Parce que les moments que nous traversons renforcent ma conviction que le soutien que je peux vous apporter, avec les outils que j'utilise, sont à mêmes d'apporter des réponses à ce que beaucoup d'entre nous sommes en train de vivre en ce moment, voilà le fonctionnement à partir de lundi 11.

Parce que les moments que nous traversons renforcent ma conviction que le soutien que je peux vous apporter, avec les outils que j'utilise, sont à mêmes d'apporter des réponses à ce que beaucoup d'entre nous sommes en train de vivre en ce moment, voilà le fonctionnement à partir de lundi 11.

✅ Consultations au cabinet :
▪️ Réouverture des consultations en présentiel à partir de lundi 11 avec les gestes barrières 🚧
▪️ Des créneaux disponibles du lundi au samedi- pas de poignée de main entre nous pour se dire bonjour 🤝ni aucun contact physique pendant la séance (comme d'hab')
- Je porterai un masque en tissu (un différent pour chaque séance) ; il vous est également demandé de porter un masque. 😷😷 (on s'y habituera et ce sera l'occasion d'accueillir cela comme une nouvelle expérience). Vous pourrez l'enlever le temps de la pratique où vous ne parlez pas ; les exercices de respiration amplifiée seront limités au maximum. Je me réserve le droit de ne pas assurer la séance si vous ne venez pas équipé d'un masque
- Le nombre de consultations est réduit pour un temps d'aération et de désinfection entre chaque consultation
- il vous est demandé au maximum d'anticiper votre venue pour ne pas avoir à utiliser les toilettes, qui resteront toutefois bien-sûr disponibles en cas d'impérieuse nécessité 🚻
- il vous sera proposé de vous laver les mains en début et en fin de séances. En cas d'oubli de ma part, n'hésitez pas à le demander

✅ Consultations à distance :
Voilà l'apprentissage de cette période de confinement
Elles se font par visio (il vous suffit d'un ordinateur ou d'une tablette avec webcam ; au besoin, le téléphone peut être utilisé en complément pour le son.)
▪️ Des créneaux disponibles du lundi au samedi
▪️ l'efficacité reste inchangée par rapport à la consultation en présentiel 🙏 c'est le même accompagnement 😀

Les séances présentielles en groupe, tout comme les consultations à domicile ou en entreprise sont suspendues au moins jusqu'à fin juin.

Les séances de groupe en live, qui ont bien marché pendant le confinement, passent à un rythme hebdomadaire : tous les jeudis soirs, à 18h30, jusqu'à fin juin.
Elles auront lieu sur ma chaîne Youtube à laquelle vous pouvez vous abonner et le lien direct sera toujours publié au dernier moment sur me page Facebook.

Les séances au cabinet ou à distance sont réservables par téléphone (06.38.37.13.65) ou sur Médoucine.
Merci de bien faire attention au menu déroulant "Choisissez un cabinet" :
- "à distance" pour les séances en visio
- "18 quai de Versailles" pour les séances au cabinet

Les prix habituels sont de retour : - premier RDV de bilan à prix mini : 15€ - consultation de suivi, sophrologie ou EFT : 55€ (tarifs dégressifs : voir détail sur mon site internet)
Ensemble, unis, nous surmonterons cette crise et tous les tourbillons d'émotions, de sensations et de pensées qu'elle nous fait expérimenter! . ❤️🧡💛💚💙💜

Tout ce que vous avez dit est juste, mais en fait, la sophrologie est une méthode scientifique et empirique qui allie les connaissances et savoir-faire occidentaux et orientaux. On y pratique la relaxation dynamique, et j’ai plutôt envie de dire, de la méditation dynamique

Anne Jamelot-Bonnaillie (retrouvez ici son site) est sophrologue (mais aussi, notamment, praticienne EFT et animatrice de yoga du rire, elle aussi) à Vannes, en Bretagne. Dans son livre "Haute en tics", elle livre un témoignage sincère et authentique (vous l'aurez compris) sur son parcours et la manière qu'elle a eu d'apprivoiser son syndrome Gilles de la Tourette (vous l'aurez peut-être deviné) grâce à la sophrologie ; vous savez, c'est ce syndrome dont on parlait dans des reportages un peu tapageurs à l'époque où j'étais ado, avec ces gens qui ne peuvent pas s'empêcher de proférer des insultes à tout bout de champ. Si les insultes ne sont pas présentes chez toutes les personnes souffrant de ce syndrome, les tics en constituent toujours le symptôme principal.

Les tics, ce sont les symptômes extérieurs, particulièrement handicapants dans la vie sociale, mais le syndrome et la survenue de ces tics incessants entraînent également une multitudes de vécus internes ressentis par la personne, corporels, mentaux, et émotionnels. 

Tous ces symptômes (notamment les tics) sont amplifiés par le niveau de stress. Et c'est là qu'on imagine que la sophrologie a eu toute sa place dans la vie de l'auteure. 

Un des meilleurs écrits sur ce qu'est vraiment la sophrologie

Mais outre le fait de nous apprendre la grande utilité que la sophrologie a eu pour elle pour apaiser ses symptômes du S.G.T. (Syndrome Gilles de la Tourette), elle nous livre surtout dans ce roman une magnifique ode à la sophrologie et à ses bienfaits pour tout un chacun.

En quelques paragraphes, elle apporte une foule d'éléments qui peuvent permettre à toute personne non initiée de mieux percevoir ce qu'est la sophrologie et comment cela se passe concrètement en séance.

Si vous faites des recherches sur ce qu'est la sophrologie, son intérêt, les bénéfices que l'on peut en tirer, etc... premièrement, rappelez-vous que rien ne vaut le fait de l'expérimenter, avec le/la sophrologue qui vous correspondra, à vous.
Mais si vous insistez à vouloir du contenu écrit et théorique, Haute en tics est sans doute ce qui se fait de mieux pour vulgariser ce qu'est la sophrologie auprès du grand public et je vous invite à vous le procurer et à vous y plonger

Je tenais à partager ici un passage reprenant les bases des origines et surtout de l'intentionnalité que toute personne peut mettre dans des séances de sophrologie.
Anne (Julie dans le roman) reprend ici certains éléments que vous pourrez retrouver sur mon site, mais je trouve que dans ce passage, par sa manière d'écrire, elle réussit avec une simplicité déconcertante à planter le décor d'une première séance de sophrologie et à retranscrire les interrogations que les participants à nos séances ne manquent pas d'avoir ainsi que les réponses que nous nous efforçons de leur apporter, qui peuvent parfois les laisser dubitatifs. 

