié aux méthodes de contemplation bouddhiques, et enfin s’est rendu au Japon où il a passé beaucoup de temps à étudier le zazen auprès des différents maîtres dans plusieurs monastères.
Lorsqu’il est revenu en Espagne, il a commencé à mettre au point sa méthode avec la création du premier degré de Relaxation Dynamique, puis sont venus les second et troisième degrés. Le premier est inspiré du yoga, le second des techniques bouddhiques et le troisième du zazen. Ensuite, plus on avance et plus les techniques sont inspirées du Zen, qui est d’ailleurs une branche du bouddhisme. Il y a douze degrés en tout. Mais quand on pratique régulièrement les 3 premiers degrés, c’est déjà énorme vu tout ce que l’on expérimente.

Une voix s’élève :
- Donc c’est bien comme le yoga ?
- Non. C’est inspiré du yoga, pour commencer, mais aussi de beaucoup d’autres méthodes orientales, comme je viens de l’expliquer et autant de pratiques occidentales. Et la base est aussi l’hypnose, même si on s’en écarte beaucoup en sophrologie. Tu verras que c’est quand même très différent du yoga, dans la pratique et dans la pédagogie. En fait, Caycedo a beaucoup étudié toutes ces techniques, orientales et occidentales, et avec ses recherches en neuropsychiatrie, il a créé une méthode nouvelle, complètement originale, qui permet l’étude de la conscience humaine pour aller vers l’harmonie. Ou, comment développer sa conscience pour aller vers l’harmonie corps-esprit. C’est un peu comme s’il avait mis tout ce qu’il connaissait dans un shaker, l’avait filtré longtemps, et en avait tiré l’essentiel, pour en faire une méthode à la fois scientifique, expérimentale et à la portée de tous.
C’est un magnifique cadeau car tout le monde ne peut pas se permettre d’aller en Inde ou au Japon et se mettre à étudier toutes les méthodes existantes pour aller de mieux en mieux. La sophrologie, c’est pratique, surtout pour les occidentaux que nous sommes, et en même temps très poussé, très profond si on veut bien s’y plonger sérieusement. Plus j’avance, plus je trouve cette méthode admirable par sa logique et par les transformations qu’elle opère en nous.
- Ça veut dire quoi «  sophrologie » ?
- Ça vient d’un néologisme à partir du grec sôs, que l’on peut traduire par « bien portant », « harmonie », phrên, que l’on peut traduire par « cerveau », et par extension « conscience », et logos, qui signifie « discours » ou « étude ». On peut donc dire que la sophrologie est une méthode de travail sur la conscience pour développer l’harmonie entre le corps et l’esprit, ou l’étude de la conscience harmonieuse. En gros, c’est comment mieux se connaitre pour être de mieux en mieux dans sa peau, pour être vrai ! Et cela est d’autant plus percutant que la sophrologie s’intéresse aussi aux valeurs existentielles et humanistes propres à chacun, permet d’en prendre conscience et de les développer. C’est un aspect hyper important, essentiel en sophrologie.
- Tu as parlé de la phénoménologie tout à l’heure, rappelle Xavier très attentif.
- Ouiii, j’y viens ! (…) La phénoménologie, en gros hein, c’est un courant philosophique, initié par Husserl qui propose d’aborder chaque chose, chaque objet, chaque événement, autrement dit chaque phénomène comme si c’était la première fois. C’est-à-dire que l’on suspend son jugement, on met entre parenthèses tout ce que l’on sait, toutes les expériences passées pour s’intéresser au phénomène tel qu’il est vécu, ressenti, expérimenté dans l’instantanéité. On fait rarement ça, n’est-ce pas ? Ou en tout cas, pas en conscience… car tout cela se fait dans la conscience de ce qui est expérimenté. Et c’est ce que je vais vous demander pendant toute la séance ! C’est chouette non ?
- Comment ça ? Je ne comprends pas, on ne va pas se détendre ?
- Hahaha ! J’adore ! Noooonnn ! Vous allez travailler… ajoute Julie d’une voix diabolique.
- Ben merde, je m’en vais… dit Amandine en faisant mine de partir.
- Dommage, tu ne pourras pas comprendre ce que je t’expliquerai à propos de mon S.G.T…
- Bon alors je reste. Grrr !