     Merci à elle de m'avoir autorisé à le publier ici.   

Pour vous donner un peu le contexte : Julie donne des séances de sophrologie dans un centre de vacances où tous les vacanciers peuvent donner des ateliers sur tout un tas de choses. Ce passage se situe au début de la première séance de sophrologie, où Julie fait le point sur ce que les participants peuvent attendre (si l'on peut dire ainsi) des séances : 

"Et Julie continue en demandant ce qu’est pour eux la sophrologie. Chacun y va de sa petite idée :
- C’est la respiration ?
- C’est pour les douleurs…
- C’est pour mieux dormir…
- C’est pour le stress…
- C’est pour être plus à l’écoute de son corps ?
- C’est comme le yoga ?
Amandine et Xavier regardent Julie qui esquisse un sourire et ils pouffent silencieusement.
- Moi j’en ai fait, mais pour l’accouchement, ce n’est pas pareil ?
- Ça aide à aller mieux dans sa vie…
- Ça aide à se détendre…

Et puis plus rien, comme si tout avait été dit. Alors Julie interroge du regard la personne expérimentée qui répond : « Ça développe la conscience ».

- Voilà, répond Julie. Tout ce que vous avez dit est juste, mais en fait, la sophrologie est une méthode scientifique et empirique qui allie les connaissances et savoir-faire occidentaux et orientaux. On y pratique la relaxation dynamique, et j’ai plutôt envie de dire, de la méditation dynamique, dans le but de développer la conscience humaine. Et donc les capacités mentales. Et ce en passant par la conscience du corps. Mais qui met aussi et surtout l’accent sur le développement de nos propres valeurs. Et c’est peut-être ce qui en fait sa spécificité. Alors je ne vais pas entrer dans une conférence sur la sophrologie, mais juste un peu d’histoire pour commencer.
La sophrologie a été créée dans les années soixante, au vingtième siècle, par le professeur Alfonso Caycedo, neuropsychiatre colombien, qui a ensuite travaillé à Madrid, puis s’est installé en Andorre. Pratiquant l’hypnose, mais n’étant pas tout à fait satisfait de la méthode, il est intéressé à la phénoménologie, que j’expliquerai brièvement tout à l’heure, et au yoga, puis est parti en Orient pour aller à la rencontre des méthodes de méditations et de travail sur la conscience autres que les méthodes occidentales. Il y est resté plus de deux années. S’initiant pour commencer au Raja Yoga, dans un ashram en Inde.
Puis il a rencontré le médecin du dalaï-lama à Dharamsala où il a été initié aux méthodes de contemplation bouddhiques, et enfin s’est rendu au Japon où il a passé beaucoup de temps à étudier le zazen auprès des différents maîtres dans plusieurs monastères.
Lorsqu’il est revenu en Espagne, il a commencé à mettre au point sa méthode avec la création du premier degré de Relaxation Dynamique, puis sont venus les second et troisième degrés. Le premier est inspiré du yoga, le second des techniques bouddhiques et le troisième du zazen. Ensuite, plus on avance et plus les techniques sont inspirées du Zen, qui est d’ailleurs une branche du bouddhisme. Il y a douze degrés en tout. Mais quand on pratique régulièrement les 3 premiers degrés, c’est déjà énorme vu tout ce que l’on expérimente.

Une voix s’élève :
- Donc c’est bien comme le yoga ?
- Non. C’est inspiré du yoga, pour commencer, mais aussi de beaucoup d’autres méthodes orientales, comme je viens de l’expliquer et autant de pratiques occidentales. Et la base est aussi l’hypnose, même si on s’en écarte beaucoup en sophrologie. Tu verras que c’est quand même très différent du yoga, dans la pratique et dans la pédagogie. En fait, Caycedo a beaucoup étudié toutes ces techniques, orientales et occidentales, et avec ses recherches en neuropsychiatrie, il a créé une méthode nouvelle, complètement originale, qui permet l’étude de la conscience humaine pour aller vers l’harmonie. Ou, comment développer sa conscience pour aller vers l’harmonie corps-esprit. C’est un peu comme s’il avait mis tout ce qu’il connaissait dans un shaker, l’avait filtré longtemps, et en avait tiré l’essentiel, pour en faire une méthode à la fois scientifique, expérimentale et à la portée de tous.
C’est un magnifique cadeau car tout le monde ne peut pas se permettre d’aller en Inde ou au Japon et se mettre à étudier toutes les méthodes existantes pour aller de mieux en mieux. La sophrologie, c’est pratique, surtout pour les occidentaux que nous sommes, et en même temps très poussé, très profond si on veut bien s’y plonger sérieusement. Plus j’avance, plus je trouve cette méthode admirable par sa logique et par les transformations qu’elle opère en nous.
- Ça veut dire quoi «  sophrologie » ?
- Ça vient d’un néologisme à partir du grec sôs, que l’on peut traduire par « bien portant », « harmonie », phrên, que l’on peut traduire par « cerveau », et par extension « conscience », et logos, qui signifie « discours » ou « étude ». On peut donc dire que la sophrologie est une méthode de travail sur la conscience pour développer l’harmonie entre le corps et l’esprit, ou l’étude de la conscience harmonieuse. En gros, c’est comment mieux se connaitre pour être de mieux en mieux dans sa peau, pour être vrai ! Et cela est d’autant plus percutant que la sophrologie s’intéresse aussi aux valeurs existentielles et humanistes propres à chacun, permet d’en prendre conscience et de les développer. C’est un aspect hyper important, essentiel en sophrologie.
- Tu as parlé de la phénoménologie tout à l’heure, rappelle Xavier très attentif.
- Ouiii, j’y viens ! (…) La phénoménologie, en gros hein, c’est un courant philosophique, initié par Husserl qui propose d’aborder chaque chose, chaque objet, chaque événement, autrement dit chaque phénomène comme si c’était la première fois. C’est-à-dire que l’on suspend son jugement, on met entre parenthèses tout ce que l’on sait, toutes les expériences passées pour s’intéresser au phénomène tel qu’il est vécu, ressenti, expérimenté dans l’instantanéité. On fait rarement ça, n’est-ce pas ? Ou en tout cas, pas en conscience… car tout cela se fait dans la conscience de ce qui est expérimenté. Et c’est ce que je vais vous demander pendant toute la séance ! C’est chouette non ?
- Comment ça ? Je ne comprends pas, on ne va pas se détendre ?
- Hahaha ! J’adore ! Noooonnn ! Vous allez travailler… ajoute Julie d’une voix diabolique.
- Ben merde, je m’en vais… dit Amandine en faisant mine de partir.
- Dommage, tu ne pourras pas comprendre ce que je t’expliquerai à propos de mon S.G.T…
- Bon alors je reste. Grrr !