Toutes deux rient. Et Julie continue :
- En fait, Caycedo qualifie la sophrologie de « pédagogie de l’existence ». Et c’est justement en se basant sur la phénoménologie que cela prend tout son sens. Quand je vais vous demander, tout de suite, on y arrive, de prendre conscience de votre corps, de votre respiration, de vos pieds, vos appuis, etc, ce sera comme si c’était la première fois, c’est-à-dire sans a priori, sans rien attendre, sans commentaire, sans préjugé ni interprétation hâtive. Car si vous abordez la respiration en vous disant « ah ça je connais, et puis je vais sentir ci et ça », c’est foutu ! Les préjugés sont des œillères qui nous empêchent d’être à la découverte, de s’ouvrir à d’autres sensations, d’autres expériences, d’apprendre. Et ce n’est pas forcément plus facile pour les gens qui font du yoga justement, car la tendance à vouloir comparer est grande au début. Mais là, on est dans la théorie et vous allez vor que dans la pratique ce n’est pas tout à fait ce à quoi on s’attend au départ. D’où l’intérêt de ne rien attendre. Rien attendre de la séance et rien attendre des exercices.
- Mais on attend forcément quelque chose puisqu’on est là. Et quand on fait quelque chose, on attend forcément un résultat !
- Inexact, et exact. Vous venez ici parce que vous espérez quelque chose, vous espérez que la sophrologie vous apporte quelque chose, ou vous soulage, ou vous guérisse même.
- Mais tu te contredis !
- Non, ce n’est pas une contradiction, mais un paradoxe. Et vous constaterez en pratiquant régulièrement la sophrologie, que tout est finalement paradoxal. Les croyances, les certitudes que vous avez sur certains sujets vont finalement s’avérer différentes, ou erronées. Vous espérez quelque chose en venant ici, mais en faisant la séance, n’attendez rien, aucune sensation particulière, rien d’extraordinaire, aucun résultat. L’attente crée un stress qui vous fera passer à côté de l’expérience. Et l’attente crée de la frustration. Vous comprendrez en faisant. La sophrologie se pratique, c’est une science de l’expérience. C’est en vivant les expériences consciemment, de plus en plus consciemment…
- En pleine conscience ? interrompt un vacani.
- En pleine conscience ? Hou là ! On n’y est pas encore ! La sophrologie développe la conscience à tous les niveaux pour aller, cheminer vers la pleine conscience, mais on ne l’atteint jamais. On y travaille ! On s’améliore un peu chaque jour. Objectivement, penser que l’on peut atteindre la pleine conscience est une illusion. Du moins, pas de notre vivant, soyons honnêtes et un peu modestes. Après la vie, je ne sais pas, je ne l’ai pas encore expérimenté ! Donc, cool, on fait ce qu’on peut ! Mais on le fait, on s’y met sérieusement, on s’en donne les moyens ! Notamment avec la sophrologie qui explore toutes les dimensions de la conscience… ou presque.
Pour terminer les explications avant la séance, je vais donc vous inviter à être dans l’accueil des sensations et de tout phénomène quel qu’il soit, donc sans a priori, sans rien attendre, sans jugement ni commentaire de ce que vous remarquez, observez dans votre corps, sans analyse ni interprétation du pourquoi du comment. Bref, tel quel, dans l’accueil, O.K. ? Je vais vous expliquer ce que l’on va faire pendant la séance, ensuite, on la pratiquera ensemble et après la désophronisation, c’est-à-dire quand vous reviendrez à un niveau de vigilance ordinaire, comme dans la vie de tous les jours, vous pourrez vous exprimer sur ce que vous aurez senti, remarqué, observé, vécu pendant votre séance. Il ne s’agit pas de raconter sa vie, mais juste ce que vous avez vécu dans votre corps, pensé peut-être ou éprouvé. Ce n’est pas une obligation, mais cela fait partie intégrante du jeu. Vous pouvez aussi écrire ce que vous avez vécu. Ça aussi, c’est fortement recommandé. Avez-vous des questions ?
- Et si on n’a pas envie de parler, ou qu’on n’aime pas ça ?
- Alors tu le dis : « Je n’ai pas envie de parler ». C’est déjà s’exprimer que de le dire. On va faire l’expérience et après, vous pourrez de nouveau poser toutes les questions, toutes les interrogations qui vous viennent. On est là pour découvrir. Prenez ça comme un jeu."

Anne Jamelot-Bonnaillie, Haute en tics,
Books on demand, 2018, 345 p.

Et vous, qu'est-ce qui vous stresse dans la vie? 

Le petit dernier qu’il a fallu emmener aux urgences la semaine dernière ? Le dossier que vous devrez remettre pour la fin du mois ? La déclaration d’impôt à envoyer avant ce soir minuit ? La remarque de votre belle-mère qu’elle a osé sortir dimanche dernier en plein repas de famille ? Les prochaines vacances qu’il va falloir occuper ? L’attentat qu’il y a encore eu la semaine dernière dans le pays voisin ?

Avez-vous remarqué qu’aucun de ces événements n’est au présent?

Instant présent travail sophrologie

Dessin par Matthieu Doré

Retrouvez l'intégralité de l'article sur le site de l'Espace Floréal, le lieu où j'anime le programme de sophrologie en groupe 2019-2020 (rue Floréal à Nantes, entre le rond-point de Rennes et Petit Port)

Dans un article fort intéressant (à retrouver ici en intégralité), Le Monde nous liste 16 biais de l'esprit qui nous empêchent de mieux nous connaitre et de faire les bons choix.

Pendant mes séances, j'ai pour habitude de parler des conditionnements, des injonctions, des croyances limitantes, qui viennent affecter notre épanouissement, et en particulier la confiance en nous.

Ici, avec l'ikigai (le développement personnel à la japonaise), ce sont d'excellentes pistes de réflexion qui se présentent à nous, pour comprendre et prendre un peu plus conscience de comment sont amenés nos choix, nos actions, nos pensées, et donc, in fine, notre bonheur.

J'avais déjà relevé il y a quelques mois le fameux schéma du ikigai, à la confluence de ce qu'on aime, de ce qu'on sait faire, de ce dont on peut tirer une rétribution et de ce dont notre monde a besoin. Pour moi, le ikigai, c'est ce qui FAIT SENS, pleinement.

Alors pour 2019, je vous souhaite à vous tous, de trouver et de faire vivre, au quotidien, votre ikigai, et de vous libérer de vos biais de la pensée!

Une excellente année 2019 à tous! 

Et voilà donc les 16 biais à éviter :
1. S’en tenir à sa première impression
2. N’attribuer ses succès qu’à soi-même et ses échecs qu’aux autres
3. Persévérer dans l’erreur
4. Surévaluer ou sous-évaluer ses compétences
5. Se conformer aux choix de la majorité
6. Se laisser influencer par la façon dont les choses sont présentées
7. S’opposer d’office à toute suggestion
8. Surévaluer l’opinion des figures d’autorité
9. Ne voir que ce que l’on croit
10. Accorder plus de valeur à ce qui nous est familier
11. Préférer le statu quo à la nouveauté… et vice versa
12. Refuser de voir les réalités dérangeantes
13. Croire le négatif plus vrai que le positif
14. Se suradapter à son milieu socioculturel
15. Se restreindre au « risque zéro »
16. Croire que l’on sait déjà

Logo France Bleu Loire Océan

J'étais ce matin l'invité de Gilles Colliaux, sur la matinale radio de France Bleu Loire Océan. Nous y avons parlé du stress, des émotions, et comment la sophrologie peut nous aider à gérer ces désagréments au quotidien.