Toutes deux rient. Et Julie continue :
- En fait, Caycedo qualifie la sophrologie de « pédagogie de l’existence ». Et c’est justement en se basant sur la phénoménologie que cela prend tout son sens. Quand je vais vous demander, tout de suite, on y arrive, de prendre conscience de votre corps, de votre respiration, de vos pieds, vos appuis, etc, ce sera comme si c’était la première fois, c’est-à-dire sans a priori, sans rien attendre, sans commentaire, sans préjugé ni interprétation hâtive. Car si vous abordez la respiration en vous disant « ah ça je connais, et puis je vais sentir ci et ça », c’est foutu ! Les préjugés sont des œillères qui nous empêchent d’être à la découverte, de s’ouvrir à d’autres sensations, d’autres expériences, d’apprendre. Et ce n’est pas forcément plus facile pour les gens qui font du yoga justement, car la tendance à vouloir comparer est grande au début. Mais là, on est dans la théorie et vous allez vor que dans la pratique ce n’est pas tout à fait ce à quoi on s’attend au départ. D’où l’intérêt de ne rien attendre. Rien attendre de la séance et rien attendre des exercices.
- Mais on attend forcément quelque chose puisqu’on est là. Et quand on fait quelque chose, on attend forcément un résultat !
- Inexact, et exact. Vous venez ici parce que vous espérez quelque chose, vous espérez que la sophrologie vous apporte quelque chose, ou vous soulage, ou vous guérisse même.
- Mais tu te contredis !
- Non, ce n’est pas une contradiction, mais un paradoxe. Et vous constaterez en pratiquant régulièrement la sophrologie, que tout est finalement paradoxal. Les croyances, les certitudes que vous avez sur certains sujets vont finalement s’avérer différentes, ou erronées. Vous espérez quelque chose en venant ici, mais en faisant la séance, n’attendez rien, aucune sensation particulière, rien d’extraordinaire, aucun résultat. L’attente crée un stress qui vous fera passer à côté de l’expérience. Et l’attente crée de la frustration. Vous comprendrez en faisant. La sophrologie se pratique, c’est une science de l’expérience. C’est en vivant les expériences consciemment, de plus en plus consciemment…
- En pleine conscience ? interrompt un vacani.
- En pleine conscience ? Hou là ! On n’y est pas encore ! La sophrologie développe la conscience à tous les niveaux pour aller, cheminer vers la pleine conscience, mais on ne l’atteint jamais. On y travaille ! On s’améliore un peu chaque jour. Objectivement, penser que l’on peut atteindre la pleine conscience est une illusion. Du moins, pas de notre vivant, soyons honnêtes et un peu modestes. Après la vie, je ne sais pas, je ne l’ai pas encore expérimenté ! Donc, cool, on fait ce qu’on peut ! Mais on le fait, on s’y met sérieusement, on s’en donne les moyens ! Notamment avec la sophrologie qui explore toutes les dimensions de la conscience… ou presque.
Pour terminer les explications avant la séance, je vais donc vous inviter à être dans l’accueil des sensations et de tout phénomène quel qu’il soit, donc sans a priori, sans rien attendre, sans jugement ni commentaire de ce que vous remarquez, observez dans votre corps, sans analyse ni interprétation du pourquoi du comment. Bref, tel quel, dans l’accueil, O.K. ? Je vais vous expliquer ce que l’on va faire pendant la séance, ensuite, on la pratiquera ensemble et après la désophronisation, c’est-à-dire quand vous reviendrez à un niveau de vigilance ordinaire, comme dans la vie de tous les jours, vous pourrez vous exprimer sur ce que vous aurez senti, remarqué, observé, vécu pendant votre séance. Il ne s’agit pas de raconter sa vie, mais juste ce que vous avez vécu dans votre corps, pensé peut-être ou éprouvé. Ce n’est pas une obligation, mais cela fait partie intégrante du jeu. Vous pouvez aussi écrire ce que vous avez vécu. Ça aussi, c’est fortement recommandé. Avez-vous des questions ?
- Et si on n’a pas envie de parler, ou qu’on n’aime pas ça ?
- Alors tu le dis : « Je n’ai pas envie de parler ». C’est déjà s’exprimer que de le dire. On va faire l’expérience et après, vous pourrez de nouveau poser toutes les questions, toutes les interrogations qui vous viennent. On est là pour découvrir. Prenez ça comme un jeu."

Anne Jamelot-Bonnaillie, Haute en tics,
Books on demand, 2018, 345 p.

J'étais hier matin l'invité de Simon Ains sur France Bleu Loire Océan, pour évoquer les problèmes de sommeil dont nous sommes nombreux à être sujets, et donner quelques pistes pour apporter des solutions.

J'étais hier matin l'invité de Simon Ains sur France Bleu Loire Océan, pour évoquer les problèmes de sommeil dont nous sommes nombreux à être sujets, et donner quelques pistes pour apporter des solutions.

Je suis toujours assez surpris de constater à quel point le sommeil est l'aspect avec les bénéfices les plus rapides pour les personnes, après seulement quelques séances de sophrologie, et ce, même pour les personnes qui ne viennent pas consulter initialement pour cette problématique spécifique.

En effet, le sommeil est souvent considéré comme secondaire par rapport aux autres problèmes qui peuvent être les différents motifs de consultation, souvent focalisées sur la question du stress.
Et en effet, notre qualité de sommeil est aussi un très bon indicateur de notre équilibre, de notre épanouissement.

Ce n'est bien souvent que quand on perd drastiquement le sommeil que l'on se rend compte à quel point il est essentiel et c'est alors qu'on se décide à consulter pour mieux dormir.
Mais au-delà de quand ça va mal, notre sommeil est, chaque nuit, un vecteur absolument central et indispensable de notre épanouissement.