J'y ai expliqué comment Hans Selye, médecin autrichien, a défini le stress dans les années 50 comme le "syndrôme général d'adaptation". Ce sont toutes ces manifestations physiques (sueurs froides, accélération cardiaque et respiratoire...) qui forment les manifestations physiologiques du stress, souvent alimentées par le mental et le discours intérieur, mais qui sont à la base destinées à nous permettre de nous adapter à la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Ancestralement, il était bien utile à Cro-Magnon d'avoir le cœur qui battait plus vite pour pouvoir s'enfuir ou combattre le mammouth qui se présentait à lui, et ce sont ces mémoires que nous gardons aujourd'hui, ou chaque élément stressant apparaît comme un danger potentiel. C'est quand le stress s'inscrit dans la durée ou de manière trop répétée, qu'il génère petit à petit des effets délétères sur le corps, qui s'épuise à devoir toujours s'adapter (fatigue, problèmes dermatologiques, cardio-vasculaires, digestifs...), et sur le mental (états anxieux et dépressifs, manque de clairvoyance, difficultés à la concentration...)

Vous pouvez retrouver l'émission ici : 

Avec des exercices simples de sophrologie, basés souvent sur la respiration ou sur des visualisations positives, il est possible de mettre un terme à ce cercle vicieux, pour recréer une harmonie entre le corps, le mental (les pensées) et les émotions. Jour après jour, ce cercle vicieux devient un cercle vertueux qui renforce le positif.

Pour réduire le stress, remettez du sens dans votre travail 

Je tenais aussi ici à corriger une imprécision que j'ai dite à l'antenne : ce ne sont pas 20% des français, mais 37% des britanniques qui répondaient NON à la question "Votre travail apporte-t-il quoi que ce soit d’important au monde ?". C'est énorme! Je l'avais bien lu dans cet interview par Libération de David Graeber, anthropologue et économiste américain.

Si vous aussi, vous pensez que votre travail est inutile au monde et que vous sentez que cela affecte votre motivation et votre bien-être (comment cela pourrait-il en être autrement?...), je vous invite vivement à consulter un sophrologue.
Avec lui/elle, vous pourrez vous relier en douceur à vos besoins, vos envies et vos valeurs, pour retrouver du plaisir et remettre du sens dans votre travail. Et non, cela ne passe pas nécessairement par un changement d'entreprise ou même de poste...

SurpriseLa sophrologie est en plein boum. Nous avons tous des copains, et à vrai dire surtout des copines, qui s’y sont mis.es et ne jurent que par ça.

Mais attention, la sophrologie n'est pas une technique à mettre dans les mains de n'importe qui. Des effets indésirables graves, comme des trop-pleins d'équilibre ou même de confiance ont pu être rapportés par certaines personnes, très mécontentes de s'être laissées allé à tant de plaisir quotidien.

La sophrologie ne s’adresse donc qu’à ceux qui ont des besoins de mieux-être ou qui veulent avancer sereinement dans leur vie! L'utilisation de cette technique en auto-médication est donc à proscrire. 

Voilà enfin révélées les 10 bonnes raisons pour lesquelles vous ne devez pas faire de sophrologie : 

  1. Vous dormez toutes les nuits comme un bébé. Jamais aucune préoccupation de vos journées ne vient vous enquiquiner au moment de vous endormir. Si jamais il vous arrive de vous réveiller en pleine nuit, vous n’avez même pas le temps de vous tourner vers le réveil pour voir quelle heure il est. D’ailleurs, tous les matins, vous vous réveillez avec le sourire et êtes ravi d’entendre votre réveil sonner ; vous avez la pêche et la banane dès que vous ouvrez l’œil. Pas de doute, la sophro n’a rien à vous apporter coté sommeil !
  2. Vous vivez pleinement à l’instant présent. Vous êtes en paix avec votre passé et n’avez jamais compris ce qu’était au juste les regrets ou les remords. Quant à l’avenir, pas la peine de trop y penser, il coulera de source, comme le reste d’ailleurs. Cela vous permet d’être pleinement au contact de chaque moment de votre vie et de faire les choses en conscience.
  3. La confiance en vous est votre meilleur atout. L’estime de vous au top, vous savez vous affirmez et poser vos intentions clairement, tout en respectant les points de vue des autres. Cet équilibre, cette relation si simple à vous-même et aux autres, vous l’avez toujours eu. Alors qu’est-ce que la sophro pourrait bien vous apporter de plus ?!
  4. Vous savez optimiser votre respiration pour répondre à vos besoins, quand vous l’voulez, où vous l’voulez! Thoracique, abdominale, complète, vous savez à quoi sert chaque mode respiratoire et vous avez intégré à votre quotidien des petits exercices très simples pour vous y reliez facilement. Votre respiration ne vous fait jamais défaut quand il s’agit de vous insuffler calme et sérénité, ou même énergie et vitalité selon chaque situation.
  5. dont understandVous croquez chaque jour à pleines dents le plaisir de poser des actes justes, en cohérence avec vos envies et vos objectifs. Vous vous sentez partout à votre place, invariablement épanoui. Bref, votre vie est naturellement simple et fluide. Alors à quoi bon la sophro ?
  6. Les dizaines d’émotions que vous vivez au quotidien sont pour vous de véritables alliées. Vous avez même appris à apprécier la colère, la tristesse, la peur, la frustration, la culpabilité, car vous savez que chacune vous adresse un message clair et vous indique l’action à mettre en place pour obtenir le changement dont vous avez besoin au plus profond de vous. De la sophro ?! Et pourquoi pas des stages de gestion des émotions pendant qu’on y est ?...
  7. Votre mental est d’une constante sérénité. Dès que vous en avez besoin, vous pouvez facilement faire le vide dans votre tête et maintenir autant que bon vous semble cet état de plénitude que vous offre ce calme intérieur. Rien ne vient jamais troubler votre concentration, et quand vous êtes afféré à quelque chose, ce n’est certainement pas des pensées parasites qui viendraient troubler votre efficacité. Alors avoir un mental encore plus solide, c’en deviendrait indécent...
  8. Vous êtes en capacité de diriger à tout moment votre attention et votre énergie vers ce qui est positif pour vous. Rien ne vous empêche d’aller de l’avant et vous ne connaissez pas ce qu’est le pessimisme. Vous aimeriez comprendre les autres quand ils vous parlent de leurs doutes et de leurs tiraillements, mais vous n’arrivez pas à vous imaginer ce que ça peut représenter de vivre avec ça tous les jours. Bref, la sophro, c’est pour les torturés du ciboulot, mais certainement pas pour vous.
  9. Love my bodyVous êtes en permanence en parfaite harmonie avec votre corps, et vous vivez tous les plaisirs de la vie à travers vos sensations qui se diffusent agréablement comme une vibration dans tout votre être.
    D’ailleurs, quand des tensions physiques ou des douleurs se présentent, vous savez en quelques instants les envoyer aux oubliettes. Avec tout ce que votre corps vous offre, évidemment, vous l’aimez juste comme il est.
  10. Chaque jour est pour vous l’occasion de faire rayonner vos valeurs de vie. Ces valeurs, elles sont stables, pleines de sens, clairement identifiées. Vous savourez en permanence ce plaisir de les mettre en application. Cela vous rend heureux, vous-même, mais aussi votre entourage sur qui tout ce bonheur se répercute.

Chacun d’entre nous pourra aisément se reconnaître dans la grande majorité de ces cas. C’est même surprenant que la sophrologie fasse tant d’adeptes de nos jours, alors que si peu de gens subissent les désagréments pour lesquels elle peut servir.
Une chose est sûre, si vous vous êtes reconnus dans plusieurs de ces 10 hypothèses précitées, surtout, ne faites pas de sophrologie. Cela risquerait d’améliorer inutilement tous ces bienfaits, et avec tant de bonheur et de plaisir dans votre quotidien, vous arriveriez à en regretter le temps où vous vous énerviez pour un rien et où la vie ressemblait à un chemin d’embûches.Banc de poisson

Si malgré le fait que vous profitiez déjà à chaque instant de tous ces bienfaits, vous persistez à vouloir faire de la sophro, contactez-moi vite ! Nous pourrons voir ensemble si vous répondez bien à chacune de ces situations et trouver des solutions simples pour remédier aux points qui manqueraient. Et n’oubliez pas, le premier rendez-vous est toujours gratuit et sans engagement.