La sophrologie offre des outils simples mais puissants qui favorisent un endormissement et un sommeil de qualité, à travers notamment des exercices de lâcher-prise, de détente, et d'écoute corporelle. Ces outils peuvent ensuite être réutilisés en autonomie au quotidien, et en améliorant le sommeil, peuvent véritablement changer la vie.

Selon moi, comme sur les autres problématiques que traitent la sophrologie, la notion d'acceptation est aussi centrale. On a tous pu constater qu'il n'y a rien de pire pour compliquer l'endormissement que de s'énerver qu'on n'arrive pas à s'endormir. Et bien la sophrologie va aussi permettre de s’entraîner à accepter ce qui est, là, ici et maintenant, que ce soit une situation, une sensation, une émotion. Voilà une autre clé d'un meilleur sommeil, d'une diminution du stress et des tensions dans la journée, et donc d'un meilleur sommeil... Et c'est ainsi qu'on fait tourner le mental, le corps et les émotions en cercle vertueux plutôt qu'en cercle vicieux.

C'est ce que nous avons évoqué dans La Vie en Bleu, malgré un format d'émission très court, où il est difficile de rentrer dans le fond du sujet :

Nous avons essayé de définir ce qu'est le stress au travail et d'identifier quelques facteurs de stress au travail. J'ai aussi bien-sûr essayé de dessiner quelques pistes pour réduire et gérer ce stress au travail. Vous pouvez réécouter l'émission ici :

Des podcasts inspirants sur le sommeil

Je souhaite aussi vous partager ici 2 sources de contenus audios sur le sommeil :

- un podcast d'émissions de moins de 5 minutes sur les différents aspects du sommeil, plutôt sur le fonctionnement cérébral pendant le sommeil. Les avantages et les inconvénients de ce format très court : ça s'écoute facilement en un moment, mais c'est résumé, très résumé.

- un dossier de France Culture qui regroupe leurs différentes émissions qui ont traitées du sommeil, souvent passionnantes et variées (les rêves, les effets des écrans, le lien avec la santé, les médicaments, etc...).

Explorez ces contenus en cliquant sur l'une ou l'autre image.

Je souhaite ici mettre en lumière une émission très intéressante (comme souvent avec Grand bien vous fasse, présenté par Ali Rebeihi sur France Inter), sur les complexes physiques, une des problématiques pour lesquelles j'en suis venu à la sophrologie, et que j'aime particulièrement travailler pour les clients qui souffrent de ces complexes.

Comment surmonter nos complexesChristophe André définit ces complexes comme une "focalisation de notre esprit sur un défaut, peu importe qu'il soit réel ou supposé". Cette focalisation sur un complexe s'alimente elle-même jusqu'à nous persuader qu'elle est la cause de nos échecs et de nos difficultés, en amour, en amitié, au travail...

C'est en ce sens, que la sophrologie, avec tout ce qu'elle apporte comme outils de défocalisation de l'esprit, a tout son intérêt. Car les complexes ne résident pas tant dans la manière dont les autres nous voient que dans celle dont nous nous percevons nous-mêmes.

La beauté ne peut jamais avoir une idée claire d'elle-même.
GOETHE

En consultant un sophrologue alors qu'un complexe physique vous gâche le quotidien, vous pourrez donc par exemple :

  • réapprendre à appréhender votre corps en tant que sujet (vivre dans votre corps, au contact de vos sensations) et non seulement en tant qu'objet de regard
  • renforcer une meilleure connaissance de votre corps, ressenti et perçu, et ainsi remettre en question une vision peut-être erronée de votre corps pour en revenir à une vision plus objective
  • diminuer la charge émotionnelle négative liée à une parole reçue, (comme certains témoignages dans l'émission, où un proche, un professeur, un soignant, un vendeur, au détour d'une phrase pour lui/elle anodine, vient ancrer en quelques secondes un complexe qui nous poursuivra ensuite pendant des années)
  • Réinvestir le plaisir à travers d'autres occupations et préoccupations que celles basées sur l'esthétique et le physique, pour "ne plus s'occuper de l'effet que l'on fait, et commencer à vivre", comme il est dit dans l'émission
  • Se défaire des stéréotypes physiques que l'on a intégré et à travers lesquels on évalue les autres, qui devient aussi la grille de lecture à travers laquelle on se juge soi-même
  • vous permettre d'envisager un avenir qui sort de nos fonctionnements et nos schémas habituels qui nous enferment dans ce complexe
  • reconquérir l'estime de soi
  • lâcher-prise d'une quête de perfection de manière générale, et donc de perfection physique inatteignable

Je retiens aussi 2 des conseils phares donnés en fin d'émission :

  • s'entourer de personnes bienveillantes, pour lesquelles notre apparence physique et notre esthétique n'est pas l'enjeu.
  • remettre en question notre lien aux réseaux sociaux, qui sont souvent des "usines à complexes", car les complexes se nourrissent de la comparaison aux autres

A partir de ce lundi 15 octobre, je prends les clés d'un nouveau cabinet, pour vous recevoir dans de meilleurs conditions et à des horaires plus adaptés à vos besoins. 

Votre cabinet quitte le 108 boulevard des Belges pour poser ses valises au 18 quai de Versailles à Nantes.

Un cabinet dynamique partagé avec des masseurs-kinésithérapeutes, ostéopathes, et infirmières, une vue imprenable sur l'Erdre qui invite à la quiétude et à la contemplation, une position plus centrale et mieux accessible en transports en commun, voilà les principaux avantages du nouveau cabinet situé au pied de l'arrêt de tram St Mihiel.

De plus, j'ai maintenant une amplitude horaire plus large pour vous recevoir, avec des créneaux disponibles les après-midi les lundi, mardi, mercredi et vendredi, ainsi que toute la journée du samedi.

J'en profite pour remercier ici Marine Cabedoce, podologue au Boulevard des Belges, dont j'ai eu plaisir à partager le cabinet, et je me réjouis de voir son évolution professionnelle, et la reconnaissance qu'elle acquiert sur Nantes en tant que podologue posturologue. Je souhaite que ma collaboration au sein de mon nouveau cabinet soit aussi porteuse de sens et de joie.