Après quelques mois à accompagner différentes personnes, en groupe ou en individuel, avec la palette d'outils sophrologiques, je suis chaque jour émerveillé des bienfaits dont profitent les personnes que j'accompagne, qui venaient initialement me voir avec une problématique qu'ils pensaient insoluble ; des bienfaits que j'étais parfois loin de soupçonner la fois où moi-même j'ai fait appel à un sophrologue il y a 3 ans. 

Une méthode aux bienfaits insoupçonnés ! 

Quel plaisir de voir certains s'étonner de ne plus penser à rien dans les moments de ressourcement qu'ils s'octroient, diminuant leur stress de manière radicale, alors qu'ils pensaient être condamnés à vivre dans un tourbillon mental permanent !

Quel plaisir de constater que lors d'une séance, d'autres, qui arrivent tendus, au point que ce soit physiquement visible, repartent détendus, corporellement et mentalement ; et même au fur et à mesure des séances, de les voir arriver au cabinet plus détendus (les épaules plus relâchées, le visage moins crispé), signe que les bénéfices de la sophro produisent des effets durables dans leur quotidien, au-delà des séances !

Quel plaisir de remarquer qu'avec la sophrologie, des personnes appréhendent mieux leurs émotions, en les acceptant et en s'appuyant dessus pour qu'elles soient moteurs d'actions plutôt que sources de chamboulement et de perte de repères !

Quel plaisir de permettre à des personnes au bord du burn-out, parental ou professionnel, de retrouver du plaisir dans leur quotidien en prenant des choix juste pour eux !

Capture302Quel plaisir de recevoir le retour de certains qui profitent de relations plus apaisées et plus sereines, avec leur famille, leurs collègues, leurs amis !

Quel plaisir d'offrir la possibilité à des gens de gagner confiance en eux, de mieux connaitre leurs besoins, de les assumer et les exprimer posément face à leur entourage !

Quel plaisir de voir d'autres personnes accompagnées se libérer de leur besoin de perfection, des injonctions sociales ou familiales, pour être plus à l'écoute de leurs véritables besoins et envies et mieux apprécier leur quotidien tel qu'il est !

Quel plaisir de voir que des gens réapprennent à surfer sur les événements de leur vie alors qu'ils se prenaient avant chaque vague en pleine figure !

Le plaisir, qu'est-ce que c'est? 

Si vous suivez un accompagnement en sophrologie pendant un certain nombre de séances, vous en arriverez à réfléchir avec votre sophrologue à la notion de plaisir. Quelle place on lui accorde dans notre quotidien? Quelle part de culpabilité latente nous freine encore à nous faire plaisir? Et surtout, connaissons-nous bien ce qui est à même de nous procurer du plaisir?

Au risque de divulguer un secret de sophrologues, qui ont plutôt pour habitude de permettre à leurs clients de cheminer vers les réponses à ces questions, je vais vous donner ma vision du plaisir, que je définis comme ce que nous ressentons quand nous faisons des choix et posons des actes qui relèvent de l'accomplissement de nos valeurs ou de la réponse à nos besoins.

C'est ainsi que lâcher prise sur quelque chose qui avait tendance à nous enquiquiner auparavant est source de plaisir. Comme le plaisir concerne nos besoins, le déplaisir associé à des choses banales, comme par exemple les tâches ménagères, disparaît si nous les faisons en conscience, puisqu'elles répondent à nos besoins.

A travers les accompagnements en sophrologie que j'offre à mes clients, pour ma part, je réponds à une de mes valeurs les plus fondamentales : celle d'apporter du positif à notre société, celle de permettre aux personnes que j'accompagne de s'accomplir, d'être sur leur chemin, de trouver leurs sources d'épanouissement, et d'eux aussi savoir se faire plaisir.

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En permettant à chacun d'être dans les bonnes dispositions pour apporter le meilleur de lui-même dans les différents domaines de sa vie, en étant simplement à la place qu'il estime être juste pour lui, je participe à ma manière à la marche du monde, et c'est exactement ce qui me comble de plaisir dans ma pratique professionnelle.
Merci à mes clients de me faire vivre ces plaisirs dans mon quotidien et merci à moi-même de m'être autoriser à vivre cette aventure ! 

Les chaines publiques diffusent en ce moment d'excellents reportages sur les approches complémentaires à la médecine, notamment l'hypnose et la méditation. Le reportage d'ARTE, que vous pouvez retrouver ici, a particulièrement retenu mon attention. 

(visible gratuitement jusqu'au 18 décembre 2018)

Dans le reportage, j'ai souvent eu l'impression qu'il suffisait juste de remplacer le terme de "méditation", par celui de "sophrologie" pour en faire un formidable documentaire de promotion de la sophro. A première vue, les bénéfices de la méditation sont les mêmes que ceux obtenus avec la sophrologie. Une séance de mindfulness, avec des gens assis les yeux fermés, ressemble bien à une séance de sophro, et les exercices proposés sont parfois les mêmes, notamment celui de la dégustation du raisin sec en pleine conscience, qui peut être proposé rigoureusement de la même manière dans le cadre d'une séance de sophrologie.

Sophro et méditation, une même origine 

Que les deux se ressemblent, c'est bien normal. Alfonso Caycedo en créant les protocoles de sophrologie, tout comme Jon Kabat-Zinn, que l'on voit dans le reportage, quand il a posé les bases de la mindfulness, s'est inspiré en grande partie de pratiques orientales qu'il a découvertes lors de ses voyages en Inde, au Tibet et au Japon dans les années 60. Il est logique que la méditation d'inspiration bouddhique et hindouiste se retrouve ainsi au cœur de la pratique sophrologique.

Jon Kabat-Zinn et Alfonso Caycedo s'emploieront alors à amener les bénéfices de la méditation, en lui enlevant le caractère religieux qu'elle revêt en Orient, pour créer respectivement la mindfulness et la sophrologie.

C'est pour cela que sophrologie et méditation paraissent si semblables. Certains sophrologues parlent même de "sophro-méditation". A mon sens, c'est surtout une démarche commerciale, pour s'appuyer sur la renommée de la méditation, plus présente dans les media que la sophrologie. Mais après tout, les nuances entre sophrologie et méditation sont si subtiles, que faire de la sophro en parlant de sophro-méditation, ce n'apparait pas non plus comme une tromperie.

Une autre preuve du lien entre méditation et sophrologie se trouve dans la terminologie. La mindfulness est souvent traduite en français comme la méditation de pleine conscience.  La sophrologie, elle, est définie par Caycedo comme étant "l'étude de la conscience humaine et des valeurs existentielles de l'être". Étymologiquement, SOS-PHREN-LOGOS signifie "la science de la conscience en harmonie". On voit donc que la conscience est au centre de la démarche dans un cas comme dans l'autre. Savoir ensuite comment l'on définit cette conscience est un autre problème.

Sophro ou méditation? Impossible à deviner...

La pratique méditative, seulement une partie d'une séance de sophrologie

Le moment de méditation n'est en fait qu'une partie d'une séance type de sophrologie. Plutôt que d'état méditatif, on parlera d'état sophro-liminal, que l'on définit généralement comme l'état entre veille et sommeil, mais là aussi, on pourra convenir qu'il s'agit peu ou prou de la même chose.

En revanche, une différence sensible réside dans le fait qu'une séance de sophrologie, même si elle est souvent articulée autour de cette technique au niveau sophro-liminal inclut d'autres séquences toutes aussi importantes. L'échange avant la technique, les éventuels exercices effectués les yeux ouverts, et surtout l'échange entre le sophronisant (le client/patient) et le sophrologue après la technique, centré sur la phénodescription, sont tous aussi fondamentaux que la pratique méditative. Par ailleurs, des apports théoriques sont aussi souvent apportés au client et ils permettent de donner du sens à ce qui est ressenti pendant la technique.