Voilà en avant-première, quelques photos prises dans le nouveau cabinet :

Logo France Bleu Loire Océan

J'étais ce matin l'invité de Gilles Colliaux, sur la matinale radio de France Bleu Loire Océan. Nous y avons parlé du stress, des émotions, et comment la sophrologie peut nous aider à gérer ces désagréments au quotidien.

J'y ai expliqué comment Hans Selye, médecin autrichien, a défini le stress dans les années 50 comme le "syndrôme général d'adaptation". Ce sont toutes ces manifestations physiques (sueurs froides, accélération cardiaque et respiratoire...) qui forment les manifestations physiologiques du stress, souvent alimentées par le mental et le discours intérieur, mais qui sont à la base destinées à nous permettre de nous adapter à la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Ancestralement, il était bien utile à Cro-Magnon d'avoir le cœur qui battait plus vite pour pouvoir s'enfuir ou combattre le mammouth qui se présentait à lui, et ce sont ces mémoires que nous gardons aujourd'hui, ou chaque élément stressant apparaît comme un danger potentiel. C'est quand le stress s'inscrit dans la durée ou de manière trop répétée, qu'il génère petit à petit des effets délétères sur le corps, qui s'épuise à devoir toujours s'adapter (fatigue, problèmes dermatologiques, cardio-vasculaires, digestifs...), et sur le mental (états anxieux et dépressifs, manque de clairvoyance, difficultés à la concentration...)

Vous pouvez retrouver l'émission ici : 

Avec des exercices simples de sophrologie, basés souvent sur la respiration ou sur des visualisations positives, il est possible de mettre un terme à ce cercle vicieux, pour recréer une harmonie entre le corps, le mental (les pensées) et les émotions. Jour après jour, ce cercle vicieux devient un cercle vertueux qui renforce le positif.

Pour réduire le stress, remettez du sens dans votre travail 

Je tenais aussi ici à corriger une imprécision que j'ai dite à l'antenne : ce ne sont pas 20% des français, mais 37% des britanniques qui répondaient NON à la question "Votre travail apporte-t-il quoi que ce soit d’important au monde ?". C'est énorme! Je l'avais bien lu dans cet interview par Libération de David Graeber, anthropologue et économiste américain.

Si vous aussi, vous pensez que votre travail est inutile au monde et que vous sentez que cela affecte votre motivation et votre bien-être (comment cela pourrait-il en être autrement?...), je vous invite vivement à consulter un sophrologue.
Avec lui/elle, vous pourrez vous relier en douceur à vos besoins, vos envies et vos valeurs, pour retrouver du plaisir et remettre du sens dans votre travail. Et non, cela ne passe pas nécessairement par un changement d'entreprise ou même de poste...

Rencontre Médoucine 31.08.2018Ce vendredi matin à Nantes se tenait la première rencontre des thérapeutes du réseau Médoucine, dont j'ai le plaisir de faire partie.

Une référence sur les médecines douces  

Implanté à Nantes depuis le début d'année, ce sont déjà une vingtaine de thérapeutes (naturopathes, hypnothérapeutes, praticien shiatsu ou médecine chinoise, aromathérapeutes et bien-sûr sophrologues) qui sont répertoriés sur le site. Avec Médoucine, vous avez la garantie d'avoir affaire à un professionnel sérieux, répondant à des critères minimum de formation, reconnu dans son domaine par ses clients et par ses pairs. Médoucine renvoie déjà vers de nombreux praticiens de la région parisienne, et s'implante petit à petit dans les villes de province.

Médoucine est un site de prise de rendez-vous à travers lequel vous pouvez voir les disponibilités des différents professionnels (voir les miennes) mais c'est aussi un site pour mieux connaitre les différentes médecines douces qui existent, leur approche et leur utilité. Par ailleurs, Médoucine vous permet, selon les troubles dont vous souffrez, de connaitre quelles disciplines sont le mieux à même de répondre à vos besoins.
Le blog de Médoucine est aussi une mine d'informations, d'articles et de conseils santé, toujours sous l'éclairage des médecines au naturel.

La coopération, pour une meilleure qualité d'accompagnement 
A Nantes, cette première rencontre a été pour les représentants de Médoucine comme pour la dizaine de thérapeutes présents, une source de motivation et de projets à venir. La collaboration entre thérapeutes est un atout et une richesse, pour les clients comme pour les thérapeutes, par les partages de pratiques, les retours d'expérience, et aussi les prises en charges coordonnées des personnes désirant retrouver un mieux-être global.

Espérons que Médoucine sera dans les années à venir le vecteur phare de cette coopération inter-disciplinaire.

C'est un grand plaisir pour moi d'avoir intégré ce réseau.

Longue vie à Médoucine! 

 

 

RainbowEn cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie, je souhaite assumer ici, en tant que sophrologue, la part que j’ai à prendre dans ce noble combat. La sophrologie a toute sa place dans un ensemble de mesures et de dispositifs à mettre en place pour faire reculer l’homophobie et améliorer la vie des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres (pour ceux qui méconnaissant encore la signification de l’acronyme LGBT). 

En annonçant que je me spécialisais, dans mon métier de sophrologue, à l’accompagnement des personnes LGBT+, j’ai souvent eu comme réponse des mines d’étonnement ou d’incompréhension, parfois même de la part de confrères sophrologues. Pourquoi donc diriger sa pratique de la sophrologie plus spécifiquement vers ces personnes ? La sophro pour les femmes enceintes, pour les salariés stressés ou les jeunes cadres dynamiques qui entendent développer leurs potentiels, pour accompagner les malades de cancers ou les dépressions, ça on connait, mais pourquoi donc la sophrologie pour les personnes LGBT ?

Besoin de thérapeutes de confiance 

La première raison, et la principale que je donnais souvent, est que ces personnes ont besoin de trouver une offre de santé avec des médecins et des thérapeutes dont ils savent qu’ils peuvent leur faire confiance. Les cabinets des professionnels de santé doivent pouvoir être pour tout un chacun des espaces sécurisants. Chez toute une génération d’homos, de bis et de trans qui garde encore le souvenir de l’homophobie qu’elle a subi, notamment pendant les débats sur le mariage pour tous, et qu’elle continue de subir aujourd’hui (1650 cas de violence ou discrimination homophobes rapportés en France en 2017, soit presque 5 par jour), ces publics ont besoin d’avoir des garanties qu’ils ne seront pas de nouveau l’objet de discrimination, explicite ou plus insidieuse, de la part d’un professionnel à qui elles viennent se confier, sur des domaines de leur vie qui peuvent parfois êtes très intimes.

Il avait été relevé par certaines associations que le fait qu’un homosexuel n’ose pas parler ouvertement des situations qui lui posent problème, par peur du jugement du médecin notamment, était un facteur qui rendait plus difficile l’établissement d’un diagnostic et donc aussi la proposition par ce professionnel de solutions ou de traitement approprié.
En m’affichant donc clairement en tant que sophrologue LGBT-friendly, j’ai donc souhaité faire tomber ce frein. Mes clients sont parfois amenés à me parler de leurs problèmes relationnels ou affectifs, de leurs peurs, leurs frustrations, leurs colères qu’ils peuvent ressentir dans des situations de leur vie personnelle ou professionnelle, parfois de leur sexualité, du manque de confiance en eux que cela a pu entraîner, de souvenirs douloureux. Ils savent simplement qu’avec moi ils peuvent le faire librement et sans crainte de préjugés ou d'a priori.

La sophrologie utile pour des maux qui touchent plus fortement les publics LGBT

Ce n’est sans doute pas Le Refuge ou Contact, qui font un travail remarquable, qui me contrediront : les gays, les lesbiennes, notamment les jeunes, sont plus exposés à des situations familiales complexes, ou à des conflits au sein des familles.

Le harcèlement scolaire touche aussi plus fortement les ados qui découvrent, se cachent puis finissent par assumer leur homosexualité. « Pédé », « fiotte », « tarlouze » seraient les insultes les plus répandues dans les cours de récré ou sur les terrains de sport.

StressStress, affaiblissement de l’estime de soi, incertitude dans l’avenir, incapacité à réagir à une personne qui se montrerait agressive lors d’un coming-out, besoin de sécurité et d’écoute, envie de définir ses propres valeurs et de leur donner du sens au quotidien, relation harmonieuse et apaisée au corps, aspiration à être soi-même et à s’assumer sereinement… sur tous ces sujets, la sophrologie offre un potentiel d’amélioration phénoménale. Elle peut servir en prévention aussi bien qu’en situation de crise. Elle peut par exemple accompagner un processus de coming-out.

Des études menées aux Etats-Unis ou en Europe montrent aussi que les homosexuels ont nettement plus de risques liés à la santé (mentale et physique), au tabagisme ou à l’alcoolisme. Là aussi, la sophrologie n’a plus à prouver son intérêt pour prévenir l’apparition ou le développement de certaines maladies et pour accompagner les malades. La sophrologie peut aussi être d’une grande aide pour accompagner les personnes sujettes aux addictions.

L’œuf ou la poule ? L’homophobie ou le mal-être ?

Attention, je ne suis pas en train de dire ici que l’on pourra régler le problème de l’homophobie encore présente dans la société simplement en donnant aux personnes LGBT des solutions de développement personnel individuel.
En revanche, chacun pourra comprendre que dire à une personne en souffrance parce qu’elle vit des situations de discrimination ou de violence du fait de son orientation sexuelle ou de son identité de genre « Attends que les pouvoirs publics fassent baisser l’homophobie ou la transphobie en France ; tu verras quand ce sera réglé, tu te sentiras mieux », ce n’est pas une solution satisfaisante.

LesbLa lutte contre l’homophobie et la transphobie ont pour but de permettre aux publics LGBT de vivre dans une société propice à leur épanouissement. A l’inverse, l’épanouissement de ces personnes servira à faire baisser l’homophobie, car il devient plus difficile de se servir d’un bouc émissaire ou de discriminer quelqu’un qui a plus confiance en lui, qui sait lâcher-prise quand c’est nécessaire, qui assume ses valeurs en respectant celles d’autrui.
L’épanouissement individuel des personnes favorise la tolérance et le respect, tout comme le respect et la tolérance débouche sur l’épanouissement individuel. Ce sont deux logiques qui s’alimentent mutuellement.

Si vous êtes gay, lesbienne, bi, transgenre, ou tout simplement si vous vous posez des questions sur votre identité de genre, que vous souhaitez trouver des solutions ou avoir des outils pour favoriser votre épanouissement, que vous faites face à une situation compliquée émotionnellement, n’hésitez pas à me contacter pour que nous voyons ensemble comment des séances de sophrologie pourraient répondre à votre demande. Le premier entretien est gratuit et sans engagement.

Les chaines publiques diffusent en ce moment d'excellents reportages sur les approches complémentaires à la médecine, notamment l'hypnose et la méditation. Le reportage d'ARTE, que vous pouvez retrouver ici, a particulièrement retenu mon attention. 

(visible gratuitement jusqu'au 18 décembre 2018)

Dans le reportage, j'ai souvent eu l'impression qu'il suffisait juste de remplacer le terme de "méditation", par celui de "sophrologie" pour en faire un formidable documentaire de promotion de la sophro. A première vue, les bénéfices de la méditation sont les mêmes que ceux obtenus avec la sophrologie. Une séance de mindfulness, avec des gens assis les yeux fermés, ressemble bien à une séance de sophro, et les exercices proposés sont parfois les mêmes, notamment celui de la dégustation du raisin sec en pleine conscience, qui peut être proposé rigoureusement de la même manière dans le cadre d'une séance de sophrologie.

Sophro et méditation, une même origine 

Que les deux se ressemblent, c'est bien normal. Alfonso Caycedo en créant les protocoles de sophrologie, tout comme Jon Kabat-Zinn, que l'on voit dans le reportage, quand il a posé les bases de la mindfulness, s'est inspiré en grande partie de pratiques orientales qu'il a découvertes lors de ses voyages en Inde, au Tibet et au Japon dans les années 60. Il est logique que la méditation d'inspiration bouddhique et hindouiste se retrouve ainsi au cœur de la pratique sophrologique.

Jon Kabat-Zinn et Alfonso Caycedo s'emploieront alors à amener les bénéfices de la méditation, en lui enlevant le caractère religieux qu'elle revêt en Orient, pour créer respectivement la mindfulness et la sophrologie.