Tous ces apports et ces exercices qui complètent les techniques au niveau sophro-liminal, que le sophrologue prendra soin de choisir pour répondre au mieux à l'objectif de la séance, font partie intégrante de ce qu'est la sophrologie et sont indispensables à l'intégration des bénéfices des séances et à l'autonomie du client qui peut alors s'appuyer sur la sophrologie dans les situations qui se présentent à lui dans son quotidien. Pour cela, l'alliance créée entre le sophrologue et le sophronisant est essentielle et le lien doit être direct.
C'est la raison pour laquelle je suis assez sceptique sur les sophrologues qui proposent des séances à distance, ou des séances audio pré-enregistrées.
C'est aussi pour cela que, si des séances de méditation peuvent se faire en grands groupes (on peut imaginer des centaines de personnes méditant ensemble), il est préférable que les groupes de sophrologie soient plutôt restreints, pour que chacun puisse s'il le souhaite et s'il en a besoin, exprimer son vécu avec le sophrologue et le partager aux autres membres du groupe.

Les stimulations corporelles, clés des bienfaits de la sophro

Avec la méditation, "on ne cherche pas à provoquer quoi que ce soit, juste à se rendre présent, dans une position d'observateur bienveillant", comme le dit si bien Christophe André au début du reportage. Dans un accompagnement en sophrologie, cette phase est dite phase de découverte, à laquelle succède une phase de conquête. C'est lors de cette phase de conquête d'une nouvelle manière d'agir, de fonctionner, de réagir aux événements qui nous entourent, que la sophrologie va révéler tous ses bienfaits et tout son intérêt. 

C'est notamment avec les relaxations dynamiques, avec les différentes stimulations proposées, que cette conquête d'une nouvelle manière d'agir va s'opérer. Ces stimulations peuvent notamment prendre la forme de changement de posture, de mouvements corporels doux, de modification de la respiration. En changeant quelque chose, on change le vécu, et on change donc son être, tout en gardant la possibilité d'y refaire appel dans les moments de notre quotidien où nous en avons besoin. Ça tombe bien, quand on fait appel à un sophrologue, c'est souvent qu'on a l'envie que quelque chose change dans notre vie.

La sophrologie se conjugue aux trois temps

Alors que la mindfulness reste dirigée vers l'instant présent, la sophrologie, sans nier l'importance du présent, donne toute sa place à la tridimensionnalité. C'est ainsi qu'en sophro, certaines techniques permettent par exemple de visualiser une situation du passé, pour la percevoir avec un nouveau regard et prendre de la distance ou de revivre une situation agréable pour retrouver les sensations et les émotions agréables qu'elle nous a procurées. D'autres techniques ont pour objectif de se projeter dans l'avenir, par exemple dans une situation que l'on a tendance à appréhender, pour l'anticiper de manière sereine et enthousiaste. La sophrologie travaille donc directement sur les sensations, les émotions, les pensées au passé, au présent et au futur, pour nous aider à nous réconcilier avec certains aspects de notre passé et renforcer notre confiance en l'avenir.

Calme sérénité

Bonnet blanc et blanc bonnet alors, la méditation et la sophro?

Je dirais donc que la sophrologie englobe plus que de la pratique méditative, d'une part dans la manière dont est menée une séance et d'autre part dans l'objectif des techniques proposées. Si vous hésitez entre l'une ou l'autre, le meilleur conseil que je peux vous donner restera toujours de les essayer et de choisir celle qui vous correspond le mieux, de par le lien que saura créer avec vous le praticien, et de par les bienfaits que vous souhaitez en retirer pour vous-même par rapport à vos attentes personnelles.

Si vous êtes près de Nantes, je reste bien-sûr à votre disposition pour un premier entretien gratuit et sans engagement, pour comprendre votre problématique et envisagez ensemble la manière d'y apporter une solution. N'hésitez pas à me contacter.

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Thomas Ley