C'est pour cela que sophrologie et méditation paraissent si semblables. Certains sophrologues parlent même de "sophro-méditation". A mon sens, c'est surtout une démarche commerciale, pour s'appuyer sur la renommée de la méditation, plus présente dans les media que la sophrologie. Mais après tout, les nuances entre sophrologie et méditation sont si subtiles, que faire de la sophro en parlant de sophro-méditation, ce n'apparait pas non plus comme une tromperie.

Une autre preuve du lien entre méditation et sophrologie se trouve dans la terminologie. La mindfulness est souvent traduite en français comme la méditation de pleine conscience.  La sophrologie, elle, est définie par Caycedo comme étant "l'étude de la conscience humaine et des valeurs existentielles de l'être". Étymologiquement, SOS-PHREN-LOGOS signifie "la science de la conscience en harmonie". On voit donc que la conscience est au centre de la démarche dans un cas comme dans l'autre. Savoir ensuite comment l'on définit cette conscience est un autre problème.

Sophro ou méditation? Impossible à deviner...

La pratique méditative, seulement une partie d'une séance de sophrologie

Le moment de méditation n'est en fait qu'une partie d'une séance type de sophrologie. Plutôt que d'état méditatif, on parlera d'état sophro-liminal, que l'on définit généralement comme l'état entre veille et sommeil, mais là aussi, on pourra convenir qu'il s'agit peu ou prou de la même chose.

En revanche, une différence sensible réside dans le fait qu'une séance de sophrologie, même si elle est souvent articulée autour de cette technique au niveau sophro-liminal inclut d'autres séquences toutes aussi importantes. L'échange avant la technique, les éventuels exercices effectués les yeux ouverts, et surtout l'échange entre le sophronisant (le client/patient) et le sophrologue après la technique, centré sur la phénodescription, sont tous aussi fondamentaux que la pratique méditative. Par ailleurs, des apports théoriques sont aussi souvent apportés au client et ils permettent de donner du sens à ce qui est ressenti pendant la technique.

Tous ces apports et ces exercices qui complètent les techniques au niveau sophro-liminal, que le sophrologue prendra soin de choisir pour répondre au mieux à l'objectif de la séance, font partie intégrante de ce qu'est la sophrologie et sont indispensables à l'intégration des bénéfices des séances et à l'autonomie du client qui peut alors s'appuyer sur la sophrologie dans les situations qui se présentent à lui dans son quotidien. Pour cela, l'alliance créée entre le sophrologue et le sophronisant est essentielle et le lien doit être direct.
C'est la raison pour laquelle je suis assez sceptique sur les sophrologues qui proposent des séances à distance, ou des séances audio pré-enregistrées.
C'est aussi pour cela que, si des séances de méditation peuvent se faire en grands groupes (on peut imaginer des centaines de personnes méditant ensemble), il est préférable que les groupes de sophrologie soient plutôt restreints, pour que chacun puisse s'il le souhaite et s'il en a besoin, exprimer son vécu avec le sophrologue et le partager aux autres membres du groupe.

Les stimulations corporelles, clés des bienfaits de la sophro

Avec la méditation, "on ne cherche pas à provoquer quoi que ce soit, juste à se rendre présent, dans une position d'observateur bienveillant", comme le dit si bien Christophe André au début du reportage. Dans un accompagnement en sophrologie, cette phase est dite phase de découverte, à laquelle succède une phase de conquête. C'est lors de cette phase de conquête d'une nouvelle manière d'agir, de fonctionner, de réagir aux événements qui nous entourent, que la sophrologie va révéler tous ses bienfaits et tout son intérêt. 

C'est notamment avec les relaxations dynamiques, avec les différentes stimulations proposées, que cette conquête d'une nouvelle manière d'agir va s'opérer. Ces stimulations peuvent notamment prendre la forme de changement de posture, de mouvements corporels doux, de modification de la respiration. En changeant quelque chose, on change le vécu, et on change donc son être, tout en gardant la possibilité d'y refaire appel dans les moments de notre quotidien où nous en avons besoin. Ça tombe bien, quand on fait appel à un sophrologue, c'est souvent qu'on a l'envie que quelque chose change dans notre vie.

La sophrologie se conjugue aux trois temps

Alors que la mindfulness reste dirigée vers l'instant présent, la sophrologie, sans nier l'importance du présent, donne toute sa place à la tridimensionnalité. C'est ainsi qu'en sophro, certaines techniques permettent par exemple de visualiser une situation du passé, pour la percevoir avec un nouveau regard et prendre de la distance ou de revivre une situation agréable pour retrouver les sensations et les émotions agréables qu'elle nous a procurées. D'autres techniques ont pour objectif de se projeter dans l'avenir, par exemple dans une situation que l'on a tendance à appréhender, pour l'anticiper de manière sereine et enthousiaste. La sophrologie travaille donc directement sur les sensations, les émotions, les pensées au passé, au présent et au futur, pour nous aider à nous réconcilier avec certains aspects de notre passé et renforcer notre confiance en l'avenir.

Calme sérénité

Bonnet blanc et blanc bonnet alors, la méditation et la sophro?

Je dirais donc que la sophrologie englobe plus que de la pratique méditative, d'une part dans la manière dont est menée une séance et d'autre part dans l'objectif des techniques proposées. Si vous hésitez entre l'une ou l'autre, le meilleur conseil que je peux vous donner restera toujours de les essayer et de choisir celle qui vous correspond le mieux, de par le lien que saura créer avec vous le praticien, et de par les bienfaits que vous souhaitez en retirer pour vous-même par rapport à vos attentes personnelles.

Si vous êtes près de Nantes, je reste bien-sûr à votre disposition pour un premier entretien gratuit et sans engagement, pour comprendre votre problématique et envisagez ensemble la manière d'y apporter une solution. N'hésitez pas à me contacter.

J'ai écrit cet article lors de ma formation de sophrologue, sur un sujet pour lequel je pense que la sophrologie a énormément à apporter.Cela fait évidemment écho à ma propre histoire, sur laquelle j’ai avancé et je continue d’avancer. La question du surpoids, de la relation à l'alimentation, est une des thématiques sur lesquelles je souhaite accompagner mes clients. 

Je suis ce que je mange

Les gros sont gros parce qu’ils mangent trop ou parce qu’ils mangent mal. Pour leur permettre de retrouver la ligne, il leur suffit de manger moins et mieux. Il y a quelques dizaines d’années, cette idée aurait eu plutôt tendance à faire l’unanimité. A un problème simple, on apportait ainsi une solution simple (simpliste ?).  En poursuivant la logique, on en arrive à la conclusion que si quelqu’un est gros, c’est donc qu’il ne fait rien pour changer son alimentation.

En effet, chacune de nos cellules qui s’est créée est le produit, entre autres, de l’action de ce que nous ingérons sur notre organisme, de ce que nous buvons et ce que nous mangeons. En ce sens, nous sommes ce que nous mangeons ; notre corps se constitue des lipides, des glucides et des protéines que nous avalons, par la magie du mécanisme de la digestion. Faisons un régime pour ingurgiter autre chose, et notre corps changera.

Le cercle vertueux du principe d’action positive

Aujourd’hui, on sait heureusement que cette approche, sans qu’on puisse dire qu’elle soit erronée, est pour le moins incomplète. Si les régimes sont aussi efficaces sur le court terme et que leur taux de succès à long terme est aussi mauvais, c’est que d’autres choses rentrent en jeu.

Le principe d’action positive sur lequel repose la sophrologie apporte déjà un nouvel élément de réponse. En sophrologie, nous allons considérer que nous sommes composés de 3 structures : notre corps, nos émotions, et notre mental, à laquelle correspondent d’ailleurs 3 régions cérébrales distinctes que sont, respectivement, le cerveau végétatif, le cerveau limbique et le néocortex. Surtout, le principe d’action positive dit que toute action positive sur une de ces trois structures a des répercussions positives sur les 2 autres ; cela marche dans le sens des cercles vertueux, mais aussi bien-sûr, des cercles vicieux. Nos émotions et nos pensées négatives auraient donc des effets négatifs directs sur notre corps.

Cerveau entre les mainsDifférentes études neuroscientifiques viennent apporter une explication au principe d’action positive en démontrant la force du lien qui unit notre corps à notre esprit et en étayant l’importance des mécanismes psychosomatiques.[1] En particulier, le lien entre ventre et cerveau a été porté à la connaissance du grand public par le reportage Le ventre, notre deuxième cerveau qui révélait que notre ventre contiendrait environ 200 millions de neurones qui participeraient au bon fonctionnement du système digestif. Ce reportage mettait d’ailleurs en relief l’excellence nantaise en matière de recherche sur la neurogastroentérologie.[2] La sophrologie est même citée, avec d’autres pratiques comme la méditation ou le yoga, comme étant associée à un risque réduit de 50% d’obésité.[3]

La conscience du corps

Si c’est de manger d’une certaine manière qui nous rend gros, alors pourquoi mangeons-nous comme cela, quand, bien souvent, nous savons que c’est la cause du surpoids ? Les raisons de ces troubles alimentaires seraient donc à chercher du côté de nos émotions et de notre mental.

Premièrement, la sophrologie, en travaillant sur la conscience du corps, va aider la personne à s’assurer qu’elle n’a pas une image erronée d’elle-même. On entend souvent parler des anorexiques qui se voient toujours plus gros qu’ils ne le sont en réalité, mais la nécessité d’ajuster et d’affiner une conscience plus exacte de son corps peut aussi être nécessaire pour les personnes en surpoids.

La sophrologie va aussi aider à être plus à l’écoute des sensations corporelles, permettant ainsi aux sensations de faim, de satiété, de lourdeur ou de légèreté de devenir nos alliées. Grâce à une écoute du corps affinée, nous avons une meilleure connaissance et une meilleure conscience de nos besoins corporels. En les intégrant physiquement, émotionnellement, mentalement, par notre vécu des séances de sophrologie, nous pouvons ensuite agir en conséquence, pour répondre à nos besoins véritables.

La conscience de nos mécanismes émotionnels et mentaux

La sophrologie va également permettre un travail sur la gestion du stress et des émotions désagréables alors que frustrations, culpabilité sont souvent sources de tiraillements quand on traite des troubles alimentaires.

Gros BouddhaChez des personnes pour qui l’équilibre alimentaire et le poids est un problème, et en particulier après des échecs successifs de régimes, un discours intérieur négatif et souvent dévalorisant prend la place et vient plomber la confiance et l’estime de soi, que la sophrologie aide aussi à rétablir.

La sophrologie va également permettre de prendre conscience et de faire le tri dans les conditionnements (ce dessert dont on ne sait pas se passer dans un repas est-il un choix ou un automatisme ?) et les injonctions (le « finis ton assiette » qu’on a pu intégrer étant petit) qui dictent nos comportements alimentaires. En en prenant conscience, en s’y reliant différemment, nous sommes alors en mesure de faire des choix, de redevenir maîtres de nos actions.

Maintenant qu’il y a la sophrologie, adieu les régimes ?

Les troubles alimentaires sont intrinsèquement liés aux addictions, à cette différence près, que s’il n’est pas nécessaire de fumer ou de jouer de l’argent pour vivre, il est indispensable de s’alimenter, et nous sommes donc condamnés à trouver notre équilibre alimentaire. Les régimes ont aussi bien prouvé leur efficacité que leur inefficacité. La question de savoir si la sophrologie peut remplacer les régimes est donc une fausse question.

Comme sur d’autres thématiques qu’elle peut traiter, la sophrologie propose une approche différente, qui peut s’avérer complémentaire, avec des objectifs différents. Alors que les régimes vont avoir pour but de faire maigrir, la sophrologie permettra de mobiliser toutes les capacités de la personne pour mieux vivre sa situation et, si elle souhaite la changer, de le faire en conscience, optimisant ainsi les chances de réussite. A chacun de choisir l’approche qui lui correspond.

Si après plusieurs régimes qui se sont révélés inefficaces dans la durée, vous avez envie d’une autre méthode, la sophrologie peut aider à ce que vos structures corporelles, mentales et émotionnelles agissent de concert dans la direction de ce que vous souhaitez. Elle agit comme un incubateur de changement vers un mieux-être.

 

[1] Voir notamment : « La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait », dans Sciences et Avenir, août 2016

[2] Voir : http://www.chu-nantes.fr/diffusion-du-documentaire-le-ventre-notre-2e-cerveau-sur-arte-en-janvier-46718.kjsp

[3] Voir : « Méditer pour perdre du poids », dans Sciences et Avenir, décembre 2015